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CE QUE LORD PALMERSTON A FAIT POUR LA POLOGNE

26 octobre.

Dans ma lettre d'hier, j'ai donné la mesure des sympathies que la révolution belge avait inspirées à lord Palmerston. Voyons ce que lui dut, à la même époque, la révolution polonaise.

Une chose trop peu connue ou trop oubliée, c'est que Louis-Philippe, dont on a tant accusé la politique craintive, fut à la veille de tendre hardiment la main aux Polonais insurgés, et que les ouvertures de l'Autriche, en faveur de ce peuple héroïque, trouvèrent au Palais-Royal un accueil ami.

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Il peut, à coup sûr, paraître surprenant que laPologfne, agitant ses chaînes, ait ému le cœur de rÂutriche, quand on songe à la part que Marie-Tliérèse avait prise dans le grand crime de la Pologne partagée. Toutefois, Tétonnement cesse lorsqu'on réfléchit que, depuis ce fameux acte de spoliation, la Russie s'était étendue au point d'éveiller l'inquiétude de l'Autriche, qu'elle menaçait d'envelopper de son mouvement. Les progrès non interrompus de la puissance russe en Turquie, sa marche le long de la mer Noire, avaient certes de quoi préoccuper la cour de Vienne. La constitution d'une Pologne indépendante aurait équivalu pour l'empire autrichien à l'érection d'un solide rempart qui, du sud-est au nord-ouest, aurait protégé ses frontières. L'avantage sembla si èonsidérabte aux diplomates de Vienne, qu'ils n'hésitèrent pas à faire savoir au gouvernement polonais, par Tintermédiaire du consul d'Autriche, que cette puissance était disposée à aider au rétablissement de la nationalité polonaise, dût un pareil appui entraîner le sacrifice de la Galicie. Tout ce que l'Autriche demandait en échange, c'est que la Pologne acceptât pour roi un prince autrichien. Inutile d'ajouter que, fidèle à ses traditions de politique prudente, la cour de Vienne n'entendait pas s'engager seule. Le concours de la France «t de l'Angleterre lui était nécessaire : elle subordonna son action à ce concours.

Eh bien, l'histoire doit à Louis-Philippé cette justice, qu'il se montra prêt â offrir, s'il h ftiHait, à la Pologtie l'épée de la France. Qui l'en empêcha? Le refus de lord Palmerston d'honorer l'Angleterre en soutenant une cause juste.

Il existe, relativement à ce fait, un docuttient fort curieux, que celui qui trace ces lignes a été le premier à mettre en lumière et que l'Angleterre elle-même ne connaissait pas lorsqu'il fut publié par lui. Citons textuellement et intégralement; la chose en vaut la peine :

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