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99,90 Brésil.
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QaIKoriiie.
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Sénégal.
99,00 Colombie.
100,00 Brésil.
traces
Or.
Argent
Palladinm. . . .
Rhodium
/%niiiy««« -^ Nous prendrons comme exemple l'examen d'un échantillon d'or natif contenant de l'argent, du for et du cuivre
Ou doit d'abord déterminer la dennté; il faut ensuite Eaire fondre un certain poids du métal dans un creuset de porcelaine, et prendre la densité de l'alliage fondu. La comparaison des deux nombres permet d'émettre une opinion sur le mode de formation de l'or natif.
Pour l'analyse elle-même, on doit opérer sur un poids un peu fort, sur 3 grammes environ; il faut, en effet, doser avec exactitude l'argent, le fer et le cuivre, qui sont en proportions assez faibles, et calculer l'or par différence.
Lorsqu'on ne peut pas sacrifier à l'analyse un poids d'or aussi fort, il est presque toujours impossible de déterminer avec exactitude le fer et le cuivre ; on n'obtient même pour l'argent qu'une approximation un peu douteuse ; le nombre obtenu pour l'or n'offre pas le degré de certitude désirable.
On attaque l'or natif par l'eau régale, en faisant chauffer à 60 degrés environ. L'attaque se fait rapidement lorsque l'échantillon contient seulement de 8 à iO pour iOO d'argent; elle a lieu lentement quand lu proportion de l'argent est plus forte : on n'arrive alors à dissoudre la totaUté de Tor qu'en ayant soin de réduire l'or natif en feuille très-mince avant de le traiter par l'eau régale, et en prolongeant beaucoup l'action des acides.
Lorsque l'attaque est complète, on étend de beaucoup d'eau; on laisse le chlorure d'argent se rassembler ; on le lave par décantations, et on le pèse avec les précautions précédemment indiquées. D'après son poids on calcule la proportion de l'argent : la détermination est suffisamment exacte lorsque le poids du chlorure d'argent est un peu fort.
Après avoir pesé le chlorure d'argent, on vérifie qu'il ne contient pas un peu d'or qui aurait pu échapper à l'action de l'eau régale ; on fait cette vérification en dissolvant le chlorure d'argent dans l'ammoniaque.
On peut aussi faire la vérification avant la dessiccation du chlorure d'argent; il faut alors précipiter le chlorure en saturant l'ammoniaque pai' l'acide azotique, laver de nouveau le précipité par décantations, et enfin le faire sécher et le peser.
Dans la liqueur régale on a seulement à déterminer le fer et le cuivre ; on fait arriver un courant rapide d'hydrogène sulfuré, on sature par l'ammoniaque, et on ajoute du sulfhydrate. On lave par décantations les sulfures de fer et de cuivre, en em-
ployant de Teau chargée de sulfhydrate. Ces lavages doivent être assez prolongés pour ealever o^rtainement aux solfures de fer et de cuivre la totalité du sulfosel d'or dont ils sont imprégnés au moment de leur précipitation. On achève le lavage des sulfures avec de l'eau pure.
On traite les sulfures par l'acide chlorhydiique faible; on fait arriver im peu d'hydrogène sulfuré dans la liqueur acide. On pèse, s'il y a lieu, le cuivre à l'état de sulfure Cw*S, et le fer à l'état de peroxyde.
Ces dosages exigent une grande attention, car il est important d'obtenir des nombres très-exacts pour les deux métaux, en pesant des quantités extrêmement petites de sulfure de cuivre et de peroxyde de fer.
L'or est évalué par difiTérence : c'est là un très-grave inconvénient ; car, en conduisant l'analyse comme nous venons de l'indiquer, on est exposé à porter au compte de For des proportions peut-être notables d'autres métaux.
Pour se mettre à l'abri de cette erreur, il faut chercher à peser directement l'or métallique, afin de comparer son poids à celui qui a été obtenu par difféfence, et de n'accepter ce dernier comme exact que dans le cas où les deux nombres sont à peu près concordants.
