OR. 9B
ment beaucoup d'argent, et dissout la totalité de l'or contenu dans les alliages qui ne sont pas trop riches ^n argent ; en étendant la liqueur acide d'une très-grande quantité d'eau, on obtient la séparation très-nette des deu;^ chlorures d'argent et d'or. he chlorure d'argent insoluble peut ôtre entièrement débarrassé par des lavages du chlorure d'or dont il est imprégné.
Platine. — On obtient des mélangea homogènes d'or et de platine en chauffant très-fortement les deux métaux. Tous sont ductiles et malléables. La couleur se rapproche de celle du platine pur lorsque la proportion de l'or ne dépasse pas 20 pour 100; les alliages qui contiennent moins de 10 pour iOO de platine ont tout à fait la couleur de l'or.
Ces alliages ne sont pas attaqués par l'acide asotique, par l'aoide chlorhydrique, etc, ; ils sont aisément dissous par l'eau régale.
Les alliages qui renferment en môme temps de l'argent sont plus roides et plus élastiques; ils sont très-ductiles; ils sont blancs lorsque Tor n'est pas en quantité dominante,
Les alliages d'or, d'argent et de platine sont attaqués par Va<cide azotique ; lorsque l'argent est en proportion suffisamment grande, tout Fargent et en même temps tont le platine sont dissous par l'acide, l'or seul reste indissous.
L'or se combine également avec facilité avec les métaux qui accompagnent le platine dans ses minerais ; les alliages sont gé^ néralement très-durs.
Mercure, ^^L'or se combina rapidement avec le mercure \ une feuille d'or blanchit presque immédiatement au contact de la vapeur de mercure ; les grains d'or très^petits que contiennent les sables aurifères se dissolvent en quelques heures dans le mercure liquide ; mais les grains un peu gros échappent à l'amalgamation. Ce fait est bien connu dans l'industrie. On cherche toujours à séparer par lavages, et en profitant de leur grande den^ site, tous les grains de dimensions appréciables; on n'applique l'amalgamation qu'aux matières (minerais, sables, produits divers) contenant l'or très-divisé.
L'amalgame qui contient 3 parties d'or pour l partie de m«scure est solide \ on peut l'obtenir cristallisé en prismes ; celui qui renferme 7 parties de mercure pour i partie d'or est mou et pétrissabie ; il faut employer plus de 1 0 parties de mercure pour dissoudre 1 partie d'or, et pour obtenir un amalgame liquide.
Par compression dans une peau de chamois on sépare la pins grande partie du mercure ; il reste dans la peau un amalgame solide ; sa composition dépend de l'énergie de la compression.
En chauffant progressivement jusqu'au rouge un amalgame d'or, on volatilise la totalité du mercure; les vapeurs n entraînent pas une proportion d'or appréciable ; il y a au contraire un peu d'or entraîné lorsque la distillation est conduite trop rapidement
$t*^ ComblnaUMm» de l'or ATec Veiwfn^è^Êe.
Le protoxyde d'or est peu stable ; il ne forme pas de combinaisons salines, et on n'a presque jamais occasion de le produire dans les opérations analytiques. Le peroxyde est un peu plus stable ; il se comporte avec les bases fortes comme un véritable acide ; il peut se combiner avec un certain nombre d'acides, mais les dissolutions n'offrent pas les caractères des sels.
P&OTOZTl>e O'OE. ktfiO.
Le protoxyde est difficile à préparer à l'état de pureté ; on l'obtient en décomposant le protochlorure par une dissolution trfesétendue de potasse, ou bien en faisant agir sur une dissolution de chlorure d'or l'azotate d'oxydule de mercure en proportioo convenable.
n est d'un brun violet très-foncé, presque noir. H devient d'un bleu violacé à la température de iOO degrés ; chauffé un peu plus fortement, il se décompose en totalité.
Il est insoluble dans l'eau^ à froid ; il reste, en partie, très-long* temps en suspension ; il se rassemble rapidement lorsqu'on fait chauffer pendant quelque temps à 100 degrés.
L'acide chlorhydrique le décompose, en or métallique et en chlorure d'or qui se dissout : les acides bromhydrique et iodhydrique le transforment au contraire en protobromure et en proto-iodure* Les oxacides étendus ne l'attaquent pas ; les acides un peu concentrés le décomposent, et séparent une partie de l'or à l'état métallique. Le protoxyde se dissout dans l'eau régale ; la liqueur contient l'or à l'état de perchlorure.
Il n'est pas notablement soluble dans les dissolutions de potasse et de soude.
Le protoxyde contient :
Or 96,13
Oxygène 3,87
100,00 PEROXYDE D'OR. Att>0>.
On connaît le peroxyde d'or anhydre et hydraté. On ohtient Toxyde anhydre en décomposant par Tacide azotique concentré Taurate de zinc ou Taurate de magnésie. On produit Thydrate en traitant ces composés par l'acide azotique très-étendu, ou bien en décomposant le chlorure d'or par le carbonate de soude.
L'oxyde anhydre est d'un brun foncé, presque noir ; il est insoluble dans Teau, dans les acides azotique, sulfurique et acétique étendus : les mêmes acides concentrés n en dissolvent qu'une très-petite quantité. U est presque insoluble dans les dissolutions alcalines, étendues et froides.
L'hydrate est volumineux, gélatineux, d'un beau rouge : il ressemble beaucoup à l'hydrate de peroxyde de fer précipité par l'ammoniaque. Il est un peu soluble dans les acides azotique, sulfurique et acétique concentrés ; il est presque insoluble dans ces acides étendus.
Il se dissout facilement dans les dissolutions alcalines concentrées, surtout à l'aide de la chaleur; les liqueurs sont assez fortement colorées en jaune lorsqu'elles ne sont pas trop étendues ; elles ne se troublent pas quand on les étend d'eau.
L'acide oxalique décompose rapidement l'oxyde d'or, anhydre ou hydraté, à une température voisine de 100 degrés : il se produit de l'or métallique et de l'acide carbonique. Plusieurs acides et matières organiques enlèvent également l'oxygène à l'or, à l'aide de la chaleur : mais pour l'acide oxalique seul il y a production d'acide carbonique.
L'acide chlorhydrique et l'eau régale dissolvent aisément l'oxyde d'or; les liqueurs acides contiennent For à l'état de chlorure ou de chlorhydrate de chlorure.
L'oxyde d'or contient :
Or 89,23
Oxygène 10,77
ges MÉTAUX PROPREMENT DITS.
GOMBtHAIiOm sAumss.
Dans les opérations analytiques on obtient Foxyde d'or combiné avec les bases énergiques, ou bien l'or en dissolution dans l'acide chlorhydrique ou dans l'eau régale. Nous indiquerons les principaux caractères des aurateSj et ceux de la dissolution chlorhydrique.
