DXVII
In-4". 179 f. vél. , écrit, du 14* siècle.
Intitulé dant le Gatalogae :
TIBUX ROMAN VBANÇ0I8.
On trouve d'abord le roman de Garin de Monglave , en vers alexandrins, qui commence ainsi :
Oyez, signor, por Deu le Yoir omnipotent.
Que dame-Deux vous^ doint honor et joie grant : Oit a^eis chanteir de Bernart de Brubant , Et d'Ernaut de Biaulande, d*Aymery sou enfant. Et de Girart de Viaine à Torgueillos semblant.,..
Ce roman finit ainsi, au feuillet 129 :
« ExpHcit H roman de Garin de Monglave : priez pour celuy qui l'escrit : H roman fu faiz Tan de grâce Nostre Seignour mil trois cent et vingt et quatre, le samedi après le sacrement. »
Vient ensuite un fragment du roman de Merlin en prose, commençant au milieu d'un chapitre :
« Ensi la damoisel s'en revint à la maison moult bien crians et aussi bien humiliée. .. »»
Il finit ainsi :
« Cy finist le livres Mellin que Biaises les Maistres escrit.
Qui le seu de Mellin en son cuer retenroit.
Des belles damoiselles sa volonté feroit. »
La Bibl. du Roi a acquis, à la venle des livres du duc de La Vallière, un MS. du roman de Garin de Monglave, moins ancien que celui-ci. Voy. le Catal. de La FalL, t. ii, p. 208.
On peut juger, d'après ce court extrait de mes No* tices, combien les manuscrits de la reine Christine sont intéressans pour notre histoire et noire littérature. On y trouverait une quantité de documens nouveaux sur les conciles, les saints, les évéques et les abbayes de France. Il y a plusieurs cartulaircs précieux qui manquent à notre collection, en^re autres celui de Saint-Magloire de Paris , que je recom« mande particulièrement au savant éditeur des Cartulaircs d'Haganon et de Saint -Père de Chartres, M. Benjamin Guérard. Il y a aussi des recueils de pièces originales , qui fourniraient sans doute quelques chartes de commune et de corporation au vaste répertoire municipal que prépare, avec un infatigable courage, notre grand historien M. Augustin Thierry. La plupart des chroniques publiées par Pithou , Ducbesne et dom Bouquet , sont là en original, et les manuscrits qui les renferment n'ont pas été tous collationnés avec les imprimés^ notamment un fragment de Grégoire de Tours écrit en lettres unciales et les^différens textes de ses Annales, conservés sous les n^ 556, 1056, 689, etc. £n6n, pour faire un catalogue raisonné de cette bibliothèque, on aurait besoin de séjourner deux ans à Rome. Il est à souhaiter que ce travail
s'exécute bientôt, non seulement sur les MSS. de la reine Christine, mais encore sur tous ceux de la Vaticane qui concernent l'histoire de France.
Les autres bibliothèques de Rome possèdent des manuscrits également utiles pour notre histoire, mais elles sont inabordables aux étrangers , à cause des défiances inouïes qui s'opposent à la communication des catalogues et qui s'appuient sur de vieux réglemens, voire même sur des défenses excommunicatoires. Il faut dire aussi que les manuscrits y sont dans un tel désordre, qu'il n'est pas possible de les obtenir en les désignant. Ainsi, je n'ai pas eu la faculté, à la Minerva, de copier la pièce suivante, qui est citée comme inédite par le rédacteur du Catalogue, et qui se trouve parmi d'autres pièces du même genre, déjà publiées en Italie^ mais fautivement.
A. II. n*' 15.
In-4°. vél.. écrit, du 12* siècle.
INTBRROGATIONBS QVM POSSUNT FIBRl AB IIS QUI SDNT DB SBCTA ALBIGENSIUM , BTC.