On attaque i gramme environ de l'or natif proposé par l'eau régale très-chlorhydrique, en ajoutant l'acide azotique par fractions ; on cherche à n'employer que la quantité d'acide azotique strictement suffisante pour que tout l'or puisse être dissous dans l'acide chlorhydrique. Lorsque l'attaque est complète, on étend de beaucoup d'eaii; on sépare le chlorure d'argent; on concentre la liqueur chlorhydrique, on fait chauffer entre 80 et 100 degrés, en ajoutant de temps en temps de l'acide chlorhydrique, jusqu'à décomposition totale de l'acide azotique.
On cherche alors à précipiter l'or par l'acide oxalique ; on pèse l'or métallique obtenu. Les difficultés que présente la précipitation de l'or sont tellement grandes, qu'on ne peut pas considérer comme très-exact le nombre qui est donné par la pesée ; ainsi que nous l'avons déjà dit, il ne peut servir que de contrôle au poids de l'or évalué par différence.
On détermine par la voie sèche la teneur en or des minerab métalliques, tels que les pyrites, la pyrite arsenicale, la blende, la galène, etc., et celle des alliages de for avec le cuivre, etc. Nous passerons très-rapidement sur les essais, et nous renverrons nos lecteurs aux détails que nous avons donnés dans le chapitre précédent.
Presque tous les minerais métalliques qui contiennent de l'or renferment aussi de l'argent, et les opérations doivent être conduites de manière à réunir dans un bouton l'argent et For des minerais. Parmi les divers procédés que iious avons décrits dans le chapitre de l'argent, il faut choisir ceux qui sont les plus convenables dans les différents cas particuliers; il faut prendre quelques précautions spéciales pour limiter le plus possible la perte des métaux précieux. C*est seulement sur le choix des procédés et sur les précautions les plus essentielles que nous avons à présenter quelques observations.
Considérons d'abord les minerais et matières aurifères qui ne peuvent pas être passées directement à la coupelle : les pyrites, le sulfure d'antimoine^ les minerais de cuivre, la blende, la galène, les tellurures et les alluvions.
Nous admettons de plus que Tor est le métal principal, c'està-dire que, tout en cherchant à constater si les minerais sont arpentif'Tes, on attache plus d'importance à la détermination de l'or qu'à celle de l'argent.
Les essais comprennent trois séries d'opérations : dans la première, on réunit l'or et l'argent dans un culot de plomb assez pur pour passer facilement à la coupelle; dans la seconde, on sépare ensemble, par coupollatîon, l'or et l'argent du plomb; dans la troisième, on effectue la séparation de l'or et de l'argent, on cherche à faire aussi exactement que possible l'évaluation on la pesée de l'or.
PBODUCnOH DU CULOT DB PLOMB.
On peut produire le culot de plomb par deux méthodes diffi* rentes : par scorification, par fusion avec divers réactifs. La scorification doit être conduite comme nous l'avons dit pour
Otl. <•*
les minerais d'argent; nous n'avons rien à ajouter aux détails que nous avons donnés. On emploie rarement ce procédé, bien qu'il permette de concentrer assez rapidement, et sans perte, For des minerais dans un culot de plomb d'une pureté suffisante. Les minerais sont généralement trfes-pauvres : on est obligé d'opérer sur des poids considérables pour déterminer leur teneur ; la scorification d'une grande masse de matières est une opération très-incommode.
Nous ne parlerons que de la seconde méthode, de la fusion des minerais avec divers réactifs. Dans les essais, il ne faut pas perdre de vue que l'affinité de l'or pour le plomb métallique, bien que très-grande, n'empêche pas l'or de rester en partJe dans les scories lorsque celles-ci contiennent des sulfures, ou lorsqu'elles renferment des silicates un peu fortement acides.
r est essentiel de choisir les réactifs de telle sorte que les scories, parfaitement fluides, ne renferment que des corps oxydés, et soient très-basiques. La perte de Tor à la coupellation n'augmente pas notablement avec le poids du culot de plomb ; il ne faut donc pas s'astreindre à obtenir dans la fusion des ciilots d'un poids assez faible : on doit, au contraire, s'attacher à produire des ciilots pesant de .•50 à 60 grammes, et même davantage ; on est plus certain d'enlever la totalité de For aux scories, et de rendre négligeable la perte qui résulte des fines grenailles de plomb adhérentes aux parois des creusets, ou disséminées dans les scories.
