Rufin, De vitis Patrum
1. Saint Grégoire de Nysse, Vita S, Greg. Thaum., dans Migne, P. Gt. XLVI.
8. Acta S. Maximi, daus Ruinart, p. 144 — Le foulon Anastase, martyr à Salone de la persécution de Dioclétien, et que la mosaïque de la chapelle de saint Vénance, à Rome, représente eu riche costaime, fut probablement un chef d’atelier, un patron, plutôt qu’un
ouvrier. Zeiller, Les Origines chrétiennes dans la province romaine de Dailmatie, p. 63.
Non que, dans les catacombes, la différence des conditions sociales soit fréquemment exprimée : la mention s’en rencontre quelquefois : mais, relativement au nombre immense des épitaphes, elle demeure très rare !. [l arrive même que les choses se passent d'une manière très différente de celle que nous attendrions : ici, la pierre tombale d’un patricien ou d’une patricienne bouche un simple trou creusé dans la paroi d'une muraille; là, un caveau richement orné est consacré à la sépulture d’un chrétien d'origine servile?; ailleurs, une fresque décorative rappelle, sous l’arc d'un tombeau, le souvenir d’une simple marchande de légumes?. C’est l'égalité et la fraternité évangéliques, qui ne furent jamais si vivantes que dans ces asiles de la mort. À défaut même de mentions expresses ou de signes évidents, la présence des défunts des classes populaires s’y trahit à chaque pas. Elle est sensible et comme parlante par la multitude des épitaphes, incorrectes, d'orthographe fautive, de syntaxe boïiteuse, fréquentes en solécismes et en barbarismes, où s’accuse le latin vulgaire, où se dessinent déjà les déformations et les transformations d’où naîtront les parlers modernes *. En lisant certaines épitaphes chrétiennes
1, La noblesse y est quelquefois indiquée, selon l'usage établi à partir du second siècle, par les sigles officiels GC. V. (clarissimus vir), G. P. ou C. F.(clarissimus puer, clarissima puella ou femina) (Bull. di archeologia cristiana, 1885-1889, p. 21); mais, contrairement à l’usage constant des paiens, la condition servile des défunts ou leur qualité d'affranchis n’y est à peu près jamais marquée (Bull, di arch. crist., 1866, p. 24; 1877, p. 38; Roma sotterranea; t. III, p. 139, 318).
2. De Rossi, Bull. di arch. crist., 1881, p. 57-74 et pl. III-IV.