‹ Dix-huit ans chez les sauvages [microforme]Chapitre 74 sur 100 · SONS · texte numérisé non relu

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tant, la forêt fut tout illuminée; une foule de sauvages, portant des torches allumées, accouraient de toutes les directions, venant lui rendre hommage.

L'Enfant de Bénédiction alors monta sur le haut d’un rocher et dit aux sauvages qui l’entouraient:

— Je ne vivrai plus longtemps; puis, se tournant vers sa bienfaitrice :

— Désormais, lui dit-il, les Montagnais s’adresseront à moi dans leurs besoins, c’est toi que je charge de leur faire connaître ma volonté: quiconque s’adressera à moi, j'exaucerai sa prière, el je lui enverrai les caribous, afin qu'il vive dans l’abondance.

A peine avait-il fini de parler qu’on entendit un grand bruit dans la forêt,

— Allons, dit-il alors, le moment est arrivé, un peuple immense m'attend au détour du grand Lac, il vient me chercher pour me conduire dans des lieux inconnus. Partons.

La jeune fille, tout éplorée, suivit son petit compagnon; arrivés au délour du grand Lac, elle aperçut une multitude d’ours noirs, blancs et jaunes, qui s’empressèrent de venir rendre hommage à l'Enfant de Bénédiction. Alors, jetant un dernier regard sur sa bien-airnée gardienne, comme pour lui dire adieu, l'enfant s’avança bravement au milieu des ourset ne reparut plus.

Dans la plupart des tribus on a grande foi dans cette légendè, les vieillards assurent que, dans leur

jeune temps, ils n’allaient jamais à la chasse sans invoquer l'Enfant de Bénédiction, qu'ils regardaient comme le FILS DE DIEU.

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