ON CC OO
l'âme chargée d’une grande douleur, songeant qu’il ont dû faire couler un sang ami. Tout sentiment étranger à cette douleur doit nous être interdit. Restons calmes, et continuons à rendre tous les services possibles avec un dévouement inaltérable.
L'Eglise n’est pas une coterie, mais une patrie où les projets particuliers doivent recevoir une sanction commune. Ja consultation devrait produire l'entente. Entendons-nous donc, surtout avant de paraître devant la législature, et n’engageons le catholicisme dans les agitations sociales que selon la mesure qui se concilie, dans l'intérêt même de son influence et de ses progrès, avec l’état général de la nation canadienne, composée d'éléments si divers. Nous sommes, nous catholiques, un germe de nationalité française et de religion, destiné à produire les plus beaux fruits : que cette semence féconde ne soit donc plus davantage exposée à tous les vents de la discorde !