CHAPITRE V
Comment voyagent les sauvages. — Les chiens. — Les traînes.— Les raquettes. — Comment se logent les sauvages. — Intérieur des tentes chez les sauvages infdèles, — Chez les sauvages chrétiens.
Les sauvages voyagent par bande, jamais isolément. Les voyages d'été se font en canots, plus communément appelés pirogues ; ils sont fabriqués dans cerlaines contrées, chez les Esquimaux par exemple, avec des écorces d’arbres, mais le plus souvent au moyen d'énormes pieds d’arbres qu'ils ont creusés.
Les sauvages ont une habileté extraordinaire dans l’art de diriger leurs frêles embarcations. Dans les lacs, quand le vent le permet, ils naviguent quelquefois à la voile, mais dans les rivières ilsse servent habituellement delarame, qu’ilsmanicntavecuneadresse à rendre jaloux les plus habiles canotiers de Paris.
Il est on ne peut plus curieux de voir glissant au milieu d’une rivière, cette foule de petits canots, monté par un ou deux rameurs ; quand le courant les entraîne, que les coups précipités de l’aviron défient le courant, on dirait des ombres fantastiques qui passent. Tout à coup les bras des rameurs s'arrêtent, les embarcations se rapprochent de la rive. et s'arrêtent... on est en face d’une chute. Aussitôt, les sauvages débarquent, et l’on voit — ces canotiers des déserts, — chargés de leur frêle esquif, s’en allant reprendre plus loin leur course interrompue.
Le:
et les leur s la Prec trées :
ter de
Les en Co boucl ellesf
La assez 4 mèt relevé l'on a chargr altelés
jours
Com neige, cours
La —1 arrond lermin long et
Elle place ]
ines.— térieur uvages
ment.
munéns Ceremple, rent au reusés. e dans ans les elquethabiadresse » Paris.
sant au canots, ourant ’aviron stiques rs s’arà rive...
ssitôt, notiers f, s'en 0 mpue.
Les voyages d'hiver sont plus pittoresques encore; et les chiens que les sauvages attellent aux traînes leur sont alors d’un précieux secours. On dirait que
la Providence a créé ces chiens exprès pour ces con-
trées ; ils sont vigoureux, dociles et peuvent supporter de longs jeünes.
Les traînes sont chargées des bagages consistant en couvertures, tentes, haches et des provisions de bouche consistant en viandes, poissons ; — au besoin elles portent les malades,
La traine est faite au moyen de deux planches, assez minces, de 40 centimètres de large chacune sur 4 mètres de long; le devant et le derrière sont peu relevés, les côtés sont bordés d’une bande de fer où l'on attache les courroies, destinées à assujettir le chargement ; quatre chiens, quelquefois huit, y sont alte/és ; un sauvage, muni d’un bâton, marche toujours devant l’attelage, la bandesuit à petite distance.
JIT
Comme en hiver le sol est toujours couvert de neige, les sauvages ne pourraient marcher sans le secours des raquettes.
La raquette est ce forme presque ovale, elle est arrondie sur le devant et l'extrémité de derrière, terminée en pointe, a 75 centimètres environ de long et 40 environ de large.
Elle est traversée de petits bâtons sur lesquels on place les pieds, qu'on assujettit fortement avec des
Al.
LA
À * | ‘ * À rl
LTÉE
RS
14 4 ! L 14 mi F une
| Jess en à à i “1 4{ 4% USE DAS | RTE CURE: Bu t “ ? JE ut
4 *} CRRT if HS MIN AG A «(ed | [) HAN ce de CES d [ER SAPIN ET He soigne “LAMULLE } | 4 1 11 1 Na te + | Be Re tre ÿ AT Ave ENT LRRVADOUN 79 6 ll 2 A Lot ft VER CTr “ À No: as wii .
