ETAPES DE L AMITIE FRANCO-ITALIENNE I
Orient, et c'est de là que doit partir l'assaut : sur le front occidental, en Flandre, en Champagne, en Alsace, si on le juge plus opportun. Il s'agit d'un problème technique, à résoudre selon des principes techniques. Au point de vue politique, il importe seulement que les armées allemandes trouvent sur leur route les soldats italiens » (M. Alfredo Rocco, dans VIdea Nationale).
Quelle netteté ! Ce qui est tout à fait intéressant, c'est le point de vue auquel se place ce parti de la jeunesse. A ses yeux rien ne compte que l'intérêt de rimpérialisme italien. 11 se flatte de couper net avec les partis et les thèmes de la veille.
« C'est avec une âme de combattants, dit-il, non avec une àme de spectateurs et de juges que nous devons décider. Il ne s'agit pas de décerner un
prix de vertu à rAllemagne ou à la France, mais de vaincre. On peut admirer la force organisatrice, les vertus patriotiques, l'esprit militaire de l'Allemagne, et croire qu'il faut mener avec plus d'intensité et de vigueur la guerre contre elle. On peut, par contre, avoir le plus profond mépris pour la démagogie parlementaire française, et penser que nous devons aider la France à repousser l'attaque allemande, si l'on estime qu'aujourd'hui le salut de la France est nécessaire à notre victoire... »
Sans doute je me surprends à regretter qu'à ce rude accent ne se mêle pas un peu de la pensée plus tendre du savant danois Nyrop, dont je vous parlais hier, qui veut le salut de la France pour l'agrément et la beauté de l'univers, et je garde ma plus fraternelle inclination pour un Gabriele d'Annun-