‹ Dix ans de l'histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 12 sur 117 · INCENDIE DU THÉÂTRE DE SURRET · texte numérisé non relu

INCENDIE DU THÉÂTRE DE SURRET

ont remédié en partie à Tabus qui résultait de la permission accordée à des recteurs non-résidents de jouir des avantages d'un bénéfice, en payant de pauvres curés pour remplir à leur place tous les devoirs attachés à leur titre.

Quelque chose a donc été fait dans la voie des améliorations ; mais, sur ce qu'on se propose encore de faire, le discours de l'archevêque d'York à Sheffield est loin de nous apprendre tout ce que nous désirerions connaître.

Au fond, que les biens de l'Eglise soient un peu mieux ou un peu moins mal administrés, là n'est pas le point essentiel. Ce qui importe, c'est que l'appel fait par le clergé aux fidèles soit adressé à leur cœur, à leur raison, et non pas exclusivement à leur bourse. Dans l'affaire des Essays and ReviewSf dans celle du docteur Colenso, l'Église établie a montré une intolérance qui est la négation même du protestantisme, et qui lui enlève sa raison d'être. Voilà sur quoi nous aurions aimé entendre l'archevêque d'York discourir, s'il était homme à le faire dans le sens de la liberté. Car, si l'Église anglicane n'a pas soin de se distinguer d'une manière bien tranchée de cette Église, je ne dirai pas catholique, mais ultramontaine, dont l'Encyclique vient de résumer si malencontreusement les doctrines, ce n'est vraiment pas la peine de construire de nouvelles églises en Angleterre.

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