A PROPOS DU ‘‘PATOIS CANADIEN
renoncer à se faire comprendre de la masse, ne rechercher en réalité que le suffrage d’une élite.
Pour l’obtenir que faut-il? Travailler, travailler sans relâche. Mettez les manchons de la charrue aux mains d'un novice ; il ne bronchera pas peut-être, et tout le monde reconnaîtra sa force, mais on verra par son ouvrage qu'il #e sait pas le tour. Il en est de même en littérature ; il faut se former par l’exercice, surtout dans un pays comme le nôtre où le milieu français n’est pas assez pur pour suppléer sensiblement à l'étude chez les talents faciles.
On connaît le mot de Paul-Louis Courier : ‘ En France nous sommes cinq ou six qui savons le grec ; le français, il y en a beaucoup moins.’ —Et au Canada? Contentons-nous.de .dire.que nous ne parlons pas le patois. |