‹ Dix ans de l'histoire d'Angleterre (volume 2)Chapitre 35 sur 131 · RICHARD GOBDEN ET JOHN BRI6HT · texte numérisé non relu

RICHARD GOBDEN ET JOHN BRI6HT

tion de ce grand citoyen, ni à l'éclat des services qu'il a rendus à son pays.

On a parlé de souscriptions. Il est certain qu'elles afflueraient. Mais ce mode de donation, quoique très conforme au génie et aux mœurs de l'Angleterre, n'aurait pas le caractère imposant que les circonstances réclament. C'est à la nation agissant comme telle, c'est-à-dire par ses représentants élus, à acquitter une dette que la nation a contractée. C'est au Parlement à assurer, par un vote solennel, le bien-être de la famille que laisse après lui un homme qui a tant enrichi l'Angleterre et le monde.

On autre genre d'hommage qui ne lui sera pas accordé semblait lui être dû. Pourquoi ne pas porter ses restes à Westminster abbey? Richard Cobden, il ne faut pas l'oublier, n'a pas seulement servi les intérêts matériels de l'humanité, rapproché les peuples par le commerce, fait prévaloir en Angleterre la doctrine du pain à bon marché, agrandi le domaine du libre échange : il a aussi — quoique à un point de vue trop exclusivement commercial, peut-être, — combattu, et combattu sans relâche, vaillamment, avec toutes les ressources d'un esprit lumineux, avec toute la chaleur d'une belle âme, ces deux affreux fléaux de Tunivers moral : l'esclavage et la guerre. Une ombre de cette taille avait bien droit, je pense, de se présenter à l'abbaye de Westminster. S'ils pouvaient se lever, les morts illustres qui dorment là seraient tous allés avec respect à sa rencontre.

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«18 DIX ANS DE L'HISTOIRE D'AN&LËTEaHE.

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