AuRATES. -*• L'oxyde d'or forme des composés solubles sivec la potasse, la soude et la baryte. Avec 1^ magnésie, l'Qxyde d^ zinc et divers oxydes métalliques, il forme des aurates insolubles oiu peu solubles daps l'eau : ces divers composés soqt c^U^i'^i^^i^^ dissous par Tacide phlorhydriquei employé en excè^; les s^^ides oxygénés, tels que l'acide azotique et l'acide sulfi^riqiie étendus d'eau, séparent & peu près nettement l'oxyde 4' or*
Les acides agissent de la même manière sur \^^ dis^plutions des aurates solubles : ainsi, par exemple, lorsqu'on verse progressivement de l'acide chlorhydrique ffH^e dapis mi&e diasoluticm d'aurate de potasse, on obtient un précipité d'oxyde d'or hydrftté, qui se redissQut facilement dans \m excès d'ac^^o. Dans les mêmes conditions, les acides azotique et sulfuriqi^e ^^e redissolvent pas le précipité d'oxyde d'or.
Lorsqu'on fait agir l'acide azotiquo ou Taqde ^ulfnrique svff une dissolu^on d'aurate alcalin, en faisapt yarier ]t degré 4e concentration des liqueurs, on peut obtenir 4t) V oxyde d'or anl^ydre pu hydraté, d'une couleur variable du poir ^u ))rup rpuge&ire. L'oxyde est toiyoprs très-difficile k laver : on prépi^e l'oxyde d'or plus pur en faisant agjr l'acide azotique sur raurçte de magnésie ou sur Vaurate de zipc.
L'oxyde d'or, combiné avec les b?^es ^ergiques, n'est pas aussi facilement décomposé que l'oxyde isolé pmr la chaleur et par les corps avides d'oxygène. On pe parvient m(4Pe pas k ramener tout l'or k l'état métallique on fiâs4iit chauffer au rouge l'aurate de potasse ou l'f^urato de Mude, ou bien en faisant agir longtemps l'oxalate de potasse sur la dissolution concentrée des aurates alcalins.
Dissolution chix3rhtdrique. — La dissolution ac^de de chlorure d'or tache presque immédiatement la peau en brun violacé ; elle
laisse déposer Tor à i^état métallique sous l'action d'un grand nomhre de matières organiques et de composés inorganiques ayant de l'affinité pour l'oxygène.
Presque tovs les métaux en précipitent rapidement i'or sous ïormo d'une poudre brune très-lourde.
Une dissolution de potasse ou de soude, ajoutée progressivement, même en grand excès, ne produit aucon précipité lorsquje l'acide chlorhydrique libre est ^i quantité suffisante, il se forme d'abord un ohlorure double soluble, qui est ensuite décomposé partiellement par l' alcali en excès, avec production d'anraite alcalin, également soluble.
Quelquefois cependant, lorsque Talcali contient une petite •quantité de substances organiques, il se forme k la longue un léger précipité brun ou noir, de protoxyde d'or. Ce précipité ne se produit pas quand les alcalis ont été convenablement préparés.
L'ammoniaque, employée en excès, produit un précipité pulvérulent et jaune, d'or lulminant. Ce composé détone avec Violence pair une douce chaleur et par le choc. Il faut toujours éviter avec la plus grande attention de mettre l'ammoniaque ou des sels ammoniacaux en contact avec les dissolutions acides ou alcalines qui contiennent de l'or.
Les carbonates alcalins ne produisent à froid aucun précipité ; à Taide de la chaleur ils précipitent l'or à l'état d'oxyde hydraté ; il reste toujours dans la dissolution une certaine partie de l'or k l'état de chlorure double; il est, de plus, impossible d'enlever au précipité, par des lavages prolongés, la totalité des sels dont il est imprégné.
Le cyanure de potassium produit un précipité jaune, entièrement et facflement soluble dans un excès de réactif ; 'lorsque la dissolution contient beaucoup d'acide chlorhydrique libre, le cyanure de potassium ne donne aucun précipité.
L'acide oxalique et les oxalates alcalins précipitent l'or i l'état métallique ; il faut chauffer pendant longtemps à 100 degrés pour obtenir la précipitation complète. L'action des réactifs organiques «st nulle, ou du moins très-incomplète, lorsque la dissolution renferme de l'acide azotique.
Le prussiate jaune produit un précipité d'un vert émeraude ; le prussiate rouge ne donne aucun précipité, même dans la dissolution trèâ-faibloment acide.
L'azotate d'oxydule de mercure, versé sans excès dans la dissolution faiblement acide de chlorure d'or, produit un précipité presque noir de protoxyde d'or. Si l'azotate est en excès, on obtient un mélange de protoxyde d'or et de protochlorure de mercure.
Le sulfate de protoxyde de fer produit la précipitation complète de l'or à l'état métallique lorsqu'on opère à 40 ou SO degrés sur des liqueurs concentrées. Dans la dissolution très-étendue et froide, il donne d'abord à la liqueur une coloration bleue ; le précipité brun d'or métallique très-divisé se forme ensuite avec beaucoup de lenteur ; la précipitation de l'or n'est pas complète même après plusieurs jours.
Le protochlorure d'étain, dissous dans l'acide chlorhydrique, donne une coloration d'un brun rougeàtre à la dissolution trèsétendue de chlorure d'or. Dans la dissolution concentrée, le chlorure d'étain produit un précipité dont la couleur varie du brun au rouge pourpre. Pour obtenir le pourpre de Cassius d'une belle couleur, il faut employer une dissolution chlorhydrique contenant du protochlorure et du bichlonire d'étain.
L'iodure de potassium colore d'abord en brun très-foncé la dissolution faiblement acide de chlorure d'or ; il se forme, au bout do quelque temps, un précipité d'un jaune verdâtre de protoiodure d'or; la liqueur contient de l'iode libre.
L'hydrogène sulfuré donne un précipité dont la couleur varie avec le degré de concentration et d'acidité de la dissolution ; il est généralement d'un brun foncé, ou même presque noir ; il se rassemble très-lentement; il est insoluble dans l'eau saturée d'hydrogène sulfuré.
Dans une dissolution tout à fait neutre, le sulfhydrate d'ammoniaque et les sulfures alcalins produisent d'abord des précipités bruns, de sulfure d'or, entièrement et facilement solubles dans un excès de réactif. En décomposant par l'acide chlorhydrique le sulfhydrate ou les sulfures alcalins, on précipite l'or à l'état do sulfure. Le précipité, accompagné d'une proportion plus ou moins forte de soufre libre, est très-volumineux et d'un brun jaunâtre. On ne parvient que très-difricilement à le laver et à le recueillir sur un filtre.
§ 9. — Dosage de Tor.
Le dosage de l'or présente presque toujours de grandes difficultés ; on détermine souvent le métal par la voie sèche, qui permet d'obtenir avec facilité des résultats exacts. Quelquefois, par exemple dans les analyses de certains alliages, on évalue l'or par différence. On ne fait le dosage de Tor par voie humide que lorsqu'il est impossible d'évaluer différemment le métal, et, dans ce cas, on pèse Tor à l'état métallique.
Dissolution ghlorhtdriqub. — Considérons d'abord le cas le plus simple : il s'agit de déterminer l'or dans une liqueur chlorhydrique, ne renfermant par d'acide azotique. On amène l'or à l'état métallique par l'action du sulfate du protoxyde de fer ou par celle de l'acide oxalique.
Sulfate de protoxyde de fer. — La dissolution de chlorure d'or doit être un peu concentrée et assez fortement acidifiée par l'acide chlorhydrique ; on ajoute un assez grand excès de sulfate de protoxyde de fer ; on agite pendant quelques instants ; on recouvre Forifice de la fiole d'un papier, et on la laisse pendant deux jours exposée à une température d'environ 40 degrés. Après ce temps, l'or est quelquefois précipité en totalité ; mais il est impossible de reconnaître à l'aspect de la liqueur si la précipitation est réellement complète.
