‹ Dix dissertations sur quelques points curieux de l'histoire de ..., Volume 2Chapitre 10 sur 55 · N\PLES · texte numérisé non relu

N\PLES

BIBUOTHÉQUE ROYALE BOURBONIEIIIIE.

(PALAZZO DB* 8TCD11.)

Cette bibliothèque, dont la formation ne remonte pas à plus d'un siècle, comprend tons les manuscrits de la bibliothèque Farnèse transportée à Naples par Charles III, et une partie de ceux des Jésuites, des Olivetains, de Saint-Jean deCarbonara et descouvens supprimés lors de la révolution de 1799. Ces derniers seulement avaient été catalogués par Montfaucon (t. I, p. 230 âi 239). Aujourd'hui, les MSS. de la Bibliothèqne royale fondée par Charles III s'élèvent à plus de 3000 , parmi lesquels il y en a beaucoup d'importans par leur antiquité. M. G. Jannelli a pu- Mié le catalogue des MSS. latins (1827, in-4) et S. Cyrillo celui des MSS. grecs (1826-30, 2 vol. in-4). Le catalogue des MSS. italiens, qui n'a pas encore paru, ne présente qu*un très-petit nombre d'articles relatifs à l'histoire de France.

ln-4«. 1T7 f. Tél.. écrit, du 13* siècle.

Intitulé dans le Catalogue :

FOBSIB FKOTBNZAU.

Ce MS. , le seol français que renferme la Biblio- Ihèque royale de Naples, provient de la bibliothèque Farnèse. Malgré le titre que lui donne le Catalogue de l'abbé Jannelli, fameux par ses méprises en tout genre, ce MS. provençal n'est autre que Tancienne traduction rimée,du 1 3* siècle environ, de VHUloire Iroyenne de Darès de Phrygie. Ce roman de Troie commence , de même que tous les manuscrits, qui sont très-communs en Italie comme en France, par ce vers :

SalomoBS nos ensaigoe et dit ..

Mais il finit par un paragraphe que je ne me souviens pas d'avoir lu ailleurs, et dont le dernier vers doit renfermer en anagramme le nom de l'auteur :

Cil bien advance qui moult ploie.

Ce vers ne m'a pourtant pas donné le nom de Be- Doist de Sainte-More, qui passe pour être Fauteur de cette traduction. On n'y découvre pas davantage le nom de Jean de Meung, qui avait aussi versifié ce célèbre roman, et. dont l'ouvrage n'existe plus. M. Jannelli ne m'a pas permis de copier un seul passage du MS., sans doute pour se réserver le plaisir et la gloire de découvrir l'auteur de ces poésies provenr cales y qu'il a eu la modestie de ne pas citer dans son Jfermeneuticum opus, à l'appui de son système sur les hiéroglyphes égyptiens.

MISCftLLANBR EIQUAEDANTI LA STOEIA Dl VKANCIA. ifl-f'*.

DIFFBRBNZBTRA'LPAPAB ILRBDlPRAIfClA (1688). in-4*.

In-4^. pap., écrit, du 17* siècle.

RBLAZIONB DELLA CORTB Dl VRANCIA DBL PRBTB DON CB- LBSTIMO GUICCIARDINI, FATTA NBLL* AHNO 1678 ALL* SIGNOR DCCA DBLL* TOREB.

Cette relation commence par une description de Paris d'autant plus curieuse qu'elle nous montre cette ville telle qu'elle était en 1678. Suit une Relation d'Angleterre, après laquelle on a recueilli quelques lettres du même, contenant le récit de ses voyages en France. Dans celles adressées au père Alex. Castelli, en octobre et novembre 1677, on trouve des détails relatifs k la ville de Lyon, où résidait l'auteur.

Petit in-4**. écrit, du 17* siècle.

RBLAZIONB AL SBRBN^' DOGE Dl VBNBTIA DBL SIGNOR MOROSIlfl PBRICOLA , NBL SUO RITORNO DBLL* AMBA- SCIERA Dl FRAlfClA.

Cette relation (sans doute inédite et non citée dans la BibL hist. de la Fr.) est extrêmement curieuse. L'auteur passe en revue les principaux personnages

— Ô6 — de la cour de France, et apprécie la situation politique de ce royaame avec une finesse digne de l'époque de la Fronde. Il fait un admirable portrait du caractère français, en homme qui l'a bien étudié. 11 l>eint ensuite d'après nature le jeune roi Louis XIV; la reine-mère, le duc d'Anjou, Al"« de Montpensier, le prince de Gondé, etc., et il finit par compirer ensemble les deux ministres Richelieu etMazarin. Ce morceau d'histoire secrète et anecdotique, écrit avec autant d'esprit que conçu avec profondeur, mériterait d'être ajouté à nos Mémoires du cardinal de Retz.

RBLAZIONI UISTORICUB DBLLB CUSB DI VBAKCIA. ill-r'*.

In-4^. pap., écrit, du 16* siècle.

COMMBNTARII DRLL* ATTIONl DBL RBGNO DI FRANCIA ,

concernenti la religione et altri accidentit commenciando delV anno 1558 sinaal 1559« icrittidalveicovo di Terracina (Francesco Beltramino'',

» La trieguc conclusa ira Carlo quinto imperatore ctHenrico redi Francia alli cinque di febraro 1556, per la quale essi nècontinuarano il posscsso di quelle, che nelle guerre havevano occupato , pergeva spe* randa di quiète a i miseri stati lori et a quei d'altri, ch' in si lungo tempo et in si ûeri modi erano travagliati da horribili accident!.. . »

Les manuscrits de ces Commentaires sont trèsrépandus en Italie, ce qui prouve Tcstime qu'on

leur accordait du yivant de Taiiteur. Ces manuscrits sont plus ou moins complets ; mais ils commencent tous à l'année 1556; quelques-uns s'étendent jusqu'en 1573, lels que ceux cités dans la Bibl. hiii, de la Fr.y sous les n** 18203 et 30133, et conservés pjirmi les MSS. de St-Germain-des-Prés. Voyez aussi ceux de Florence, de Milan, de Venise, etc.

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