L L 0 14 1 ME Pr dt TER 1! ah 1 NRA | * ? + 2 M PE A w 42 ms :
1 CIRE ALA | |} | VAS ÿ L fl Rs 4 +! Lu € ‘ol q 1 "A ! 4 4 0 $ [ni 4] .N ‘ | EC HRNE ! “it | # ‘# aie R ef NP y . # f LU 1 L nu (] 4” Un “. { k| PHEUTEN “ 7 DPCE 7 à nu au :
di AU FOOT A { er DU È … * ARIANE PAR AG ART à PN des 1 ut . * ANSE LOUE LATTS et 4 !
HN . ? Pate LEP » 4 4 2 '.
+ 3 ; 1h F0878 ! +} +" 1h dun “ | “he ï ds VEN qi Po Xiti 4 A Pa LU te MT 10 | + j9 k 1. PE SANT Pa (#4 2 1:
lanières de cuirs. Le contour de la raquette, qui sert d’enchâssement aux pieds, est d’un bois très-léger, qu'on a eu soin de faire durcir au feu.
On éprouve au début quelque difficulté pour marcher facilement sur les raquettes, elles fatiguent même beaucoup à cause de la nécessité où l’on est de tenir les jambes écartées, mais, une fois qu’on ena pris la coutume, on marche avec cette chaussure, aussi facilement sur la neige que sur la terre ferme.
Pour enchâsser les pieds dans la raquette, il est indispensable d’avoir les souliers des sauvages qui sont fabriqués en peaux tannées et ressemblent assez à nos chaussons.
Dans le cours de ces voyages, les pauvres Indiens sont exposés à mille périls, dont le froid est le moindre. Quelquefois les provisions sont épuisées, sans qu'ils aient pu faire chasse, et alors c’est la famine; d’autres fois ce sont les chiens qui, malgré leur force et leur courage, meurent ou doivent être sacrifiés pour substanter leurs maîtres. Il arrive aussi que li tribu voyageuse rencontre une tribu ennemie, el alors c’est un combat à outrance qui a toujours pour résultat la mort de la plupart des voyageurs.
Rarement les malheureux hôtes des forêts retournent {ous au lieu d’où ils sont partis.
Les sauvages partent habituellement au commen: cement du mois d'octobre pour la chasse ou la pêche
, qui sert ès-léger,
lité pour fatiguent 1 l’on est qu’on ena haussure, re ferme.
te, il est vages qui lent assez
es Indiens st le moinisées, Sans Ja famine, s leur force e sacrifiés ussi que hà nnemie, €l jours pour urs.
êts retout-
1 commen ou la pêche
d'hiver, et au mois d’avril ou de mai pour la chasse ou la pêche d'été; ils partent toujours par bandes assez nombreuses, et ne se séparent qu’au point où doit commencer la chasse ou la pêche. Chacun dresse sa tents au lieu qui lui paraît propice, chacun s’arrête à son gré, tantôt à un endroit, tantôt à un autre, le tout est déterminé par le plusou moins d’abondance de poissons ou d’animaux à fourrures. Dès lors on aurait tort de supposer qu'ils habitent des maisons comme les nôtres.
Une tente, faite de dix à douze peaux de buffles, leur offre un abri suffisant ; elle se plie et se transporte avec la plus grande facilité ; elle présente, lorsqu'elle est dressée, une forme conique d’environ 5 mètres de haut. Des perches, fixées à sa base par des chevilles, la soutiennent; une ouverture, à jaquelle deux oreilles mobiles servent d’abat-vent, est ménagée à son sommet et donne une issue à la fumée du foyer.
La circonférence de ces tentes est variable. Les plus petites ont 10 mètres de tour, et les plus grandes 30 mètres.
Le père, la mère, les enfants et quelquefois plusieurs familles y trouvent un abri commun.
Le foyer occupe toujours le milieu. Une tente de 30 mètres de circonférence abrite habituellement vingt-cinq personnes.
Quoique ces loges soient toujours dressées sur là terre ou quelquefois même sur le granit, les femmes soigneuses trouvent moyen de leur donner un certain air de propreté en élendant, tout autour, des rameaux de sapins les plus fins qu’elles puissent
pe DT NUE = x FT. pe à tr 7%
trouver ; elles placent ces rameaux de telle manière que les tiges sont toutes couvertes par les extrémités et offrent ainsi une couche passable,