Pour s'en assurer, on décante la liqueur ; on y ajoute une nouvelle quantité de sulfate de fer, et on la conserve pendant vingt-quatre heures, en la faisant chauffer à environ 50 degrés. Si, après ce temps, il ne s'est formé aucun précipité, on admet que tout l'or se trouve à l'état métallique dans la première fiole. S'il se forme un nouveau dépôt d'or, il faut encore essayer la liqueur décantée, et faire agir, sur le liquide qui est resté dans les deux fioles, une petite quantité de l'agent réducteur. On continue ainsi jusqu'à ce que l'essai d'une des liqueurs décantées indique l'absence de l'or.
On arrive quelquefois du premier coup à la précipitation totale de l'or; mais on est plus ordinairement obligé d'essayer cinq ou six liqueurs décantées successives , chacune d'elles lais-
sant déposer une petite quantité d'or. On est ainsi conduit à employer une proportion très-grande du sulfate de fer, à ajouter successivement de l'acide chlorhydrique afin de maintenir les liqueurs suffisamment acides, et à diviser le précipité d'or entre plusieurs fioles d'assez grandes dimensions.
La précipitation totale étant obtenue, on lave l'or par décantations avec de l'eau faiblement acidulée par l'acide chlorhydrique; on le fait passer sur un filtre pesé ; on achève le lavage avec de l'eau pure ; on fait sécher à 100 degrés et on pèse de nouveau : l'augmentation de poids du filtre donne le poids de l'or métallique. Comme l'or est extrêmement divisé, il faut une grande attention pendant les lavages et pendant la filtration pour ne pas en perdre une quantité appréciable.
Les chances de perte augmentent avec les difficultés qu'on a éprouvées à obtenir la précipitation complète « car le précipité est réparti entre un plus grand nombre de fioles, et il est bien difficile de ne pas laisser quelques parcelles d'or adhérentes aux parois do chacune d'elles.
En raison de cette perte, à laquelle on est toujours exposé, il ne faut pas attacher une très-grande importance à l'incertitude qui peut résulter du mode de pesée sur un filtre, après dessiccation à 100 degrés. La différence dans l'état hygrométrique du papier, lors des deux pesées, n'a pas une bien grande influence sur l'exactitude du résultat.
11 est, du reste , assez facile de peser l'or réuni en un bouton, en opérant de la manière suivante.
On sépare, autant que possible, le métal du papier ; on brûle ce dernier; on introduit les cendres et l'or qui a été séparé du filtre, dans une feuille de plomb pur et pauvre, dont le poids doit être environ le double de celui de l'or ; on passe à la coupelle; on obtient ainsi l'or sous forme d'un bouton qu'on peut peser avec beaucoup d'exactitude. Les opérations sont un peu délicates; mais il est possible de les effectuer sans perte notable du métal précieux.
Cependant nous ne conseillons pas d'opérer ainsi : en cherchant à peser l'or sous forme de bouton^ on n'écarte qu'une cause d'incertitude relativement peu importante. Les principales causes de perte sont dans la précipitation, dans le lavage , et dans la filtration de l'or extrêmement divisé.
Nous ne pouvons fixer, même approjtitnativement, le degré d'exactitude qu'il est possible d'atteindre parle procédé que nous venons d'exposer : il dépend exclusivement de l'habileté de l'opérateur. Nous dirons seulement qu'il est presque impossible d'obtenir, pour le dosage de l'or, autant d'exactitude que pour les déterminations du fer, du cuivre, du nickel, etc. Le procédé de dosage est donc trës-défectueux.
Acide oxalique. — L'emploi de l'acide oxalique présente peutêtre des difficultés moins grandes : on n'a pas à craindre l'action oxydante de l'air sur l'acide oxalique ; on peut opérer dans une capsule, et sur une dissolution renfermant peu d'acide chlorhydrique libre.
On fait agir l'acide oxalique en assez grand excès, à la température de KO à 60 degrés, pendant deux jours au moins.
La précipitation de l'or, accompagnée d'un dégagement d'acide earbonique, se fait d'abord avec assez de rapidité ; elle devient très-lente lorsque la liqueur ne renferme plus qu'une petite quantité d'or ; on ne peut pas reconnattre à quel moment la précipitation est terminée.
Il faut décanter la liqueur claire , y ajouter de Facide oxalique, faire chaufTer entre 60 et 70 degrés pendant 24 heures au moins. S'il se produit un dépôt d'or appréciable, il faut encore décanter, et faire agir une nouvelle quantité d'acide oxalique sur la liqueur décantée, ainsi que sur les petites quantités de liqueurs qui se trouvent au dessus des deux précipités.
L'absence de tout dépôt d'or métallique dans les liqueurs acides décantées, contenant un grand excès d'acide oxalique, et chaufiTées à 60 degrés environ, est la seule indication à peu près certaine de la précipitation totale de Vor.
Lorsque ce résultat est obtenu, on fait passer tous les précipités dans une seule capsule ; on les lave par décantations. L'or est presque toujours en écailles jaunes, douées de l'éclat métallique ; il est rarement très-divisé ; le lavage peut être fait aisément sans qu'il y ait perte de métal. On le reçoit sur un filtre pesé ; on fait sécher à 100 degrés^ et on pèse do nouveau. On peut encore opérer comme nous l'avons dit précédemment, et peser For fondu en un bouton.
Le dosage de Tor est un peu plus exact que dans le cas où lu précipitation est faite par le sulfate de fer ; mais on n'est jamais
certain de réduire la totalité de l'or à l'état métallisé ; la pesée du précipité desséché à iOO degrés, ou du bouton obtenu par coupellation, laisse toujours un peu d'incertitude sur la teneur réelle de la dissolution proposée.
Il est impossible d'employer un autre mode de précipitation . L'hydrogène sulfuré fait bien passer la totalité du chlorure d'or à l'état de sulfure, mais le sulfure no peut pas être lavé ; il ne peut pas être aisément recueilli en totalité sur un filtre. L'emploi da sulfhydrate présente des difficultés plus grandes encore.
On est donc obligé de recourir à l'action de l'acide oxalique ou à celle du sulfate do fer, et nous venons d'indiquer combien les deux procédés de réduction laissent à désirer.
Dissolution régale. — Lorsque l'or est en dissolution dans Tcau régale, ce qui se présente assez ordinairement dans l'analyse des alliages, il est impossible d'obtenir la réduction totale à l'état métallique par l'acide oxalique ou par le sulfate de fer : il faut concentrer la dissolution, en ajoutant progressivement de l'acide chlorhydrique, et faire chauffer presqu'à 100 degrés, jusqu'à ce que tout l'acide azotique soit décomposé ; on fait ensuite agir soit l'acide oxalique soit le sulfate de fer.
Dans la première partie des opérations, évaporation avec addition d'acide chlorhydrique, on est exposé à perdre une fraction très-appréciable de chlorure d'or, entraîné par les vapeurs acides. Le dosage est donc encore plus incertain que dans le cas où la dissolution proposée ne renferme pas d'acide azotique.
