DE ET
Les sauvages habitent ou dans un grand camp, Ou famille par famille, selon la localité.
Dans les vastes prairies où se fait la chasse des buffles, sur les bords de la mer Glaciale où se fait la chasse des cariboux, ils se réunissent par grosses bandes et font leurs expéditions en commun.
Dans ce cas, les loges présentent l’aspect d’un petit village et se comptent quelquefois par cent et cent cinquante.
Ceux qui voyagent isolément vivent au contraire famille par famille, dans les forêts, au long des rivières ; il est rare qu’il y ait plus de deux loges ensemble, Ils se dispersent ainsi var la raison que les animaux solitaires, qui habitent les bois, sont comparativement peu nombreux et que les sauvages se nuiraient les uns aux autres en se réunissant.
Dans le cours de l’hiver, les sauvages, de qui l’on peut dire que toute la terre est à eux, puisqu'ils ne connaissent ni bornes ni limites, parcourent successivement de cent cinquante à deux cents lieues. — Ainsi ils dressent leurs tentes au milieu d’un bois, chassent autour pendant quelques jours, puis élargissent leur circuit ct ainsi de suite jusqu’à ce qu'ils aient détruit tout le gibier des-environs. Alors ils démolissent la loge ets’en vont recommencer plus loin.
[ht :
rt Hi th
Rennes er Rene a RAT DAMES EST RE LT UTE Er
A ee ts me ae
dort Là
que, puis
Hc tenu quel la fai
Vo; venus
Un d’un ces p:
Le est st sont] trudi
camp,
sse des 1 se fait gr'osses
d’un peitetcent
ontraire ong des x loges ison que pis, sont sauvages ssant.
qui l'on qu’ils ne L succeseues. — un bois, is élare qu'ils rs ils délus loin.
Voyez au milieu des vastes prairies, dans le creux des rochers, ou sous îes grands arbres des forêts, les tentes des sauvages que le christianisme n’a point encore éclairés : voyez l'intérieur de ces familles infortunées, et la tristesse descendra dans votre âme.
Là réside l’égoïsme le plus révoltant et les nlus abominables dépravations des sens.
Là, si l'abondance existe, c’est l’orgie hideuse des invocations infernales. — C’est la brute qui mange, dort, digère,
Là, si la faim se fait sentir et si la nourriture manque, c’est le découragement, bientôt c’est la rage, puis le blasphème. — C’est la brute qui rugit.
Horrible rugissement du sauvage, qui, n’étant retenu par aucu» frein intérieur, se jaisse alors aller quelquefois à son instinct de cannibale pour assouvir là faim qui le dévore.
VUHI
Voyez l’intérieur ds la tente des sauvages devenus chrétiens et vous serez consolé.
Un christ, une statuette de la Vierge, une image d'un saint vénéré, sont les protecteurs visibles de ces pauvres familles des bois.
Le soir, se fait la prière en commun, qui toujours est suivie d’un cantique; souvent le père, ou, s’ils sont plusieurs familles ensemble, le vieillard le plus érudit, fait un discours aux jeunes gens.