‹ Dix-neuvième chant de l'IliadeChapitre 2 sur 3 · ARGUMENT ANALYTIQUE · texte numérisé non relu

ARGUMENT ANALYTIQUE

Au lever de l'aurore, Tliétis apporte à son fils Achille les armes qu'a fabriquées Vulcain, et l'engage à se réconcilier avec Agamemnon. Elle inonde le corps de Patrocle de nectar et d'ambroisie. Achille réunit les Grecs; il leur déclare qu'il met fin à sa colère, et veut à l'instant voler sur le champ de bataille. Agamemnon de son côté reconnaît ses torts ; il offre à Achille les dons précieux qu'Ulysse a promis. Achille, tout entier à sa vengeance, ne veut point dif-férer le combat. Il cède enfin aux conseils d'Ulysse qui l'avertit d'attendre que les guerriers aient pris leur repas. En présence de l'assemblée, Achille reçoit les présents et Briséis. Agamemnon jure que jamais il n'a porté la main sur la jeune captive. Tous les dons sont transportés dans la tente d'Achille. Là, les captives pleurent la mort de Patrocle. Achille s'abandonne lui-même à la douleur; il refuse toute nourriture, et attend avec impatience le signal du combat. Les Thessaliens se forment en phalanges. Achille revêt l'armure de Vulcain , et monte sur son char avec Automédon. Sourd à la voix de Xanthus, l'un de ses coursiers, qui lui présage une mort prochaine, il s'élance furieux au milieu des en-uemis. L'Aurore, au foile de safran, sortait des flots de l'Océan, pour ra-mener la lumière aux dieux et aux mortels, lorsque Thétis arriv? près des navires, portant les dons de Vulcain. Elle trouve son fils chéri tenant Patrocle embrassé et poussant des cris de douleur; autour de lui, ses nombreux compagnons gémissent avec amertume. L'auguste déesse s'arrête au milieu d'eux, saisit la main d'Achille et s'adresse à lui en ces termes :

« Mon fils, malgré notre douleur, laissons Patrocle sur cette couche funèbre, puisqu'il a péri par la volonté des dieux; toi cependant, reçois de Vulcain ces magnifiques et illustres armes, telles que jamais un mortel n'en porta sur ses épaules. »

A ces mots, la déesse dépose devant Achille ces armes superbes, L'ILIADE D'HOMÈRE. -.

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