Or et tellure. — On doit faire la séparation de l'or du tellure dans l'examen des espèces minérales très-rares, qui renferment des tellurures de divers métaux, or, argent, plomb, etc.
Les procédés analytiques qui ont été proposés jusqu'à présent ne permettent pas d'obtenir le dosage très-exact de Ter; aussi ne ferons-nous connaître qu'un seul de ces procédés. Nous supposons que le minéral proposé contienne seulement du tellure, de l'or, de l'argent et du plomb*
On attaque le minéral par l'eau régale peu azotique ; on fait arriver de l'hydrogène sulfuré, et on sature progressivement par l'ammoniaque ; on lave longtemps avec de l'eau chargée de suifhydrate les sulfures de plomb et d'argent qui restent indissous.
Ces sulfures retiennent presque toujours un peu de sulfures d'or et de tellure ; pour achever la séparation, il est nécessaire de traiter le précipité par l'acide chlorhydrique, auquel on ajoute un peu d'acide azotique, et de recommencer la sulfuration par Thydrogëne sulfuré et par l'ammoniaque, ainsi que les lavages avec de l'eau chargée de sulfhydrate.
L'insolubilité du chlorure d'argent dans une liqueur acide n'empêche pas d'obtenir la totalité de l'argent à l'état de sulfure.
Nous nous occuperons seulement de la dissolution qui renferme les sulfures d'or et de tellure dissous dans un excès considérable de sulfhydrate.
On décompose le sulfhydrate par l'acide chlorhydrique étendu; on lave longtemps par décantations le précipité de soufre libre, de sulfure d'or et de sulfure de tellure. Le lavage exige beaucoup do temps et d'attention, bien que la présence du sulfure de tellure en forte proportion rende beaucoup plus nette la précipitation du sulfure d'or.
Lorsque tous les sels ammoniacaux ont été dissous, on fait sécher à 100 degrés, et on pèse de nouveau. Ces pesées permettent de rapporter au précipité total les résultats qui seront obtenus ultérieurement^ en opérant sur la partie du précipité qu'il est possible de séparer du papier.
On introduit le soufre et les sulfures dans une boule de verre, soudée entre deux tubes de diamètres inégaux. Par le tube le plus petit on fait arriver un courant de chlore parfaitement desséché ; le tube le plus large est recourbé, et plonge dans une dissolution étendue de potasse.
Lorsque l'air a été expulsé de l'appareil, on fait chaufler la boule avec la flamme d'une lampe à alcool ; le soufre, le tellure et l'or sont rapidement attaqués par le chlore ; on règle la température et la rapidité du courant gazeux de telle sorte que la formation des chlorures ait lieu sans trop de vivacité.
Il faut que les chlorures volatils de tellure et de soufre se dégagent lentement de la boule sans entraîner la plus petite quantité du chlorure d'or, et soient complètement absorbés par la dissolution de potasse. On doit chauffer de temps en temps avec la lampe le tube recourbé, îifin d'en expulser la totalité des chlorures volatils qui adhérent aux parois.
Lorsque l'opération est bien conduite on a, d'un côté le chio-
rare d'or dans la boule, de l'autre cdté les acides tellnriqne et sulfurique combinés avec la potasse dans la liqueur alcaline. La séparation de For et du tellure est faite rapidement et avec beaucoup de netteté.
Pour déterminer le tellure, on addifie par l'acide cUorhydrique la dissolution alcaline ; on la concentre par évaporation lente ; on précipite le tellure à l'état libre par l'action prolongée de l'acide sulfureux.
On pèse également l'or à l'état métallique ; on dissout le chlorare par l'acide chlorbydrique ; on lave longtemps la boule avec de l'eau faiblement acidulée par l'acide chlorhydrique, afin d'obtenir en dissolution tout le cblorure d'or ; on fait agir sur cette dissolution soit l'acide oxalique soit le sul&te de fer.
Les précipitations de l'or et du tellure réussissent diffidlement, en sorte que les deux dosages ne sont pas très-rigoureux. On peut obtenir^ par voie sèche, une détermination plus certaine de l'or ; il ne faut jamais négliger de faire l'essai, toutes les fois qu'on peut disposer d'une quantité assez grande du minéral.
Or kt argent. — L'analyse des alliages qui contiennent seulement de l'argent et de l'or peut être faite avec une assez grande exactitude; en pesant l'argent à l'état de chlorure on obtient un contrôle suffisant de la pesée de l'or. Nous devons considérer différents cas particuliers pour l'analyse de ces alliages.
l"* AlUage contenant plus de 80 ptmr 100 d argent. — On opère sur environ 1 gramme d'alliage laminé en une feuille très-mince ; on attaque par l'acide azotique un peu étendu, en faisant chauffer entre SO et 60 degrési Lorsque l'argent parait être entièrement dissous, on ajoute une certaine quantité d'adde concentré, et on fait chauffer à 80 degrés pendant une heure ou deux. L'argent est alors certainement en totalité dans la liqueur azotique ; l'or n'est que très-faiblement attaqué et reste indissous sous forme d'une poudre brune •
On étend de beaucoup d'eau^ et on lave par décantations l'or indissous. 8on lavage étant terminé, on le reçoit sur un filtre pesé ; on fait sécher à 100 degrés et on pèse de nouveau. Avant de considérer le poids ainsi obtenu comme représentant exactement Tor de l'alliage, il convient de vérifier que la matière indissoute par l'iicido azotique ue retient pus trace d'urgent.
A cet effet) on sépare l'or du papier ; on brûle ce dernier seul dans une petite capsule de porcelaine ; on traite par l'eau régale les cendres et l'or qui a été séparé du filtre ; lorsque le métal est entièrement dissous on ajoute un volume d'eau assez grand, et on laisse en repos pendant plusieurs heures.
S'il ne se produit aucun trouble, on peut être certain que l'or n'a pas retenu d'argent. Dans le cas où il se produit un léger précipité, on attend qu'il soit entièrement rassemblé ; on le lave par décantations^ et on le conserve pour le réunir au chlorure d'argent qui sera précipité ultérieurement dans la liqueur azotique. Dans ce second cas, la pesée de l'or impur ne peut pas servir au dosage : ce métal doit être évalué par différence, d'après la détermination de l'argent.
On précipite par l'acide chlorhydrique l'argent contenu dans la liqueur azotique ; on pèse le chlorure d'argent avec les précautions indiquées dans le chapitre précédent.
On calcule d'après le poids du chlorure la proportion de l'argent. Ce dosage étant très-exact, on obtient par différence l'évaluation de l'or, avec une approximation certainement plus grande que celle qui est donnée par la pesée directe de l'or indissous par l'acide azotique.
Il est cependant nécessaire de peser l'or toutes les fois que cela est possible, c'est-à-dire lorsque l'acide azotique a dissous la totalité de l'argent : la comparaison des deux nombres obtenus pour Tor, l'un par la pesée du métal, l'autre par différence, per* met de reconnaître la présence de métaux étrangers qui peuvent échapper à l'analyse, lorsqu'on se contente do peser l'argent à l'état de chlorure.
2* Alliage contenant plus de 80 pour 100 cTor. — L'or natif renferme presque toujours quelques centièmes d'argent; il est à peine attaqué par l'acide azotique ; cet acide ne dissout qu'une fraction de l'argent.
