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ployant de Veau chargée de sulfhydrate. Ces lavages doivent être assez prolongés pour enlever certainement aux sulfures de fer et de cuivre la totalité du sulfosel d'or dont ils sont imprégnés au moment de leur précipitation. On achève le lavage des sulfures avec de l'eau pure.
On traite les sulfures par l'acide chlorhydrique faible; on fait arriver un peu d'hydrogène sulfuré dans la liqueur acide. On pèse, s'il y a lieu, le cuivre à l'état de sulfure Ct^S, et le fer à l'état de peroxyde.
Ces dosages exigent une grande attention, car il est important d'obtenir des nombres très-exacts pour les deux métaux, en pesant des quantités extrêmement petites de sulfure de cuivre et de peroxyde de fer.
L'or est évalué par difTérence : c'est là un très-grave inconvénient ; car, en conduisant l'analyse comme nous venons de l'indiquer, on est exposé à porter au compte de l'or des proportions peut-être notables d'autres métaux.
Pour se mettre à l'abri de cette erreur, il faut chercher à peser directement l'or métallique, afin de comparer son poids à celui qui a été obtenu par différence, et de n'accepter ce dernier comme exact que dans le cas où les deux nombres sont à peu près concordants.
On attaque 1 gramme environ de l'or natif proposé par l'eau régale très-chlorhydrique, en ajoutant l'acide azotique par fractions ; on cherche à n'employer que la quantité d'acide azotique strictement suffisante pour que tout l'or puisse être dissous dans l'acide chlorhydrique. Lorsque l'attaque est complète, on étend de beaucoup d'eau; on sépare le chlorure d'argent; on concentre la liqueur chlorhydrique, on fait chauffer entre 80 et iOO degrés, en ajoutant de temps en temps de l'acide chlorhydrique, jusqu'à décomposition totale de l'acide azotique.
On cherche alors à précipiter l'or par l'acide oxalique ; on pèse l'or métallique obtenu. Les difficultés que présente la précipitation de l'or sont tellement grandes, qu'on ne peut pas considérer comme très-exact le nombre qui est donné par la pesée ; ainsi que nous l'avons déjà dit, il ne peut servir que de contrôle au poids de l'or évalué par différence.
§ 4. -* WUmmim par la ▼•le sèche.
On détermine par la voie sèche la teneur en or des minerais métalliques, tels que les pyrites, la pyrite arsenicale, la blende, la galène, etc., et celle des alliages de l'or avec le cuivre, etc. Nous passerons très-rapidement sur les essais, et nous renverrons nos lecteurs aux détails que nous avons donnés dans le chapitre précédent.
Presque tous les minerais métalliques qui contiennent de For renferment aussi de l'argent, et les opérations doivent être conduites de manière à réunir dans un bouton l'argent et l'or des minerais. Parmi les divers procédés que nous avons décrits dans le chapitre de l'argent, il faut choisir ceux qui sont les plus convenables dans les différents cas particuliers; il faut prendre quelques précautions spéciales pour limiter le plus possible la perte des métaux précieux. C'est seulement sur le choix des procédés et sur les précautions les plus essentielles que nous avons à présenter quelques observations.
Considérons d'abord les minerais et matières aurifères qui ne peuvent pas être passées directement à la coupelle : les pyrites, le sulfure d'antimoine^ les minerais de cuivre, la blende, la galène, les tellurures et les alluvions.
Nous admettons de plus que l'or est le métal principal, c'està-dire que, tout en cherchant à constater si les minerais sont argentifères, on' attache plus d'importance à la détermination de l'or qu'à celle de l'argent.
Les essais comprennent trois séries d'opérations : dans la première, on réunit l'or et l'argent dans un culot de plomb assez pur pour passer facilement à la coupelle; dans la seconde, on sépare ensemble, par coupellation, l'or et l'argent du plomb ; dans la troisième, on effectue la séparation de l'or et de l'argent, on cherche à faire aussi exactement que possible l'évaluation ou la pesée de l'or.
taODUCnOH DU CULOT DB PLOMB.
On peut produire le culot de plomb par deux méthodes différentes : par scoriiication , par fusion avec divers réactifs. La scoriiication doit être conduite comme nous l'avons dit pour