‹ Dix-huit ans chez les sauvages [microforme]Chapitre 3 sur 100 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

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fûmes les premiers à prendre possession d’une partie du continent américain, sous la vaillante conduite des Jacques Cartier et des Champlain. Nos colonies s’étendirent bientôt d'un côté depuis le golfe de Saint-Laurent jusqu’au lac Supérieur, de l'autre du. lac Supérieur jusqu’au golfe du Mexique.

Si les temps d'orage et de persécution furent toujours pour les chrétientés naissantes des temps d’abondantes hénédictions célestes , ces colonies ont bien été une preuve de cette vérité. Longtemps cette terre fut un théâtre sanglant, dont les ac-

teurs auraient pu montrer sur leur chair les stigmates de Jésus-Christ. Ses premiers apôtres rappellent les plus beaux jours de l'Église primitive.

Malheureusement un roi faible monta sur le trône, Louis XV, et, grâce à l’incurie de son gouvern nent, ces colonies, qui depuis deux cents ans portaient le nom de Nouvelle-France, nous échappèrent, au désespoir du Canada et à la honte de sa métropole. |

Cependant, malgré la courte durée de sa do- ; mination en Amérique, la France a laissé de pro- Fe |

| fondes traces de son passage, et c'est à elle, en il grande partie, qu'elle doit les rapides progrès de | la civilisation. Son drapeau a disparu, mais son prestige est resté. Les groupes de ses enfants,

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