11 en est de même pour les alliages qui renferment une forte proportion d'or. Un alUage d'or et d'argent contenant moins de 60 pour 100 d'argent, réduit en feuille très-mince, n'est pas complètement attaqué par l'acide azotique : l'or indissous retient toujours une quantité appréciable d'argent.
Pour l'analyse d'un alliage riche en or, on peut procéder de deux manières différentes :
972 BiÉTAUX PROPREMENT DITS.
l'^ Ajoater la quantité d'argent nécessaire pour former un alliage attaquable par l'acide azotique ;
2*" Employer l'action de l'eau régale pour faire passer les deux métaux à l'état de chlorures; peser le chlorure d'argent; évaluer l'or par différence.
Inqoarution. Le premier procédé est employé de préférence dans les laboratoires d'essayeurs; son principal avantage est de permettre la pesée rapide de For, en donnant pour ce métal une approximation suffisante.
Le titre de l'alliage proposé est déterminé soit par la pierre de touche^ soit par un traitement préliminaire par l'acide azotique. Nous dirons plus loin quelques mots sur l'emploi de la pierre de touche ; nous ne parlerons maintenant que de l'opération préliminaire.
On traite par l'acide azotique, un poids p, généralement assez petit, de l'alliage laminé en feuille très-mince ; on pèse rapide-
ment la partie indissoute, soit />' son poids : le rapport ^ donne
P une première approximation de la teneur en or de l'alliage proposé.
D'après cette indication, ou bien d'après celle qui est donnée par la pierre de touche, on calcule le poids d'argent fin qu'il faut ajoutera l gramme deralliage pour obtenir un bouton contenant 4 parties d'argent pour 1 partie d'or. On passe à la coupelle 1 gramme de l'alliage^ le poids de l'argent calculé, et 2 grammes de plomb ; on lamine le bouton en une feuille mince^ et on la roule en cornet.
On introduit le cornet dans une fiole ; on ajoute de l'acide azotique un peu étendu (de densité 1,20); on fait chauffer doucement pendant plusieurs heures, tant que l'acide paraît exercer une action sur l'alliage ; on décante ; on verse dans la fiole de l'acide azotique plus concentré (de densité 1,30), et on porte à l'ébuUition pendant une heure environ. L'argent est alors entièrement dissous ; l'or reste presque en totalité insoluble, en conservant la forme du cornet.
On lave l'or par décantations, en prenant les précautions nécessaires pour ne pas briser le cornet.
Le lavage étant terminé, on fait passer le cornet dans une capsule ; on le fait chauffer jusqu'au rouge, afin do lui donner un
peu de solidité ; on le pèse après refroidissement : son poids donne assez exactement la teneur en or de Talliage proposé ; l'argent est calculé par la différence.
En n* employant pas une proportion d'argent plus grande que celle indiquée précédemment, on cherche à conserver à l'or, indissous par Tacide azotique, la cohésion suffisante pour qu'il ne soit pas amené à l'état de poudre ; on évite ainsi les difficultés que présentent le lavage et la filtration de l'or trës-divisé. C'est là certainement un grand avantage, mais il est compensé par un inconvénient assez grave .
Lorsque les opérations sont bien conduites, lorsqu'aucune parcelle d'or ne se détache du cornet, on obtient un poids un peu trop fort, car l'or retient toujours un peu d'argent. Il est facile de s'en convaincre en traitant le cornet (après la pesée) par l'èau régale, et en étendant de beaucoup d'eau : il se produit un dépôt plus ou moins appréciable de chlorure d'argent.
Pour obtenir la détermination exacte de l'or, il faudrait peser ce faible dépôt de chlorure d'argent et retrancher le poids correspondant de l'argent du poids total du cornet. On ne fait pas ordinairement cette correction. En voici les raisons :
La pesée d'une quantité très-petite de chlorure d'argent présente beaucoup de difficulté ; on ne dose pas exactement l'argent qui a été retenu par l'or; la correction n'est donc pas très-rigoureuse.
On est conduit à faire des opérations assez longues, ce qui fait perdre le seul avantage du procédé.
Dans l'attaque de l'alliage par l'acide azotique on perd un peu d'or, et par conséquent le poids ducomet contenant un peu d'argent donne probablement une approximation plus grande que le poids corrigé, en admettant même que la correction puisse être faite exactement.
Les essayeurs qui ont acquis une grande habitude de ce genre d'opérations obtiennent, par les poids des cornets, la détermination très-exacte de l'or contenu dans les alliages.
On lamine l'alliage en feuille très-mince ; on attaque i gramme ^^ régale.* par l'eau régale, en faisant chauffer pendant plusieurs heures, et en agitant très-fréquemment. Lorsque l'action des acides parait être épuisée, on étend de beaucoup d'eau ; on fait chauffer à 60 degrés environ, jusqu'à ce que le chlorure d'argent soit nette-
ment rassemblé ; on le lave par décantations. Qn doit continuer les lavages jusqu'à ce que les liqueurs décantées ne produisent plus le moindre trouble dans une dissolution d'azotate d'argent.
On parvient en général à dissoudre la totalité de l'or par l'eau régale, et par conséquent à obtenir la séparation très-nette des deux métaux. On doit cependant craindre de laisser une partie de Talliago inattaqué, principalement lorsque la proportion de l'argent est un peu forte. 11 faut donc toujours vérifier que l'alliage a été complètement attaqué.
A cet effet, on dissout le chlorure d'argent dans l'ammoniaque. Si le réactif laisse insoluble une petite quantité de l'alliage, il faut la laver avec de Teau, assez longtemps pour enlever la totalité de l'ammoniaque. On recommence ensuite l'attaque par l'eau régale, les lavages du chlorure d'argent par décantations, et enfin la dissolution de ce chlorure dans l'ammoniaque.
Lorsqu'on a obtenu l'attaque complète de l'alliage, on traite les Uqueurs ammoniacales par l'acide azotique; pn lave longtemps le chlorure d'argent par décantations; on pèse le chlorure d'argent, et d'après son poids o#calcule la proportion de l'argent; l'or est évalué par différence.
U est impossible d'obtenir le dosage à peu près exHCt de For contenu en dissolution dans l'eau régale. IjO procédé est donc très-défectueux, puisqu'il oblige à déterminer par différence celui des deux métaux dont la valeur est la plus grande.
3"" Alliages contenant plus de 20 pour 100 (j^or ei plus de 20 paitr i 00 d'argent. — Ces alliages ne sont complètement attaqués ni par l'acide azotique seul ni par l'eau régale; c'est-à-dire que l'acide azotique ne dissout pas la totalité de IVgmt, et que par l'action de l'eau régale on ne parvient pas facilement à dissoudre la totalité de l'or.
On peut procéder de deux manières différentes à l'analyse de ces alliages :
l"" Employer Tacide sulfurique coneentré qui dissout seulement l'argent ;
2'' Ajouter une proportion d'argent assez grande pour former
un second alliage entièrement attaquable par l'acide azotique,
^cijQ L'aUiage étant laminé en feuiUe très-mineé, on le fait chauffer
suifuriqoe. au-dess^s de 100 degrés, dans une capsule de platine arec de
l'acide sulfurique concentré. On fait chauffer plus ou moins for*
tement, suivant la vivacité de l'action de Tacide ; il faut éviter toute projection qui pourrait résulter d'un dégfigepiept trop rapide de l'acide sulfureux; il faut de plus chercher i^ diviser l'alliage avec une spatule de platine, afin d'arriver à f^Af^ passer tout l'argent à l'état de sulfate.
