‹ Dix inscriptions chinoises de l'Asie centrale d'après les estampages de M. Ch.-E. BoninChapitre 5 sur 12 · TROISIÈME STROPHE · texte numérisé non relu

TROISIÈME STROPHE

Très hautes étaient les montagnes escarpées; — très vastes étaient les plaines unies;

Les nuages de la frontière s'accumulaient de manière à troubler la vue; — le vent des barbares faisait l'obscurité en plein jour.

o o o o ; — sur les arbres élevés on fit gémir les singes ^.

On grava les exploits, on loua les vertus; — o o o o

Erigé sous la grande dynastie T(wg, la quatorzième année tcheng-koan {64o), le rang de l'année étant keng-tse, o o le sixième mois, dont le premier jour était îe jour ting-mao, le vingt-cinquième jour qui était le jour sin-mao (20 juillet 6/io).

Se-ma o o , originaire du Ho-nei, dirigeant et réglant les trois armées à Koa tcheoa 000

Sur la tranche de gauche de la stèle , on lit les deux lignes suivantes :

L'administrateur d'armée dans le district de Kiao-ho, générai des gardes vaillants de droite, grand soutien de l'Etat, 000000 Sa-kou Ou-jen commandait aux cent cinquante mille hommes de l'armée de droite.

' Cf. Se-ma Ts'ien, chap. lvi, p. 3 v° : ^ Cf.- Kieou T'ang chou, chap. i.m,

c Tch'en P'ing en tout émit six fois des p. 5 r» : $ flj M'i ^ ^ Bf H W ?Il

plans admirables ^T^^ffi^ff.ekà M'Jl^^i^M • quand ils frappaient

chaque fois on augmenta ses apa- avec l'ëpée , ils tranchaient les dragons et

nages. » pourfendaient les tortues marines ; quand

■ fl J^. Cette expression désigne les ils tiraient de l'arc, ils faisaient gémir les

jambes des soldats; ef, P'ei wcn yun fou. singes et tomber les oies sauvages ».

L'administrateur d'armée dans le district de Kiao-ho , général des gardes guerriers de gauche, grand soutien de l'Etat, duc développant l'État de la sous-préfecture de oo, JSieoa Tsin-ta, commandait à cent cinquante mille hommes ^

Sur la tranche de droite il y a trois lignes dans lesquelles on ne peut distinguer que les mots ^ o + tt il • he Siyu choei tao ki (chap. m, p. 27 v°) propose de compléter la phrase comme suit : ^ :g ^ ^ + S @ « Heou Kiun-tsi, à la tête de dix Soutiens de l'Etat ». Heou Kiun-tsi était le commandant en chef de l'expédition; les dix Soutiens de l'Etat devaient être des lieutenants qui avaient le titre de ± ^ I9 « grand soutien de rÉtat ».

Kiang Hing-pen nous est connu autrement encore que par cette inscription. Sa biographie suit dans le T'ang chou (chap. xci, p. 5 r") celle de son père Kiang Mou H^. Kiang Mou, mort en 627, fut un des premiers adhérents de la dynastie T'ang au moment où elle se fonda et il consacra tous ses talents militaires à la défendre. Quant à Kiang Hing-pen , voici ce que nous apprend sa biographie :

{Kiang) K'io $^ ||| était surnommé Hing-pen fj :4^ et c'est sous ce surnom qu'il est devenu célèbre. Pendant la période tcheng-koan (627-649), il eut la charge de Uiang-tso-chao-tsiancj jjf f^ ^ Ê ; il aida h la construction des palais de Kieon-tch'eng^ et de Lo-yang ^ J^ îi& |^ § et à l'aménagement des

* Sa-kou Ou-jen et Nieou Tsin-ta sont mentionnés au nombre des généraux en second qui , sous les ordres de Heoa Kiuntsi, participèrent à la campagne contre le roi de Kao-tch'ang; cf. Ed. Chavannes, Documents sar les Tou-kiae occidentaux, p. io5.