Pyrites de fer. — Le poids des pyrites sur lequel il convient d'opérer est extrêmement variable : pour les minerais riches, par exemple pour certains échantillons de pyrites de la mine Maxwell (Californie), on obtient des résultats très-exacts en traitant de iO à20 grammes; mais, en général, les minerais pyrîteux contiennent une proportion d'or tellement faible, qu'il faut opérer sur 200 grammes au moins pour obtenir une quantité notable d'or.
Deux procédés de fusion peuvent être adoptés; l'un d'eux est applicable à tous les minerais, riches ou pauvres ; l'autre ne s'applique qu'aux minerais riches.
Ptemier procédé. — On grille le minerai dans un têt enterre réfractaire, dont la surface intérieure est garnie de sanguine;
MÉTAUX PROPREBŒNT WTS.
on prend, dans le grillage, les précautions que nous avons préeédemment recommandées, pour expulser à très-peu près la totalité du soufire à l'état d'acide sulfureux, pour limiter le plus possible la production des arséniates et des sulEates.
On mélange le minerai grillé avec 1 partie de borax, 1 partie de carbonate de soude, 2 parties de litbarge. On fond le mélange dans un grand creuset de terre; on évite l'emploi d'une lame de fer pour apaiser le boursouflement.
Lorsque les matières sont arrivées à l'état de fusion tranquille, ou introduit dans le creuset, en trois ou quatre fois, 60 grammes de litbarge intimement mélangée avec 2 grammes de charbon. Avant chaque addition, on a soin de laisser refroidir un peu le creuset, afin que, les matières étant moins fluides, le contact du plomb métallique avec la scorie soit plus prolongé. On termine l'opération par un coup de feu qui doit durer seulement quatre ou cinq minutes.
On laisse refroidir très-lentement. En cassant le creuset froid, on en retire un culot de plomb, pesant de 40 à SO grammes, et contenant tout l'or du minerai.
Second procédé. — On fait fondre le minerai avec du nitre, du carbonate de soude, du borax et de la litbarge. Le nitre doit être en quantité suffisante pour produire l'oxydation à peu près totale du soufre, de l'arsenic et des métaux ; la litbarge ne doit donner que très-peu de plomb métallique. Lorsque toutes les matières sont bien fondues on ajoute, par fractions, 60 grammes de litbarge intimement mélangée avec 2 grammes de cbarbon.
On doit avoir la précaution, que nous avons déjà recommandée plusieurs fois, de laisser refroidir le creuset avant cbacune des additions du mélange litbarge et cbarbon.
Le culot de plomb obtenu dans ces conditions pèse ordinairement de 40 à 60 grammes ; il est très-pur et contient l'or et ^aI^ gent du minerai.
Pour déterminer la quantité de nitre qu'il convient d'employer, il faut faire un essai préalable, en fondant i granune du minerai avec 100 grammes de litbarge. Soit p le poids du culot de plomb obtenu , on calcule la quantité de nitre qui correspond, pour l'action oxydante, à ce poids p de plomb.
Cbaque opérateur a son coefficient spécial pour les actions oxydantes relatives du nitre et de la litbarge : en général, 1 partie de
nitre équivaut à 3 ou à 4 parties de litharge. En admettant le rapport de 1 : 4, ou prend pour la quantité de nitre à employer
pour le poids P du minerai, sur lequel on doit opérer, P. -j-; c'est-
à-dire qu'on emploie la quantité de nitre qui, d'après Vessai préliminaire, est suffisante pour oxyder toutes les matières oxydables du minerai, et pour prévenir toute réduction de la litharge. C'est là une différence importante à signaler dans l'application du procédé pour les essais d'argent et pour les essais d'or ^
La proportion de nitre qu'il faut employer étant très-grande, on ne peut pas conduire convenablement la fusion lorsqu'on opère sur un poids un peu fort de minerai ; il est déjà très-difficile d'amener les matières à l'état de fusion tranquille lorsqu'on opère sur 15 grammes de pyrite ; le procédé n'est donc pas applicable aux minerais pauvres.
Nous citerons un seul exemple numérique des proportions des réactifs.