Lorsque l'attaque parait être complète, on laisse refro^Aip; pn fait passer toute la matière dans upe eapsulfi de porpela^pe contenant un volume assez grand d'eau ^oide ) on fait chf^^ffer à TébuUition; on lave par décantations Xçîf qui n'a pas été dissous.
On pèse For métallique avec les précautiq^s précé^^piment indiquées; on calcule l'argent par dilférf^qce.
L'acide sulfurique, lorsque son action est suffisan^iq^nt prolongée, attaque en géuéral complètement le^ alliées d'or et d'argent, alors même que l'or est en proportion très-fortf); cependant, on ne peut jamais être certain que l'or indisspus p^q: l'apide ne retient pas une quantité appréciable d'argenf ; il est dPifP uécessaire de vérifier la pureté de l'or, après l'avpir pesé.
On dissout l'or dans l'fiau régfde ; on étend de beç^ficoiip d'e^y ; on laisse en repos pendant plusieurs hf^ures* ^'il se prpdpit un trouble ou un précipité appréciable de chlorure d'argent, il faut chercher à peser ou à évaluer le chlorure, aQn de ffûre nne porrection au poids de l'or métallique*
Cette correction est incertaine, parce qu'il est impossible d'évaluer ou de peser exactement une très-petite quantité de chlorure d'argent.
On n'obtient pas une plus grande exactitude en pesant tout l'argent à l'état de chlorure.
La majeure partie, sinon la totalité de l'argent se trouve dans la liqueur sulfurique très-étendue, et contenant une fcarte proportion d'acide ; on n'arrive pas à précipiter nettement l'argent à l'état de chlorure, en ajoutant de l'acide chlorhydrique h la liqueur acide.
Le chlorure retient, môme après de longs lavages, un peu d'acide sulfurique ; on n'obtient donc pas le dosage très-exact de l'argent, en pesant ensemble le chlorure qui a été précipité dans la liqueur sulfnrique et le chlorure qui est produit par l'action de l'eau régale sur Tor indissons par l'acide sulfurique.
On évalue approximativement la richesse en or de l'alliage Addition proposé en se servant de la pierre de touche. On ealoule le poids ^''^^"^
d'argent qu'il faut ajouter pour obtenir un alliage renfermant au moins 4 parties d'argent pour i partie d'or. On passe à la coupelle 1 gramme de l'alliage, avec ce poids d'argent fin, et de 2 à 3 grammes de plomb ; on lamine le bouton métallique ; on roule le ruban en cornet et on attaque par l'acide azotique. On pèse l'or îndissous; on vérifie, après la pesée, que l'or ne retient pas une proportion notable d'argent.
Ce procédé permet d'obtenir pour l'or une approximation suffisante; il donne cependant une teneur un peu faible lorsque tout l'argent est dissous par l'acide azotique.
L'argent étant en quantité assez grande, l'acide azotique dissout toujours un peu d'or ; de plus, on perd facilement un peu d*or pendant les lavages lorsque le cornet se brise pendant les opérations.
U résulte des observations que nous venons de présenter que l'analyse des alliages d'or et d'argent ne peut pas être faite avec le degré d'exactitude q\i'exigerait la valeur des métaux; une longue habitude de ce genre d'opérations permet seule de peser Tor avec une approximation suffisante.
Or, argent, cuivre. — On doit procéder à l'analyse de manières trèsHlifférentes, suivant la proportion de l'or; nous examinerons seulement deux cas particuliers :
i"" L'or est en faible quantité ;
2'' L'or est dominant dans F alliage.
Premier cas. Dans le premier cas, on attaque par l'acide azotique l'alliage réduit en une feuille très-mince ; l'or seul reste indissous ; on le lave par décantations, et on le pèse avec les précautions indiquées précédemment.
On le dissout ensuite par l'eau régale, et on étend de beaucoup d'eau, afin de vérifier, par l'absence de tout précipité, qu'on est parvenu à dissoudre la totalité de l'argent dans l'acide azotique.
Dans la liqueur azotique qui contient le cuivre et l'argent, on précipite ce dernier métal par l'acide chlorhydrique ; on pèse le chlorure d'argent. Le cuivre est évalué par différence. Second ces. Lorsqu'il s'agit d'un alliage d'or contenant peu d'argent et de cuivre, on commence par se débarrasser du cuivre^ en passant à la cpupelle 1 gramme de Talliage avec 4 ou 5 grammes de plomb. On .pèse le bouton d'or et d'argent.
On néglige la faible perte d'argent qui a lieu dans la coupel-* lation ; on évalue le cuivre par différence.
On lamine le bouton, et on attaque l'alliage par l'eau régale ; on étend de beaucoup d'eau; on pèse le chlorure d'argent; son poids permet de calculer l'argent; l'or est évalué par différence.
Ce procédé oblige à évaluer par différence le métal auquel l'alliage doit presque toute sa valeur. Pour éviter cet inconvénient et pouvoir peser l'or, il faut opérer de la manière suivante :
On passe à la coupelle i gramme de l'alliage avec du plomb ; on pèse le bouton d'or et d'argent , ee qui permet d^évaluer le cuivre par différence. On passe de nouveau à la coupelle le bouton obtenu, avec 4 grammes d'argent et avec 3 ou 4 grammes de plomb.
On lamine le nouveau bouton; on attaque par l'acide azotique l'alliage qui contient plus de 4 parties d'argent pour 1 partie d'or. On pèse l'or insoluble ; l'argent est évalué par différence.
On vérifie que l'or n'a pas retenu une quantité appréciable d'argent, en le dissolvant dans l'eau régale, et en étendant de de beaucoup d'eau.
Ainsi que nous l'avons dit précédemment, la pesée de l'or ne donne pas très-rigoureusement la proportion de ce métal. S'il y a une faible erreur, elle est reportée sur l'argent ; mais une petite inexactitude sur l'argent n'a pas une grande importance : c'est principalement l'or qu'il faudrait doser très- exactement.
Lorsqu'il s'agit d'un alliage contenant seulement de l'or et du cuivre, la coupellation donne pour l'or une approximation suffisante ; le cuivre est encore évalué par différence. En cherchant à doser l'or par voie humide, on n'obtiendrait pas des résultats plus exacts.
Emploi de la pierre de touehe. — On se sert de la pierre de touche dans les laboratoires d'essayeurs pour constater rapidement si les alliages d'or et de cuivre, et plus rarement les alliages ^ d'or et d'argent, employés pour les b^oux et pour les objets d'art, sont au titre légal, ou au titre énoncé par les fabricants.
L'application de ce procédé étant généralement bien connue, nous en exposerons seulement le principe.
On peut, à la rigueur, employer comme pierre de touche des
lames de verre dur et dépoli ; mais les résultats sont plus nets T. IV. 6a
lorsqu'on se sert d'une pierre naturelle très-dure^ inattaquable aux acides ; ou donne la préférence à la coméennej parfaitement polie.