' Le palais Kieou-teh'eng ^ JSR S' c'est-à-dire « le palais des neuf étages » ,

occupait l'emplacement du palais Jencheoa j^ ^, qui avait été construit sous les Soei. la i3* année k'ai-hoang (ôgS) , et qui s'était effondré la i" année i-ming (617). Tai-tsong le rebâtit et lui donna le nom de palais Kieou-tch'eng, la 5* année tcheng-koan (63i). Une inscription de l'année 63i rappelle le premier séjour que l'empereur fit dans le nouvel édifice;

IMPAIMBIMB KATIOXALR.

divers parcs impériaux; il fut renommé pour ses talents et ses capacités et reçut de nombreuses récompenses. Dans tous les déplacements de l'empereur, il ne manquait jamais de le sui>TC. Il fut promu au grade de général siaen-rvei '^ j^ Jf? 'M- Tai-tsong choisit des hommes agiles et forts; il les habilla de tuniques des cinq couleurs et leur fit monter des chevaux des six écuries , il les plaça au rang des gardes dans le corps des t'oen-yng-soa-wei T^ § ^ ^ et leur donna le nom de « cav^aUers volants »; chaque fois que l'empereur sortait, il se faisait accompagner par eux; le commandement en fut dévolu à [Kiang) Hing-pen avec le titre de général des t'oen-wei ïfî ^ de gauche.

Lors de l'expédition contre Kao-tch'ang ^ ^ (Tourfan), il fut nommé directeur en second de l'armée; il sortit au delà de I tcheou ^ j^ (Hami); à une distance de cent li de Lieon-kou ^ ::^ , il s'établit dans la montagne pour construire des machines de guerre; il ajouta et retrancha aux anciennes méthodes: les machines en furent meilleures. En ce heu, il y avait une stèle qui commémorait les actions d'éclat de Pan Tch'ao JÉE ^ à l'époque des Han ^ ; [Kiang ) Hing-pen gratta et enleva l'ancienne inscription et fit inscrire à la place im autre éloge; il y exposa le prestige et l'influence surnaturelle du royaume (de la Chine). Puis, avec Heou Kian-tsi ^^ $^, il s'avança pour soumettre Kao-tch'ang ^ ^ . Il se couvrit de gloire dans les combats; une lettre scellée du sceau impérial l'en félicita.

A son retour, il fut nommé duc de la commanderie de Kin-tch'eng ^ ^ §5 ^ ; on lui fit présent de soixante-dix esclaves et de cent cinquante pièces da soie.

Quand l'empereur s'apprêta à châtier le Kao-li ^ S » (^^^"y) Hing-pen lui adressa des remontrances en lui disant qu'il ne convenait pas de faire la guerre à la légère ; il ne fiit pas écouté. Arrivé à la ville de Kai-meon f^ ^ ^ ^ il fut atteint d'une flèche perdue et mom ut.

L'empereur composa une poésie pour le pleurer. H lui conféra rétrospec-

elle nous a été conservée dans le Kin che fecture de Lin-yeoa J|| ^ , préfecture de

tsoei pien (chap. XLiii, p. 20 r" et smv.); Fong-siang , province de Chàn-si.

les notices dont les épigraphistes la font * Aujourd'hui , sous-préfecture de Kai-

suivre nous apprennent que le palais P'"^ ^ ^ 1 dans la préfecture de Fong-

Kieoa-tch'eng s trouvait sur la montagne t'ien de la province mandchoue de Cheng-

T'icn-t'ai ^ "(} \1\, à b li (ou, suivant king.

d'autres , à 1 /i à l'ouest de la sous-pré-

tivement les titres de général en chef des gardes de gauche et duc du royaume de Tch'eng M ® ^. Son nom posthume fut Sian^ ^ ; on adjoignit sa sépulture au Tchao ling Bg g| ^

