Suétone, Domil
2. Marucchi, dans Nuovo Bull. di arch. crist., 1904, p. 71-111, 277- V990 : 4003, p. 169-273.
3. De Rossi, Bull. di arch. crist., 1888-1889, p. 15-66, 103-133 et pl. I-I, V.
Pomponii, des Aurelii !. On pourrait dresser à l’aide de ces inscriptions tout un livre d’or de la noblesse aux trois premiers siècles de l'Empire. Il y a de fortes raisons de croire que le pape Corneille, dont l’épitaphe est écrite en latin, alors que celles des autres papes de ce temps sont en grec, et qui fut enterré à part de ses collègues, dans la crypte aristocratique de Lucine, appartenait à la famille des Cornelii, et se rattachait par ses ancêtres au dictateur Sylla ?.
S'il m'était possible de retracer ici l’histoire des cimetières chrétiens non seulement à Rome, mais encore en beaucoup de provinces, je montrerais que - la plupart d’entre eux eurent pour origine la générosité d'un riche fidèle, qui consacra sa sépulture de famille, ou même ses jardins, à recevoir les restes soit d’un martyr, soit indistinctement de ses frères . dans la foi. Cette origine est attestée par le vocable primitif de beaucoup de ces cimetières, qui s’appelèrent longtemps l'aire ou le jardin d’un tel, area Macrobii, area Vindiciani, hortus Justi, hortus Theonis, hortus Philippi, etc.$. On devine, en dehors même des grands noms que j'ai cités d’abord, toute une élite d’opulents et charitables chrétiens, empressés à faire servir leurs propriétés à l’accomplissement de l’œuvre de miséricorde qu'un apologiste du second siècle définissait ainsi : « Quand un de leurs pauvres sort de ce monde, celui des chrétiens qui s’en aperçoit pourvoit aux funérailles selon ses moyens !. » I] fallait beaucoup de riches pour as-