Le choix de la pierre présente quelques difficultés ; il est essentiel qu'elle présente sur toute l'étendue de la surface polie le même grain et la même dureté .
Pour les alliages de cuivre et d'or, on emploie une liqueur acide , composée de 98 parties d'acide azotique pur de densité 1,349 de 2 parties d'acide chlorhydrique pur de densité 1,173 , et de 28 parties d'eau.
On se sert de toncheaux^ barreaux ou lames d'alliages contenant des proportions connues de cuivre et d'or.
Pour les alliages d'or et d'argent, la liqueur acide a la même composition ; les toucheaux sont des alliages d'or et d'argent à des titres connus.
Opération. — Prenons pour exemple un alliage d'or et de cuivre, dont le titre légal doit être de 7K0 millièmes.
On fait sur la pierre de touche , avec l'alliage, une trace de quelques millimètres de longueur et de largeur. On mouille la trace avec une barbe de plume trempée dans la liqueur acide, en opérant, autant que possible, à la température de 10 à 12 degrés.
On laisse la liqueur acide agir pendant un temps très-oourt, une minute tout au plus; on examine l'effet produit sur la trace; on essuie la pierre, et on observe de nouveau la trace. Ce seul examen suffit ordinairement pour faire reconnaître si l'alliage proposé est au titre légal ou à un titre inférieur.
En effet, la liqueur acide est à peu près sans action sur la trace, à la température de 12 degrés, lorsque l'alliage est au titre de 7S0 millièmes; l'acide dissout une grande partie du cuivre lorsque l'alliage est à un titre inférieur.
On peut aisément fixer avec approximation la teneur en or de l'alliage proposé, en faisant sur la même pierre des traces égales avec les toucheaux, et en traitant ces traces de la même manière. La composition de l'alliage proposé se rapproche certainement beaucoup de celle du toucheau, dont la trace s'est compor» tée de même dans le traitement par la liqueur acide.
Pour les alliages à un titre plus élevé que 7S0 millièmes, il faut opérer à une température d'autant plus élevée que les alliages sont plus riches, et il n'est pas facile de distinguer nette-
ment la faible différence exercée par la liqueur acide sur les traces d'alliages de titres peu écartés.
Au contraire^ pour les alliages plus pauvres que 7S0 millièmes, le cuivre est facilement dissous par l'acide, et on distingue avec netteté des différences assez faibles dans la composition des ailiages. Les essayeurs habiles font rarement uni? erreur do plus de 9 à 10 millièmes sur la teneur en or des alliages dont le titre est inférieur à 750 millièmes : un opérateur peu exercé commet facilement des erreurs de IS à 20 millièmes*
Pour les alliages d'or et d'argent l'estimation de la teneur en or est un peu incertaine, principalement lorsque les alliages sont à un titre élevé : on atteint bien rarement l'approximation de 10 millièmes.
S S. ^ ninérawK mt mlawalS'
L'or se trouve presque toujours à l'état natif, en combinaison avec divers métaux, notamment avec l'argent, le cuivre, le fer^ le palladium, le rhodium. Il entre en proportion variable dans la composition de divers tellurures. Il est employé dans les arts, pour les bijoux, pour les monnaies, etc., à l'état d'alliages avec le fer, l'argent et le cuivre.
Dans les usines qui traitent des minerais divers aurifères, on obtient un grand nombre de produits qui renferment une faible proportion d'or. Nous ne pouvons nous engager dans l'examen de ces produits, car il nous faudrait décrire en détail des procédés métallurgiques très-compliqués.
Nous devons nous borner à faire une seule observation à leur sujet : on ne peut déterminer que par la voie sèche leur teneur en or. Leurs analyses ne peuvent être utiles que pour faire connaître si les opérations sont bien conduites, ou s'il est opportun de modifier la marche des opérations ; les produits contiennnent trop peu d'or pour qu'il y ait lieu d'en tenir compte dans les analyses.
Nous avons donné précédemment des indications suffisantes sur les propriétés des principaux alliages, et sur les procédés d'analyse qui leur sont applicables; nous n'avons à considérer maintenant que l'or natif.
OE HATir.
L'or natif se présente en abondance plus ou moins grande dans des conditions très-diverses : disséminé en parcelles invisibles, en grains irréguliers, en petites masses ramifiées, dans un certain nombre de minerais métalliques, dans les roches quartzeuses qui contiennent ces minerais, ou dans les gangues terreuses qui les accompagnent dans les filons ; en grains, en paillettes, en masses parfois considérables, dans des filons de quartz et dans des alluviens très-anciennes ; en paillettes très-fines, et plus rarement en grains très-petits dans les alluvions modernes, déposées encore actuellement par les eaux de certains fleuves et torrents qui coulent sur des terrains aurifères.
Minerais métalliques. — Les minéraux et minerais métalliques qui renferment le plus ordinairement de For sont : les pyrites arsenicales ; les pyrites de fer; les cuivres pyriteux et panachés ; le sulfure d'antimoine ; les cuivres gris ; la galène ; la blende ; les minerais d'argent. L'or est souvent en proportion très-faible, et sa présence ne peut être constatée que par des essais faits par la voie sèche.
Dans un petit nombre de localités, les minerais d'argent, les pyrites de fer, les pyrites arsenicales, contiennent de l'or en grains ou en ramifications de dinaensions appréciables, et sont d'une très-grande richesse : nous citerons les pyrites de Maxwell (Californie), et les pyrites arsenicales de Tolèdo (Californie), dont certains échantillons rendent à l'essai de 0,60 à 1,00 pour 100 d'or \
L'or natif séparé de ces minerais par des procédés mécaniques renferme un pou d'argent, de S à 10 pour 100 : il est probable que l'or contenu en particules invisibles dans les divers minerais métalliques contient également de l'argent ; mais ce fait ne peut pas être constaté par les essais, les minerais étant presque toujours argentifères.
Il est même souvent très-difficile de fixer par les essais la te-
1 A la parlie supérieure des filons et des divers gisements de minerais aurifères, l'or se présente fréquemment en proportion assez forte dans les oxydes et dans les produits oxydés provenant de Valtération des minerais par les agents atmosphériques. Les chapeaux de fer des filons pyriteux sont presque toujours plus riches en or qae U misse des pyrites.
neur véritable de ces minerais : on obtient par la coupellation des boutons très-petits, contenant For et Targent ; la séparation des deux métaux par l'acide azotique ne donne que bien rarement pour l'or une approximation suffisante.
Filons quartzeux. — Les filons quartzeux contenant de For sont connus et exploités dans un grand nombre de localités ; ils traversent en général des terrains très-anciens, des micaschistes ou des schistes talqueux.
Les mines de Transylvanie sont exploitées depuis des siècles , mais elles no produisent qu'une assez petite quantité d'or. Les filons les plus riches sont ceux des deux Amériques.
La matière principale de remplissage de ces filons est généralement le quartz blanc, et l'or se trouve réparti avec la plus grande irrégularité. Dans quelques mines, on a rencontré l'or dans des veines de quartz, dans des veines de carbonates de chaux spathique^ et de sulfate de baryte. L'arrivée de l'or, évidemment contemporaine de celle du quartz, parait être postérieure à celle des remplissages calcaire et barytique. L'or n'est jamais intimement mélangé avec ces deux gangues, il remplit seulement quelques fissures dans le calcaire ou dans le sulfate de barvte.