Siu Song [Siyu choei tao ki, chap. m, p. 26 v°) nous indique assez exactement où se trouve la stèle de Klang Hing-pen. La vallée de Barkoul, dit-il, s'étend sur une longueur d'emàron huit cents //; le lac est du côté de l'ouest; à langle sud-est de la vallée est un massif montagneux appelé la chaîne K'ou-chot'ou ^'^M; elle est ainsi nommée à cause de la stèle^ de Kiang Hing-pen, car le mot mongol k'ou-cho ^ ^ signifie une stèle. On y arrive après avoir marché pendant trois cents // dans la direction de l'est. Au sommet de la montagne est un temple de Koan Tchoang-leou m^im (ou Koan Yu, le dieu de la guerre), et à une trentaine de pas à l'est du temple se trouve une maisonnette en pierre qui abrite l'inscription de Kiang Hing-pen. Les gens de l'endroit attribuent à cette stèle des vertus extraordinaires et ils empêchent qu'on en prenne des estampages, prétendant que, si on le fait, on attire un ouragan de vent et de neige qui arrête les voyageurs. Cette considération n'empêcha point Siu Song d'estamper en personne l'inscription lorsqu'il passa par là le deuxième mois de Tannée 1820.

Comme on le voit, la stèle est située dans les montagnes qui sont au sud-est de Barkoul, sur la route qui mène de Hami à Barkoul. Nous n'avons aucune raison de penser que son emplacement primitif ait été modifié. Elle nous indique par conséquent que Kiang Hing-pen se dirigea, à partir de Hami, vers le nord, dans l'intention, sans doute, de prendre Tourfan à revers. Comme d'ailleurs, cette stèle, ainsi que nous l'apprend le T'ang chou, avait d'abord reçu une inscription en l'honneur

Sépulture de l'empereur TaiUong. mort en (î/ig.

de Pan Tch'ao (3i-ioi ap. J.-G.) à l'époque des Han, nous constatons que, cinq siècles et demi avant Kiang Hing-pen, un général chinois avait déjà suivi la même voie.

L'inscription de Kiang Hing-pen appelle Che-lo-man fl# H fi la montagne dans laquelle ce général fit halte; ce nom se retrouve en divers endroits de l'histoire des Soei et des T'ang sous les formes ^ il il , ^ SI if ou ^ il ?1 [Soei chou, ch. lxxxiv, p. 8 r"; Kieou T'ang chou, cliap. XL, p. 28 v°; Tang chou, chap. XL, p. 8 v**).

Il est à remarquer que ce monument ne doit point être confondu avec celui que Heou Kiun-tsi fit élever pour commémorer sa victoire sur le roi de Kao-tch'ang ^ En efiFet, l'inscription de Heou Kiun-tsi, qui est aujourd'hui perdue, a dû être placée dans la capitale même du Kao-tch'ang et fut gravée après que l'expédition fut terminée, c'est-à-dire après le huitième mois de l'année 64o. L'inscription de Kiang Hing-pen est du sixième mois; elle fut donc érigée au moment où l'armée était en route pour aller attaquer Kao-tch'ang, et non lorsqu'elle en revenait; elle ne célèbre donc pas un triomphe qui n'avait pas encore été remporté; elle se borne à rappeler l'ingéniosité du général qui profita des arbres des montagnes au nord de Hami pour faire construire par ses soldats les excellentes machines de guerre destinées à vaincre la résistance probable de l'ennemi.

Le royaume de Kao-tch'ang avait pour capitale la ville de Kiao-ho ^ fPT qui correspond à la localité actuelle de Yar-khoto , à 20 /là l'ouest de Tourfan. Peu après l'année 63o, le roi Kiu Wen-t'ai s'était allié aux Tou-kiue occidentaux; d'accord avec le

' Cette autre inscription est mentionnée que Kao-tch'ang eut été pacifié, [Heou) dans le T'ang chou. chap. xciv, p. i v° : Kiun-tsi grava une stèle pour commémo- Î^M ^ ^ $k M 15 ^ '^^' Après rer ce haut fait , puis il s'en revint ».

