‹ dix lecons sur le martyreChapitre 97 sur 201 · De Rossi, Roma sotterranea, t. III, pl. XEI · texte numérisé non relu

De Rossi, Roma sotterranea, t. III, pl. XEI

A. Les épitaphes chrétiennes de la Gaule romaine ont été très cu: rieusement éludiées de ce point de vue par M. Edmond Le Blant, Inser. chrét. de la Gaule, t. I, p, cvi-cxix,

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du troisième siècle, on croit entendre causer le menu peuple de Rome, vibrer, comme dit Tertullien, son àme « simple, rude, inculte et naïve, l'âme du marché, du carrefour, de l'atelier!,»

L'étude des catacombes ne révèle pas seulement la multitude des petites gens que renfermait l'Église primitive : elle montre l'aristocratie entrant à la même heure dans celle-ci. Le fait est évident, puisque les premières nécropoles chrétiennes furent creusées dans les domaines de familles illustres, qui offrirent aux fidèles de toute condition l'hospitalité de la tombe.

Tacite raconte qu'une grande dame romaine, Pomponia Graecina, la femme du consulaire Aulus Plautius, qui fut vainqueur des Bretons sous le règne de Claude, comparut en 58 — c’est-à-dire l’année même où saint Paul écrivit aux Romains — devant un tribunal composé de membres de sa famille, sous l’inculpation de « religion étrangère ?. » Comme une inscription montre qu'elle eut un petit-fils chrétien $, il paraît certain que la « superstition étrangère, » dont elle fut du reste acquittée par ses proches, n'était autre que le christianisme. Les détails donnés par Tacite font même penser qu’elle était devenue chrétienne longtemps avant ce procès. Cette noble femme est peut-être l’une des Romaïnes le plus anciennement converties à l'Évangile. M. de Rossi croit pou-

1, Tertullien, De testimonio animae, 1.

2, Tacite, Ann., XIII, 32.

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