Certaines parties des filons quartzeux aurifères présentent des cavités irrégulières, tapissées d'oxyde de fer, quelquefois même d'oxyde de manganèse ; ces oxydes renferment de l'or métallique ; ils proviennent de l'altération des pyrites par les eaux qui ont pu descendre de la surface.
Alluvions anciennes. — La plus grande partie de l'or livré à la circulation provient de l'exploitation et du lavage des alluvions anciennes, en Sibérie, en Californie, en Australie, etc.
Ces alluvions présentent la plus grande diversité de composition ; elles contiennent l'or en pépites à angles arrondis, en grains aplatis ou de forme irrégulière, en plaquettes ou en paillettes isolées ou engagées dans du quartz. Elles renferment des galets de quartz contenant de l'or, et provenant évidemment de la destruction par les eaux de filons ou de roches quartzeuses aurifères. Elles forment quelquefois des bancs puissants imprégnés, postérieurement à leur dépôt, de quartz tenant de l'or en grains fins assez régulièrement disséminés.
L'or que renferment les alluvions se rapporte à deux époques différentes : c'est un fait que les exploitants^ ne doivent jamais
Mf MÉTAUX PROMIEMENT DITS.
perdre de vue. Sous le rapport de la compositiou chimique, il n'y a du reste aucune différence entre Tor en pépites ou en grains contemporains des alluvions, et l'or qui a pénétré dans les allu* viens postérieurement à leur formation : tous les deux contiennent de l'argent en proportion presque constante dans la même contrée, variable d'un pays à l'autre.
Nous citerons plus loin la composition d'un assez grand nombre d'échantillons.
Alluvions modernes. — Presque tous les fleuves et torrents qui coulent sur des terrains anciens, et même sur les grandes assises quartzenses qui. constituent dans quelques contrées la base du terrain houiller, roulent des paillettes d'or, et leurs alluvions peuvent être exploitées par lavages dans certaines parties de leur cours. H est probable que les paillettes les plus fines échap* peut aux orpailleurs : ils ne peuvent traiter que les graviers, o'est-à*dire la partie la plus lourde des alluvions, contenant l'or en paillettes visibles.
L'or des alluvions modernes contient une certaine proportion d'argent, de même que l'or exploité dans les filons et l'or retiré des alluvions anciennes.
Cai^actères. — L'or natif a presque toujours la couleur jaune caractéristique de l'or pur, alors même qu'il contient une forte proportion d'argent : il faut cependant faire une exception pour certaines lamelles ou pour quelques grains métalliques qui ac* compagnent l'or natif de couleur jaune dans plusieurs gisements, notamment au Brésil et en Colombie. Ces lamelles ou ces grains ont une couleur beaucoup plus pâle et un éclat tout différent ; ils contiennent des alliages plus ou moins définis d'or et d'argent, d'or et de palladium, d'or et de rhodium.
La couleur jaune de l'or natif porte à admettre que les deux métaux, or et argent, sont seulement mélangés, et que, par conséquent, leur dépôt a été fait par voie humide.
On est conduit à la même conclusion par la densité de l'or natif; elle est ordinairement inférieure à la densité des alliages fondus contenant les mêmes proportions d'or et d'argent. La densité de l'or natif augmente par la fusion, et devient égale à celle qu'on peut calculer d'après les densités et les proportions des deux métaux. Ainsi,' la densité de l'or de Californie contenant
8,80 pour 100 d'argent est seulement de 14,60; elle devient de 17,48 par la fusion.
li'or natif est faiblement attaqué par l'acide azotique; on ne parvient pas à dissoudre la totalité de l'argent en faisant agir l'acide concentré sur le métal amené à l'état de feuille très^mince : lorsqu'il s'agit d'analyser un échantiUon d'or, il faut toujours employer l'eau régale.
Dans les nombreux échantillons qui ont été analysés, on n'a trouvé, avec l'or et l'argent, que des quantités très-faibles de fer et de cuivre.
Nous citerons un certain nombre d'exemples numériques :
Trani|lvaDie.
Or.
Sibérie.
lOM 92.60.
Argait... 58,74 36,48 28.30 7,02...
Fer t 9 0,84 0,08...
GuiVre... » h » » ...
Or 86,57.
ArgMt 12,38.
Fer 0,54
GuiYre 0,29.
Or
Argent.
Fer
CaiTre. ,
Qattremie.
0j38 traces.
QQ ftft W,0O
Attttralie.
SéDégal.
Bréiil.
Colombie.
100,00 Bréiii.
tnoet
Or
Argent
Palladiam....
Rhodinn
.%Hiiiyfi#« — Nous prendrons comme exemple l'examen d'un écbsmtillon d'or natif contenant de l'argent, du fer et du cuivre
gg4 MÉTAUX PROPREMENT DITS.
On doit d'abord déterminer la densité; il faut ensuite faire fondre un certain poids du métal dans un creuset de porcelaine, et prendre la densité de l'alliage fondu. La comparaison des deux nombres permet d'émettre une opinion sur le mode de formation de l'or natif.
Pour l'analyse elle-même, on doit opérer sur un poids un peu fort, sur 3 grammes environ ; il faut, en eflTet, doser avec exactitude l'argent, le fer et le cuivre, qui sont en proportions assez faibles, et calculer l'or par différence.
Lorsqu'on ne peut pas sacrifier à l'analyse un poids d'or aussi fort, il est presque toujours impossible de déterminer avec exactitude le fer et le cuivre ; on n'obtient même pour l'argent qu'une approximation un peu douteuse ; le nombre obtenu pour l'or n'offre pas le degré de certitude désirable .
On attaque l'or natif par l'eau régale, en faisant chauffer à 60 degrés environ. L'attaque se fait rapidement lorsque l'échantillon contient seulement de 8 à 10 pour 100 d'argent; elle a lieu lentement quand lu proportion de l'argent est plus forte : on n'arrive alors à dissoudre la totalité de Tor qu'en ayant soin de réduire l'or natif en feuille très-mince avant de le traiter par l'eau régale, et en prolongeant beaucoup l'action des acides.
Lorsque l'attaque est complète, on étend de beaucoup d'eau; on laisse le chlorure d'ai*gent se rassembler ; on le lave par décantations, et on le pèse' avec les précautions précédemment indiquées. D'après son poids ou calcule la proportion de l'ai^ gent : la détermination est suffisamment exacte lorsque le poids du chlorure d'argent est un peu fort.
Après avoir pesé le chlorure d'argent, on vérifie qu'il ne contient pas un peu d'or qui aurait pu échapper à l'action de l'eau régale; on fait cette vérification en dissolvant le chlorure d'argent dans l'ammoniaque.
On peut aussi faire la vérification avant la dessiccation du chlorure d'argent; il faut alors précipiter le chlorure en satarant l'ammoniaque par l'acide azotique, laver de nouveau le précipité par décantations, et enfin le faire sécher et le peser.
Dans la liqueur f égale on a seulement à déterminer le fer et le cuivre ; on fait arriver un courant rapide d'hydrogène sulfuré, on sature par l'ammoniaque, et on ajoute du sulfhydrate. On lave par décantations les sulfures de fer et de cuivre, en em-