‹ Dix-huit ans chez les sauvages [microforme]Chapitre 4 sur 100 · PEER · texte numérisé non relu

PEER

PRÉFACE

laissés çà et là sur ses anciennes possessions, tels que les Canadiens et les Arcadiens, ont sans doute aidé à lui conserver ce prestige, mais ses missionnaires y ont contribué pour la plus grande part. Les Jésuites, les Sulpiciens, les prêtres chassés par Ja tourmente révolutionnaire, en se réfugiant dans le Nouveau-Monde pour chercher un abri, trouvèrent un nouvel aliment à leur zèle, et concou- .rurent au développement du christianisme en Amérique en y maintenant l'influence française, Du nord au midi, de l'est à l'ouest, le voyageur retrouve partout dans l'Amérique du Nord la trace de notre civilisation, :

Chose remarquable, nos missionnaires ont porté l'influence de la France, en quelque sorte, plus loin que ses conquêtes ; ceci n’est point un paradoxe, le zèle du missionnaire est toujours plus ardent et plus aventureux que celui qui s'inspire des intérêts purement temporels.

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À peine étions-nous maîtres des bords du Saint- Laurent, des lacs: Ontario, Érié, Michigan et du Mississipi, que déjà la foi chrétienne avait pénétré jusque chez les peuples les plus reculés dans l’intérieur des terres. Cet élan civilisateur est allé

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