Pour une pyrite arsenicale contenant au plus 10 pour 100 de gangue quartzeuse, en opérant sur 15 grammes de minerai, on emploie 30 grammes de carbonate de soude, 20 grammes de borax, 100 grammes de litharge et 30 grammes de nitre.
Le mélange est placé dans un grand creuset de terre, qui doit être rempli tout au pjus à la moitié de sa hauteur. On conduit la fusion avec une lenteur telle, que le boursouflement ne fasse pas passer une partie des matières par-dessus les bords du creuset.
* Qaand il 8*agit d'an minerai aarifbre d'une teneor ordinairement trës-Ciible, il est essentiel d'écarter toutes les causes de perte. Bn employant une quantité de nitre insuffisante, et en comptant sur la littiarge pour achever l'oxydation du minerai, on s*expose à la formation d*une certaine proportion de sulfure ou d'arséniure d'or, dans les premiers moments de la Aision des matières, pour lesquelles on n'obtient pas toujours un mélange parfaitement intime du minerai, du nitre, des fondants alcalins et de la litharge. Le sulfure et Tarséniure d'or sont promptement décomposés par la litharge (qui est UKyours en grand excès) lorsque le creuset est porté au rouge ; mais la décomposition est-elle rigoureusement complète, et l'or est-il ramené entièrement à Tétat métallique ? (Test ce qu'il est impossible d'affirmer. La cause de perte est certainement très-fiible ; elle ne prend de l'importance qu'en raison de la valeur de l'or, et en raison de la petite quantité d'or qu'il s'agit d^évaluer.
La même cause de perte se présente dans la fusion des minerais d'argent ; mais dans ce cas elle est tout à dit négligeable, non-seulement en raison de la valeur de l'argent et de la quantité de l'argent qu'il faut évaluer, mais encore par comparaison avec les autres causes de perte qui ont une importance beaucoup plus grande, et qu'il est impossible d'éviter.
On n obtient la fusion tranquille qu'au bout d'un temps asset long^ de 45 à 60 minutes, et sourent le creuset ne résiste pas à raction corrosive de la litharge et des réactifs alcalins.
CuivRB PYRiTEUx. — CuivRE pANAGHÉi — Ces deux classes de minerais doivent être traitées comme les pyrites de fer. Ces minerais contiennent ordinairement très-peu d'or, il faut leur appliquer le premier des deux procédés que nous avons indiqués : grillage dans un tèt; fusion avec des réactifs capables de scorifier les matières oxydées produites par le grillage ; addition de litharge et de charbon.
Le culot de plomb contient toujours un peu de cuivre, et ne peut passer facilement à la coupelle que si la proportion du cuivre est très-faible relativement à celle du plomb. On cherche à obtenir un culot de plomb pesant de 80 à iOO grammes.
Pour Taddition fractionnée du mélange de litharge et de charbon, à la fin de l'opération, on emploie 100 grammes de litharge et 3 grammes de charbon. C'est là, du reste, la seule différence entre les opérations faites sur les pyrites de fer et oelles qui sont effectuées sur les cuivres pyriteux ou panachés.
Blende. — Les blendes sont presque toujours très-faiblement aurifères, et pour constater la présence de l'of on est obligé d'opérer sur âOO grammes au moins ; souvent même ce poids est encore insuffisant.
Le seul procédé dressai applicable est celui que nous avons indiqué pour les pyrites : grillage, fusion avec des réactifs alca- Une^ addition de liûiarge et de charbon»
Le grillage ne présenté pas de difficultés spéciales; on le commence à la température du rouge sombre, en limitant la quantité d'air qui peut arriver sur le minerai; on le termine an rouge Vif sous le moufle. On parvient asset facilement à obtenir nn minerai bien grillé, ne renfermant qu'une très-faible proportion de sulfates. La perte d'or dans le grillage de la blende est nulle OU du moin^ négligeable.
La fusion est au contraire très-difficile à réussir ; il faut produire une scorie parfaitement fluide, bien qu'elle eontienne un poids considérable d*oxyde de einc, oe qni oblige à employer une énorme proportion de fondants.
