MORT DE LEOPOLD, ROI DES BELGES
lion. Il avait deux patries adoptives : en veillant sur l'indépendance de l'une, il répondait aux sentiments et apaisait les inquiétudes de l'autre. C'est au point que sa popularité fut plus solidement assise en Angleterre qu'en Belgique même. Et, par exemple, quel gré ne lui sait-on pas ici de ses efforts pour créer une armée nationale et fortifier Anvers, alors que ces efforts n'étaient pas sans rencontrer çà et là de la résistance en Belgique, et une résistance fort animée? Les Anglais aimaient à savoir les clefs d'Anvers dans une main qui ne les laisserait pas tomber par terre; ils aimaient à savoir la Belgique sous la garde d'un homme qui préparait tout pour que, le jour où elle serait attaquée, il^ eussent le temps de venir à son secours. Sous un autre rapport, Léopold leur plaisait au poste où ils l'avaient placé. Ils n'ignoraient pas que la France avait toujours eu un parti en Belgique; qu'il y existait entre le parti catholique et le parti libéral des divisions dont la France pouvait être tôt ou tard appelée à faire son profit; que la langue française y était celle de la partie la plus influente et la plus éclairée de la nation; que les provinces wallonnes étaient françaises par le cœur; que l'industrie belge avait intérêt à voir un nouveau marché — et quel marché! — s'ouvrir à ses produits; et enfin, que, si Bruxelles craignait de déchoir en cessant d'être la capitale d'un royaume, il n'était pas impossible de lui offrir des dédomm'agements de nature à la tenter. En de pareilles circonstances, le danger, pour les Anglais, était dans l'envie -qui pourrait prendre à la Belgique de se réunir spontanément à la France. Pour écarter ce danger, que fallait-il? Il fallait que la Belgique fût, comme nation indépendante, si prospère, si tranquille, si libre, que le désir d'un changement n'approchât jamais de son coeur. Eh bien, de tous les monarques, Léopold était le plus capable de lui assurer la jouissance de ces trésors : bienêtre acquis par le travail, repos, liberté.
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Je ne suis pas de ceux qui admirent sans réserve le genre de mérite qui permet à un souverain de jouer convenablement, au sommet de la société, le rôle d'une statue dans sa niche. L'aptitude à être un vrai roi constitutionnel, c'est-à-dire à n'avoir ni ce besoin d'initiative, qui est le tourment des intelligences vigoureuses, ni ce besoin d'action qu'éprouvent les âmes fortes, une pareille aptitude suppose en général ou une profonde médiocrité, ou un profond dédain des hommes. Toutefois, lorsqu'une nation est assez mûre et assez sage pour ne se fier qu'à ellemême du soin de ses destinées, il est heureux, si elle tient absolument à avoir un roi, qu'elle en rencontre un disposé à être aussi peu roi que possible. A cet égard, Léopold se trouva convenir parfaitement aux Belges. Doué d'une sorte d'indififérence philosophique qui pouvait lui tenir lieu de médiocrité, il fit par calcul ce qu'un autre aurait fait par absence d'ambition ou impuissance. Après quelques années d'une politique dictée par le désir, trop peu réfléchi, de se concilier les prêtres dont ilavaitpeur, il retira prudemment son enjeu, se cantonna dans le domaine des affaires extérieures, se mit à obéir avec une impassibilité systématique aux ordres changeants de l'opinion, se laissa aller au mouvement des majorités, régna enfin et ne gouverna pas.
Or, — et ceci n'a peut-être pas été assez remarqué, — Léopold, en s'imposant l'abstention prescrite par la théorie constitutionnelle, servit les intérêts de la nationalité belge d'une manière beaucoup plus effiiîace, quoique moins directe, qu'il ne le fit en créant une armée, ou en s' appliquant à rendre Anvers imprenable. La raison en est simple, La belle Constitution de 1833 consacrant l'égalité civile et politique, la liberté des cultes, celle de la presse, le droit d'association et de réunion, la juridiction du jury, la séparation de la société civile d'avec la société religieuse; et aucune pression d'en haut ne venant trou-
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MORT DE LiOPOLD, ROI DES BELGES. 467
bler le jeu d'institutions qui ouvraient une carrière à tous les genres de progrès, pourquoi les Belges auraient-ils congé à échanger une condition aussi enviable contre une «condition pire? Ils s'attachèrent donc de plus en plus à leur indépendance, et ils l'aimèrent de tout l'amour qu'ils portaient à la liberté, sentant bien qu'en sacrifiant l'une, ils perdraient l'autre.
