ACTE m 4Î
M. FRANCŒUR, sèchement
« Cher? » tu sais le montrer!
M. D'YXIVAL Eh bien, quoi?., qu'y a-t-il?..
M. FRANXŒUR
Qu'y a-t-il? Elle est forte!..
Comment!., ta femme et moi, nous traiter de la sorte!.. Pour marier Germaine — un détail sans valeur! — Tu n'avais nul besoin sans doute des Francœur?.. Leurs avis ne pouvaient être que ridicules!.. Nous ne sommes donc rien pour toi : tu nous annules?.. Ht ta femme et ta fille, en s'inclinant bien bas, X'ont qu'à penser : ceci ne nous regarde pas!.. Qjiiant à moi, bonne bête, un nigaud, un bélître Tel que moi ne saurait avoir voix au chapitre!.. Aussi m'attendais-tu le front épanoui, Serein, le cœur léger... ah tiens! c'est inouï!..
M. D'YXIVAL
Bigre!., tu pars, tu vas comme une automobile!.. Il n'est pas là de quoi tant s'échauffer la bile. Mon cher Jacques, soyons sérieux. Se fâcher C'est avoir tort. Je n'ai rien à me reprocher.
Par exemple!,
M. FRANCŒUR
.\L D'YXIVAL Non, rien !
M. FRANCŒUR
On n'est pas plus vidame!,
4i Dixi
M. D'YXIVAL, lièi calme
ViJamc ou non, je dis que ni toi, ni ma femme, Je n'ai traité personne ainsi que tu disais!.. Son avis et le tien... mais je les connaissais!.. Gontran te déplait-il ?. . {Geste de dinécatlon.)
Une chose est certaine :
C'est que voulant tous trois le bonheur de Germaine Nous nous trouvons d'accord; et, ce point établi. Où donc est le devoir que je n'ai pas rempli?.. Un double acquiescement m'absout de mon silence. Ah ! si j'avais fait fi de quelque divergence. Je comprendrais qu'on pût le trouver méprisant..
M. FRANCŒUR
Présumer notre avis n'était pas suffisant!
M. D'YXIVAL
Allons donc!., en dehors de cette certitude,
Crois-tu que telle aurait été mon attitude?..
Et, quant à mon injuste et grotesque dédain,
C'est un simple caillou jeté dans mon jardin.
Rien de plus, n'est-ce pas? Tu n'as pas la folie
De comprendre autrement l'amitié qui nous lie...
Pour ma part j'en serais profondément peiné :
Mais, voilà! tu te sais d'avance pardonné!..
Quand donc laisseras-tu « mon vieux sang bleu » tranquille?.
M. FRAXXŒUR
Soit!., pour ta femme et moi, passe encor!.. mais ta fille? Germaine de ses vœux t'avait-elle fait part? Devait-elle être aussi laissée, elle, à l'écart?.. Tu m'accorderas bien qu'il convient, je suppose. D'entendre en pareil cas celle dont on dispose?..