OR,. 9i4
Gitoiui un e&empie numérique ;
On a grillé 200 grammes de blende à gangiie de fer o^rbonaté, eontenant environ 47 pour iOO de zinc; le mioerai grillé doit contenir deilOàllS grammes d'oxyde de zinc, eu grande partie à l'état libre, en partie à l'état de sulfate ; il contient en outre de l'oxyde de fer, du sulfate de chaux, etci
On mélange le minerai grillé avec 300 grammes de litbarge, 300 grammes de borax, iOO grammes de carbonate de soude. On a donc à faire fondre près de 900 grammes de matières, et la fusion ne peut pas s'effectuer sans boursouflement. Il est impos-* sible d'ppérer dans un seul creuset i on est obligé de répartir le mélange entre deux ou même entre trois creusets. Dans cbacua d'eux on introduit, lorsque les matières sont en fusion tranquille, 60 grammes de litbarge mélangée ayec 2 gran^mes de obarbon* Chacun des culots obtenus pèse de 40 à 50 grammes f il faut les réunir pour la coupellation»
I^ous devons faire observer que les blendep 4ont plus ordinai^ rement argentifères qu'aurifères^ et que, dans Tessai, conduit comme nous venons de l'indiquer, on ne peut espérer aucune approximation pour l'argent. Une fraction notable de ce métal est perdue pendant le grillage; une autre portioui également importantOi est perdue pendant la coupellation des culots de
Il faut donc faire pour les blendes deux essais séparés : l'un spécialement pour argent, l'autre pour or* Dans le premier^ il est généralement inutile de tenir compte de l'or dans la pesée du bouton d'argent t dans le second, le bouton donné par la ooupellation doit servir seulement à l'évaluation de l'or \
Sulfure d'ai^timoine» — Cuivre gris. — Ces minerais sont rarement assez riches en or pour qu on puisse faire l'essai sur iS grammes ou même sur ^5 grammes. En opérant sur un poids aussi faible, on peut seulement constater la présence de l'or; il n'est pas possible de fixer approximativement la teneur du minerai. Il faut presque toujours faire Fessai sur iSO ou 200 grammes,
1 Cette observation est applicable à tous les itainerais ifgenttf^reft ()«t renferment irWpen d'or. La détenbiMtion de rargeiit doit Aire MU dans uft efetai apidàl : l'tasai p^at •r ne pemei |^ d'odlenU' pour Targeat use apf roximation safQëanta.
Wî MÉTAUX PRiU'REMENT WTS.
L'essai comprend deux opérations, comme poor la blende : le grillage et la fusion.
Le grillage doit être conduit à pea près comme celai de la blende ; mais il présente beaucoup plus de difficultés, principalement lorsque le minerai proposé est du sulfure d'antimoine à peu près pur. Il faut élever la température avec la plus grande lenteur, afin d'éviter l'agglomération ; il faut en même temps ne laisser arriver sur le minerai qu'une quantité d'air très-limitée, afin d'expulser la majeure partie du soufre, de l'antimoine et de l'arsenic. On termine le grillage au rouge vif.
Le minerai grillé est fondu avec 1 partie de borax, 1 partie de carbonate de soude et 200 grammes de Utharge. Lorsque les matières sont en fusion tranquille, on ajoute, en deux on trois fois, 60 grammes de litharge mélangée avec 2 grammes de charbon. On peut ordinairement effectuer la fusion dans un seul creuset : le volume des matières à fondre est moins grand que dans le cas d'une blende grillée, et, de plus, il n'est pas nécessaire de faire chauffer aussi fortement pour rendre les scories bien liquides ; le boursouflement est beaucoup moins à craindre.
Le culot de plomb obtenu est toujours assez impur : il contient une proportion notable d'antimoine, ou bien de cuivre, d'antimoine et d'arsenic, suivant la nature du minerai traité ; il ne passe pas facilement à la coupelle sans addition de plomb. Cette addition n'a pas, du reste, un grave inconvénient : elle n'augmente pas notablement la perte d'or qui est faite dans la coupellation. *
Lorsqu'il s'agit d'un minerai contenant de l'argent, il j a perte très-grande d'argent pendant le grillage, et ensuite pendant la coupellation du plomb impur. Les opérations que noms venons d'indiquer ne peuvent pas conduire à la détermination de l'argent ; il faut faire un essai spécial pour constater la teneur du minerai en argent.