Di.»,;.., d, i'„i

kagan turc, il avait arrêté les ambassades que les pays d'Occident envoyaient à la Chine et il avait attaqué /-o« (Hami) qui avait fait sa soumission à l'empire. T'ai-tsong, comprenant toute l'importance de Tourfan qui commande les routes du sud et du nord des Monts Célestes, résolut de s'en emparer. Il envoya donc, en 64o, la fameuse expédition dont fit partie Kian^ Hing-pen; le royaume de Kao-tch'ang fut détruit; son territoire fut rattaché effectivement à l'empire; ainsi fut accompli le premier pas dans cette marche glorieuse vers l'ouest qui aboutit, en 669, à l'occupation par la Chine de tout l'immense territoire des Tou-kiue occidentaux.

N*» III. — Inscription de Lieou P'ing-kouo.

L'inscription deKoutcha, dont M. Bonin a rapporté l'estampage, n'est mentionnée ni dans le Kin che tsoei pien, ni dans aucun des autres ouvrages épigraphiques que j'ai consultés. Elle paraît donc être inconnue des érudits chinois; elle a cependant une réelle importance, puisqu'elle nous fournit le témoignage que les Chinois occupaient Koutcha en l'an i58 de notre ère. Le texte est malheureusement fort mutilé.

Voici les mots qu'on peut déchiffrer :

1'*^ ligne :

H ^ /£ ^ m fij ¥ S

2^" ligne :

MfgHt

3^ ligne :

4*" ligne :

ié « 3Ë f^

b'' ligne :

6*^ ligne :

^mn^AM^f^

7*^ ligne :

S'' ligne :

^Wi^it m

Les deux lambeaux de phrase qui présentent un sens sont les suivants :

i"* ligne : Lieou P'ing-kouo, général de gauche de K'ieoa4se (Koutcha). . 6' ligne : La quatrième année yon^-c^eou , le huitième mois, le premier jour du mois étant le jour kia-siu

La date est ici incomplète, car le jour n'est pas lisible; les caractères cycliques du premier jour du mois devaient en effet, suivant un usage dont on retrouve la trace sur mainte autre inscription, être suivis de la notation du jour où fut érigée la stèle. La quatrième aninée yong-cheou correspond à l'année i58 ap. J.-C. ; mais elle ne fut appelée quatrième année yong-cheou que jusqu'au sixième mois, au jour ou-yn, 1 5* du cycle; à partir de ce jour, l'année prit le nom de première année yen-hi. Le huitième mois devrait donc être attribué à la première année yen-hi, et non à la quatrième année yong-cheou; mais il est fort explicable que le général Lieou P'ing-kouo, établi à Koutcha, à une grande distance de la Chine propre, n'ait pas eu connaissance d'une modification qui avait été promulguée deux mois à peine avant le moment où il rédigeait son inscription; loin d'infirmer l'authenticité du monument, cette inexactitude apparente la corrobore. La date est, d'ailleurs, d'une absolue précision : nous lisons en effet, dans l'histoire des Han postérieurs^ que, la première année yen-hi , c'est-à-dire la quatrième année yong-cheou, le dernier jour du cinquième mois, qui était le jour kia-siu, 1 1^ du cycle, il y eut une éclipse de soleil. Le premier jour du sixième mois dut donc être le jour i-hai, 12^ du cycle, et, par conséquent, le premier du huitième mois fut le jour kia-siu, 1 1* du cyclej ce qui est en accord rigoureux avec l'inscription.

' Heoa Han chou, chap. vu, p. 4 v*.

