‹ Dix égloguesChapitre 5 sur 28 · PETRUS · texte numérisé non relu

PETRUS

Beau nom ! qui la prédestinait A coiffer sa patronne, avec son vieux bonnet.

En devisant ainsi , de cela , d'autre chose . On se rend chez Maurice, on y fait une pause.

Afin de renouer avec le vin du cru ,

Limpide, pétillant, pour tout dire, un peu dru.

La femme de Maurice était une figure Nouvelle pour mes yeux : elle avait une allure Décidée, un bel air, de grands yeux bleus charmants, Qui jetaient des rayons comme des diamants; Ses lèvres éclataient, roses, avec un rire Orné de blanches dénis, que je ne puis décrire.

On aime a voir fleurir, loin des souffles du mal , Ce rire maternel , qui reste virginal.

Maurice m'annonça, comme un ami d'enfance, Et ce titre lui plut , aussi sa bienveillance', Qui me semblait acquise , eut plus d'expansion , Comme quand le soleil darde un plus chaud rayon. Je voyais dans son jour, la mère de famille. Comme la poule mère, ayant l'œil qui scintille , Et son aile étendue au dessus des poussins. La toile emprisonnait ses deux robustes seins;

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