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4 ments, on ne leur consacre pas seulement des ins- - criptions élogieuses, des discours, des écrits, des 4 poèmes, tout ce que Bossuet appelle « le magnifique témoignage de notre néant; » on demeure en com- * munion constante avec eux, comme avec des êtres “ toujours prêts à écouter les demandes et à faire D sentir leur protection. Leurs contemporains les ont F priés, et nous avons retrouvé ces prières toutes
chaudes sur les murailles des catacombes : nous les prions encore, avec une confiance que tant de siècles
n’ont pas refroidie. Comme les contemporains nous vénérons leurs reliques; comme les contemporains nous assistons au saint sacrifice offert sur leurs tombes transformées en autels,
». Ossibus altar et impositum,
et nous voyons Dieu descendre, pour ainsi dire, sur leurs ossements :
Illa Dei sita sub pedibus ?.
En les honorant, en parlant d'eux, en les étudiant par l’histoire, en soumettant même à une prudente critique les documents qui ont conservé leurs noms et leurs actes, nous sentons que nous ne pesons pas une poussière morte, mais que dans le linceul de pourpre, dont nos mains écartent respectueusement les plis, ce sont des vivants et des immortels qui reposent, sous la garde de la vivante et immortelle
Église que leur sang a fondée.
4. Prudence, Peri Stephanôn, II, 242 @. Ibid., 213. Cf. XI, 169-4174.