Là, sans contredit, a été le grand résultat du règne <ie Léopold. L'Angleterre ne s'y est pas trompée, et c'est ce qui explique la sensation causée dans ce pays par la mort du roi des Belges. L'oncle de la reine est regretté ici à coup sûr, mais moins que le gardien des clefs d'Aa- Ters, ce qui revient à dire que, dans ce regret, il entre l)eaucoup d'inquiétude.
Ce n'est pas que les journaux anglais expriment de i)ien vives alarmes, non : la plupart de ceux que j'ai lus semblent considérer une annexion brutale de la Belgique <îomme une chose impossible; ils se déclarent satisfaits de la lettre de condoléance écrite par l'empereur des Fran- -çais au successeur de Léopold; ils ne veulent pas y voir une simple affaire d'étiquette; ils s'étudient à signaler comme le seul danger à prévoir le progrès possible de l'influence française en Belgique, dans le cas où le nouveau roi ne la gouvernerait pas avec toute la sagesse re- <]uise. Ne vous fiez qu à demi à ce langage. Ceux qui le tiennent ne se pressent si fort de vanter d'avance la modération de la politique impériale, que parce qu'ils espèrent delà sorte l'encourager à la modération. Au fond, j'estime qu'ils sont moins rassurés qu'il ne leur convient d'en avoir l'air.
De fait, comment pourrait-il échapper aux esprits -qui pensent — et il y en a beaucoup de ceux-là en Angleterre — qu'il s'est introduit, depuis quelques années, dans les rapports des gouvernements entre eux çles changements d'un caractère redoutable? Il fut un temps où
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Véquilibre européen était compris dans ce sens, que les gratîdes puissances ne devaient permettre à aucune d'elles de s'agrandir aux dépens d'autrui. Ce temps n'est plus. La Russie a pu tout à son aise dévorer la Pologne à la barbe de l'Europe indignée, mais se croisant les bras; les Circassiens ont été écrasés, sans qu'on ait même daigné y prendre garde; pour mettre la main sur les duchés^ l'Autriche et la Prusse n'ont consulté que leur impatience de les prendre; et l'Angleterre, qui, par la restitution des îles Ioniennes, a acquis le droit de réclamer, de façon à être écoutée, le maintien de la balance des pouvoirs, l'Angleterre se renferme dans l'égoïste et puérile doctrine de la non-intervention, laissant ainsi passer la justice de la force! Puis, comme moyen de conserver Yéquilibre européeriy sans que cela gêne trop les forts, voici poindre le système des compensations. « Ah! vous avez pris ceci? Eh bien, il est juste que, pour rétablir l'équilibre, nous prenions cela. » Telle est la morale internationale qui menace de prévaloir. Si elle prévaut, malheur aux petits États !
Ce qui est sûr, c'est que cet aspect est celui sous lequel la situation se présente, en Angleterre, aux esprits vraiment politiques. Le système des compensations les inquiète... Préoccupations bien naturelles, surtout depuis la mort de ce Léopold, que les souverains choisissaient si volontiers pour arbitre, et dont les décisions avaient quelque chose qui ressemblait à une garantie contre les emportements de la force !
Ce qui allège le poids de ces préoccupations, c'est l'attitude de la nation belge portant le deuil de son roi sans découragement pusillanime, reprenant sa marche d'un pas résolu, et comptant avec une noble confiance sur le respect que doit inspirer un peuple libre.
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EFFET PRODUIT EN ANGLETERRE PAR LE MESSAGE DU PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS.
20 décembre.
Quelques jours se sont écoulés déjà depuis Tarrivée du message du président des États-Unis. J'ai donc eu tout le temps nécessaire pour bien étudier l'impression produite, et je ne crois pas me tromper en disant que ce message a excité ici un sentiment d'admiration plus vif que les Anglais n'auraient voulu le ressentir ou avoir à l'avouer.
Le culte que le président Johnson professe pour la constitution des États-Unis;
La conviction profonde et presque religieuse qu'il exprime touchant la sagesse de cette constitution, sa portée sublime, sa pérennité ;
Les motifs par lesquels il justifie l'adoption d'une politique de reconstruction contraire au maintien de la loi militaire dans les États ramenés sous l'étendard de l'Union ;
Ce qu'il y a d'habile et de fier à la fois dans sa manière de regarder la sécession comme ayant placé les i^tats dans une condition de léthargie, mais non de mort;
L'imposante énumération qu'il présente des ressources inépuisables de son pays ;
Les considérations élevées sur lesquelles il fonde la légitimité des réclamations du gouvernement fédéral à l'égard de l'Angleterre, et, sur ce point délicat, la fermeté calme, courtoise même, de son langage;
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Les réticences redoutables et le laconisme étudié qui marquent son affirmation de la doctrine Monroe;
Enfin, le magnifique tableau qu'il trace, en terminant, de la prospérité matérielle, de^ la puissance politique et de la grandeur morale dont les États-Unis sont redevables à Texcellence de leurs institutions :
Tout cela ne pouvait manquer d'émouvoir fortement, et a en effet fortement ému les Anglais.
