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CHOIX DU SUJET. DB L'ART EN PHOTOGRAPHIE

Ce sont précisément ces règles que nous avons à étudier.

Toutefois, avant de les aborder, nous devons compléter vos connaissances techniques en Photographie. Vous connaissez les manipulations chimiques qui vous permettront de faire un négatif; nous n'aurons donc guère à nous occuper de cette question, il nous suffira de vous rappeler les principes que nous vous avons exposés.

Mais j'avais remis à plus tard la manœuvre des appareils sur le terrain, et c'est précisément pour joindre ces deux questions qui s'appliquent en même temps, choix du sujet, mise en place de l'appareil, car elles sont intimement liées l'une à l'autre.

Nous voilà donc partis en campagne, sac au dos, ou l'appareil à la main, si nous opérons en petit, à la recherche d'un sujet ; c'est le voyage d'exploration qui sera en même temps le voyage d'exécution; c'est ainsi le plus ordinairement que les choses se passent, et ce n'est pas la meilleure méthode.

Toutes les fois que cela sera possible, il vaudra infiniment mieux diviser le travail en deux : reconnaître d'abord le sujet à photographier, l'étudier, se rendre compte de Theure de la journée où il est le mieux éclairé, enfin choisir le point où devra être placé l'appareil. Mais, pour en finir avec la partie purement technique de la manœuvre des appareils, nous allons faire une opération préalable avant de nous rendre sur le terrain.

Tout d'abord, mettons sac à bas, montons le pied,

ouvrons le sac, déployons la chambre obscure et vissons-la sur son pied; au moyen d'un niveau à bulle d*air, mettous-la bien horizontalement, ou bien employons encore le niveau de maçon ou une ficelle avec un poids attaché au bout. Ceci étant fait, choisissons l'objectif qui convient. Ici deux questions se posent : quelle sera l'espèce d'objectif? Quel sera son foyer?

Si nous faisons du paysage, nous pourrons employer un objectif simple, il nous donnera plus d'effet peutêtre qu'un objectif composé, mais il sera plus ou moins entaché d'un défaut que je vous ai déjà signalé : il déformera les lignes droites, surtout celles qui seront placées vers les bords de l'image. Si vous avez une maison au premier plan, ce sera là un grave défaut; mais au contraire, si vous n'avez que des arbres, il passera presque inaperçu.

Enfin, ce défaut sera plus ou moins prononcé suivant la formule de l'objectif employé : il sera bien peu important si vous faites usage d'un objectif simple à trois lentilles collées de Dallmeyer; il sera presque insensible et absolument négligeable si vous employez une lentille anastigmatique nouvelle formule. Cette dernière forme aura de plus l'avantage de vous permettre d'employer un diaphragme à ouverture plus grande, ce qui vous donnera une pose moins longue et une image plus brillante.

Voilà pour l'objectif simple, excellent en somme pour le paysage posé; nous pourrons même à la rigueur l'employer pour l'instantané, comme nous le verrons tout à l'heure.

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La plupart du temps vous ferez usage d'un objectif double, aplanat ou anastigmat, car avec un instrument de ce genre vous pourrez éviter les déformations et faire soit des paysages, soit des groupes, voire même des portraits ou bien des instantanés à grande vitesse. Comme je vous Tai dit, les objectifs doubles de nouvelles formules sont de beaucoup supérieurs aux anciens aplanats, ils donnent des images plus complètes, ils demandent des temps de pose bien plus courts que les autres, mais ils sont infiniment plus coûteux. Sans eux, on peut faire très bien, mais tandis qu'avec les anastigmats il est toujours possible d'opérer, avec les aplanats on peut être arrêté quelquefois.

Quel que soit l'objectif employé, il faut le munir d'un diaphragme, et le choix de ce diaphragme a une très grande importance.

Trop grand, l'image manquera de netteté sur les bords; trop petit, l'image manquera d'effet ; les différents plans seront les uns sur les autres, il n'y aura pas d'effet de profondeur; il faut donc chercher une ouverture moyenne qui vous donne une netteté générale satisfaisante et une image suffisamment lumineuse pour conserver tous les effets de perspective.

Chaque espèce d'objectif demande à être traité d'une façon différente; il n'y a donc pas possibilité de donner une règle unique, il faut absolument étudier son objectif, et d'un autre côté je ne peux me contenter d'un conseil aussi peu pratique, il faut plus de précision.

Pour cela, je dois donc vous dire : « Employez tel diaphragme »; mais comment le désigner? Jusqu'à

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présent, les opticiens se sont contentés de mettre sur les diaphragmes un numéro d'ordre, le plus grand ayant le numéro 1, ou bien chaque diaphragme portait exprimé en millimètres le diamètre de son ouverture.

Ce sont là des indications qui n'ont aucune signification ; ainsi Ton disait, par exemple, au débutant : « Employez l'objectif à toute ouverture pour faire un portrait, mettez un diaphragme moyen pour faire un paysage dans lequel les différents plans sont peu distants les uns des autres, mettez le plus petit diaphragme si les premiers plans sont très rapprochés ».

Ce n'est pas ainsi qu'il faut opérer, et il est de toute nécessité de numéroter les diaphragmes proportionnellement à la longueur focale de l'objectif; vous avez ainsi, même pour des objectifs différents, des indications précises et que vous pourrez appliquer à tous vos objectifs.

Du reste, les opticiens commencent à graver sur les objectifs ces deux indications : longueur focale du système, grandeur maximum du diaphragme à employer; ainsi nous lisons sur cet instrument :

18'" - fn.

ce qui veut dire que l'objectif a un foyer de 18*^™ et qu'il couvre une surface nette de demi-plaque avec un diaphragme dont l'ouverture est le | de la longueur focale.

Si votre objectif n'est pas muni de ces indications, il vous faudra faire ce calcul, ce qui est extrêmement facile.

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