[231] iVIEMOIRES PRÉSENTÉS PAR DIVERS SAVANTS. 39

N° IV. — Inscription apocryphe de Yo Fel

Un estampage qui, d'après M. Bonin, provient de Ning-hia nous fournit un quatrième exemplaire d'une inscription qui se trouve déjà en trois autres endroits, à savoir Tang-yn ^ lê (préfecture de Tchang-té, province de Ho-nan)^ Ts'ien-t'ang iH ^ (sous-préfecture faisant partie de la ville préfectorale de Hang-tcheou, province de Tche-kiang) et Tsi-nan ^ ^ (préfecture de la province de Chan-tong). La présence simultanée de ce monument dans quatre points si différents de l'empire suffirait à rendre suspecte son authenticité; l'épigraphiste fFang Tch'ang a montré d'ailleurs, par des raisons d'évidence interne, que cette inscription n'a pu être composée sous les Song, comme la date quelle porte voudrait le faire croire; il la tient pour l'œuvre d'un faussaire ingénieux de l'époque des Ming. En même temps que la discussion de JVang Tch'ang, on trouvera dans le Kin che tsoei pien (chap. cxlviii, p. 3 v*) le texte chinois de cette stèle ; en voici la traduction :

(Poésie) pour accompagner maître Tchang Tse-yen^ lors de son expédition militaire dans ie Nord'^ :

Les ordres (impériaux) sont rapiaes comme le vent et comme la foudre; — ie son céleste^ ébranle l'Extrême-Nord.

~ ' ^ M ^- 1^^ personnage ainsi désigné est Tchang Tsian §^ ^ , célèbre général de la dynastie Song. Son appellation était Tse-yen, mais, comme le fait remarquer Wang Tch'ang , ce n'était point la coutume , à l'époque des Song , de désigner par son appellation la personne à qui on adressait une poésie ; la non-authenticité de cette inscription se traduit ainsi dès les premiers mots.

* Tchang Tsian dirigea bien une expé-

dition militaire dans le Nord pour tenter de reprendre les territoires occupés par la dynastie djourtchen des Kin ^ , mois ce fut en I ia8; à la date de 1 135 , qui est celle de l'inscription, ce général était occupé à combattre le rebelle Yang Yao ^ ^ dans la région du lac Tong-t'ing |^ 1^ ; nous avons donc ici ime preuve nouvelle que cette inscription ne mérite aucune créance.

' Le son de la voix de l'empereur.

liO ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES. [232]

Dans vos longues chevauchées, vous franchirez le [Hoang)-ho et (la rivière) Lo; — frappant droit devant vous, vous irez jusqu'à Yen et Yeoa^.

Vos chevaux marcheront dans le sang de la Yen-che^; — à votre étendard sera suspendu la tête du h'o-han (kagan)'.

Vous reA"iendrez faire votre rapport à votre sage souverain; — vous lui rendrez amplement tout l'ancien territoire des immortels *.

La cinquième année chao-hing (i i35), en un jour d'automne, YoFei^xous salue.

Au bas et à gauche de l'estampage de M. Bonin, un officier chinois qui n'a point dit son nom raconte naïvement la manière dont il fit la découverte merveilleuse de cette stèle, alors qu'il était tao-t'ai du district de Ning-hia en 1 886. S'il avait été mieux instruit des travaux des épigraphistes , il n'aurait point donné dans le panneau que lui tendit ce pendard de Tchang Mou-jou ?i ^?f , lorsqu'il lui présenta comme un monument précieux de l'antiquité la quatrième reproduction d'un faux célèbre.

*■ La région de Yen et de Yeoa ^ ^ est celle où se trouve Péking; mais Péking ne devint la capitale des Kin qu'après l'année ii56.

* IfD J^ yen-che était le nom qu'on donnait dans l'antiquité à la femme du chen-ya |^ -f , c'est-à-dire du chef suprême des Hiong-noa. Les Kin sont ici regardés comme les descendants des Hiongnoa, puisque, comme eux, ils sont des barbares du Nord.

' 1^ ff . Dans les textes relatifs aux

Turcs, la transcription habituelle du titre deKagan est pf ff .

^ Tf^ ^' Cette expression désigne la Chine; cf. 'l-tsing. Lés religieux éminents , trad. fr. , p. a , n. i.

* Yo Fei ■§ H^ senit conmie lieutenant sous les ordres de Tchang Tsian. H se rendit célèbre par son patriotisme, qui le poussa à s'opposer à toute négociation avec les Kin ; son obstination causa sa mort. Voyex la notice que lui a consacrée H. A. Giles dans son Biographical Dictionary, n' 25o i .

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