Que cette émotion ait été tout à fait exempte d'amertume, je n'oserais l'affirmer. Les Anglais sont très fiers de leurs institutions; ils les jugent dignes d'être proposées à rimitation des autres peuples; ils ne sont pas loin de les croire destinées à faire le tour du globe. Vous devinez ce qu'ils ont dû éprouver, en lisant dans le message présidentiel des phrases comme celie-ct : € Maintenant que notre union a été purifiée par la douleur, fortifiée par la lutte et établie par la vertu du peuple, la grandeur de l'occasion nous invite à répéter une fois de plus avec solennité la promesse de nos pères : de nous considérer comme responsables devant l'humanité du succès de la forme républicaine du gouvernement. D'autres nations ont été épuisées par les guerres civiles pendant des années, avant d'avoir constitué leur unité; La conviction latente que notre forme de gouvernement est la meilleure qui soit au monde nous a permis de sortir de la guerre civile après quatre années, en affirmant l'autorité constitutionnelle du gouvernement général, sans avoir perdu nos libertés locales ou nos institutions d'État. :»
On conçoit qu'une affirmation aussi péremptoire de la supériorité des institutions américaines sonne mai aux oreilles d'un peuple qui voit le necplus vitra de la sagesse politique dans une combinaison graduelle de l'élément démocratique arec l'élément monarchique et l'élément aristocratique.
Cependant, il est bien forcé de reconnaître, ce peuple,
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que les États-Unis n'ont eu besoin ni de la monarchiç ni de l'aristocratie pour en venir à présenter le plus étonnant spectacle qui ait jamais été donné aux hommes. Après s'être développée par les arts de la paix avec une rapidité «t dans des proportions qui tiennent du prodige, la nation américaine ne s'est-elle pas trouvée être, du jour au lendemain et comme par enchantement, une nation militaire du premier ordre? Quelle formidable épreuve à traverser que celle d'une guerre civile, qui a ouvert l'abîme que vous savez, cet abîme où tant de trésors ont disparu «ngloutis, et qu'il a fallu tant de cadavres pour combler!
Or il arrive qu'au sortir de cette crise sans exemple, la grande république transatlantique, loin de paraître épuisée, se montre plus jeune, plus forte, plus vivace, plus assurée de son avenir que jamais !
Faire honneur à la constitution seule de tous les résultats qui se sont produits sous son empire, ce serait aller trop loin, je l'accorde.
Si, comme le président Johnson le constate avec orgueil, la population, aux États-Unis, se multiplie quinze fois dans l'espace d'un siècle, sans néanmoins pouvoir tenir pied à l'accroissement de la richesse, cela s'explique en partie par Tinfluence d'un climat propice, et par celle d'un sol fertile.
Si le travail, aux ]Ètats-Unis, reçoit une rémunération digne de son importance, c'est parce que la concurrence n'y est pas resserrée dans un cercle étroit, impossible à élargir.
Si les rivages des États-Unis sont encombrés d'émigrants accourus de tous les points du globe, c'est parce qu'il y a là- pour eux un vaste domaine à exploiter fructueusement, et que des millions de francs tenanciers peuvent s'y caser à peu de frais.
Mais la liberté dont on jouit, au delà de l'Atlanlique; mais l'habitude où chacun y es<t de porter la tête haute;
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mais le respect qu'on y a pour les franchises de la pensée; mais ce qui permet à tous les genres d'activité de s'y donner carrière; mais ce qui y rend l'image de la patrie aussi incessamment présente à l'esprit du dernier des artisans qu'à celui du chef de l'État; mais ce qui fait vivre littéralement chacun de la vie de tous; voilà ce qui relève d'une manière directe des institutions politiques. Et c'est grâce à cela que le gouvernement des États-Unis, quand d'affreux déchirements sont venus mettre sa vitalité à répreuve, « a maintenu son autorité au milieu de périls, d'afflictions et de crises qui auraient anéanti tout système moins fortement ancré dans le cœur du peuple ».
Il est très vrai que l'unité reconquise a maintenant besoin d'être consolidée; il est très vrai que la guerre civile a laissé derrière elle des contrées presque changées en déserts, une dette énorme et des ressentiments d'autant plus vifs peut-être qu'ils sont réduits au silence ; il est très vrai qu'il reste beaucoup de questions à résoudre, une armée à licencier avec prudence, les finances à rétablir, les rapports entre le gouvernement fédéral et les Étals à asseoir sur des bases durables, et une nouvelle classe d'hommes que repoussent des préjugés invétérés à élever au rang de citoyens^ Ce sont là, sans aucun doute, des embarras considérables; mais, quand le Times en prend texte pour s'abandonner à des prédictions peu rassurantes; quand il se plaît à signaler la diversité des conditions et des circonstances dont il faudra qu'en Amérique le principe d'unité triomphe; quand il insiste sur la multiplication des obstacles que cette diversité ne manquera pas d'opposer à l'Union, à mesure que ses conquêtes éloigneront les extrémités du centre, le Times oublie qu'il a perdu le droit de se poser en prophète de malheur.
Au plus fort de la guerre civile, alors que, déployant une énergie sauvage, une volonté de fer, et des ressources inattendues, les confédérés remportaient victoires sur
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victoires, que disait le Times et que disaient avec lui presque tous les hommes d'État de l'Angleterre, à commencer par M. Gladstone? A les entendre, il était impossible que les confédérés fussent vaincus, et, à supposer qu'ils fussent vaincus, il était impossible qu'on réussît à les soumettre. Quoi qu'il advînt, c'en était fait de l'Union. Quelle folie d'imaginer qu'elle pût renaître entre des ennemis à qui la lutte la plus farouche, la plus désespérée qui fût jamais, avait fait une âme implacable! La guerre du Sud contre le Nord, c'était le combat d'Étéocle et de Polynice sur une immense échelle. On ne se rapproche plus que pour s'entre-égorger, quand on en est une fois venu à vouloir mutuellement se manger le cœur. Après l'œuvre de la victoire, celle de l'extermination systématique. Et les hommes à exterminer se comptaient par millions.
Ainsi parlaient les grands politiques de l'Angleterre. Nous sommes aujourd'hui en mesure déjuger de la valeur de cette appéciation. L'impossible est en train de se réaliser sous nos yeux. Le dernier coup de canon tiré a donné le signal du rétablissement de l'ordre. Ceux-là même qui, en Angleterre, s'étaient prononcés avec le plus d'assurance dans le sens que je viens d'indiquer, sont conduits à avouer que, par le caractère décisif et l'influence moralisante de ses effets, le triomphe du Nord sur l'esclavage est une des merveilles de l'histoire. A la modération chevaleresque avec laquelle les fédéraux ont usé de leur victoire, il n'y a d'égal que la résignation avec laquelle les confédérés ont accepté leur défaite.
Grant et Lee ont appris, en se mesurant l'un contre l'autre, combien ils devaient être fiers d'être tous les deux enfants de la même patrie. Les fauteurs de la révolte ont mis une ardeur imprévue à profiter du pardon généreusement offert par le président Johnson au repentir. Chaque jour, nous voyons s'augmenter le nombre des
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États du Sud appelés à ratifier ramendement constitutionnel qui abolit Tesclavage. C'est ce qu'ont déjà fait les deux Carolines, TAlabama, la Géorgie. Le chiffre des ratifications sera bientôt de trente. Dans la Géorgie, les choses sont à ce point, que la seconde Chambre y a chargé le comité judiciaire d^élaborer un projet de loi tendant « à proléger les personnes et les biens des individus de descendance africaine, et à leur permettre de déposer en justice, lorsqu'ils seront directement intéressés dans les causes >.
C'est trop peu, j'en conviens : l'œuvre d'affranchissement ne sera complète que lorsqu'on aura donné aux affranchis, en les admettant au droit de suffrage, le moyen de se protéger eux-mêmes ; et l'hésitation manifestée à cet égard par le président Johnson dans son message peut paraître regrettable à quelques esprits affamés de justice. Y aurait-il donc un inconvénient bien grave à conférer les droits politiques à la race africaine émancipée, si l'on avait soin de n'accorder le droit de suffrage qu'à ceux qui savent lire et écrire? « Une pareille loi, •comme dit fort bien M. de Gasparin dans une lettre adressée par lui au président des États-Unis, une pareille loi exclurait un certain nombre de blancs, dont l'ignorance égale ou dépasse celle des noirs. :» Où serait le mal. « Ouvrez aux anciens esclaves, ajoute M. de Gasparin, l'asile de la loi commune; faites-en des citoyens, si vous ne voulez pas en faire des ilotes. » Mais, dans son message, le président Johnson ne dit pas le contraire. Il se borne à regarder comme eu dehors des attributions conférées au gouvernement fédéral par la constitution et les lois, le pouvoir d'élever les affranchis au rang d'électeurs ; et, s'il est d'avis que c'est là une question à décider par les États, ce n'est pas du moins sans exprimer l'espoir que « les affranchis, en montrant de la patience et du courage, devront bientôt participer au gouvernement général >,
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