Galènes. — Les galènes sont assez rarement aurifères, et, lorsqu'elles contiennent de l'or, elles en renferment une proportion tellement faible, qu'on ne parvient presque jamais à la déterminer avec quelque approximation. On se contente généralement de faire l'essai pour argent, et de vérifier si le bouton d'argent contient un peu d'or. Lorsque cette recherche qualitative de
l'or fait supposer que le minerai est notablement aurifère, on cherche à évaluer le poids de minerai qu'il convient de traiter pour obtenir une quantité d'or appréciable par la balance ; ce poids est ordinairement très-fort, de 400 à 800 grammes.
L'essai pour or, fait sur une quantité aussi grande de minerai, exige des précautions spéciales : le procédé qui donne les résultats les moins incertains est analogue à celui que nous avons indiqué pour les pyrites, pour la blende, pour le sulfure d'antimoine et pour le cuivre gris.
On grille le minerai dans un têt de grandes dimensions, en prenant les précautions nécessaires pour éviter l'agglomération, et pour limiter le plus possible la formation des sulfates. On fond le minerai grillé avec i partie de borax, ou bien avec i partie de carbonate de soude, suivant la nature des gangues. Lorsque les matières sont en pleine fusion, on ajoute, en trois ou quatre fois, 100 grammes de litharge mélangée avec 2 grammes de charbon.
Le culot de plomb obtenu est très-pur; il pèse de 60 à 70 grammes ; il contient à très-peu près tout l'or du minerai , mais il ne renferme pas la totalité de l'argent : il y a eu perte très-forte de ce métal pendant le grillage.
La fusion a lieu avec une grande facilité ; elle n'exige pas une température très-élevée, et n'est pas accompagnée d'un vif boursouflement. On peut presque toujours fondre la totalité du minerai dans un seul creuset.
Lorsqu'on effectue la fusion dans deux creusets» on doit introduire dans chacun d'eux 60 grammes de litharge mélangée avec 2 grammes de charbon. Les deux culots pèsent ensemble plus de 100 grammes; mais il n'en résulte pas de perte notable : la détermination de l'or n'est pas plus inexacte.
Tellurures. — Les tellurures contenant ordinairement une proportion d'or assez forte, on peut opérer sur 10 grammes, ou même sur S grammes pour les minerais riches. On mélange le minerai porphyrisé avec 3 parties de nitre, 2 parties de carbonate de soude et 10 parties de litharge. On fait fondre au creuset de terre, en conduisant le feu avec les précautions nécessaires pour éviter un trop vif boursouflement. Lorsque les matières sont parfaitement fondues et le nitre entièrement décomposé,
on iatroduit dans le creoset, en trois ou quatre fois^ 60 grammes de litharge mélangée avec 2 grammes de charbon. On a soin de Imsser refroidir un peu le creuset avant chacune des additions successives de litharge et de charbon.
En cassant le creuset après refroidissement, on en retire un culot de plomb, presque toujours un peu aigre, pesant de 4S à 60 grammes^ contenant à trfes-peu près tout l'or et tout l'argent du minerai^ renfermant une certaine proportion d'antimoine et de tellure. Ce culot no passe bien à la coupelle qu'avec addition de plomb pur. Il y a perte notable d'argent pendant la conpeilation; mais la perte d'or est négligeable. L'analyse du bouton donne pour l'or une détermination plus exacte que pour l'argent*
Alluvions. — Aucun des procédés que nous avons indiqués n'est directement applicable au:s: roches quartzeuses contenant quelques grains ou paillettes d'or, aux alluvions anciennes ou modernes, dans lesquelleis l'or est disséminé avec la plus grande irrégularité, soit en paillettes très-fines, soit en grains de dimensions appréciables. On ne peut obtenir une indication approchée de leur teneur qu'en optant sur plusieurs Centaines de kilogrammes ; la prise desmi doit représenter une masse considérable de matières d'une teneur extrêmement irrégulière, et on n'arrive pas facilement à prélever un échantillon moyen, même en admettant que le poids de cet échantillon s'élève à 400 ou à 800 kilogrammes.
Nous n'avons pas à nous occuper ici des précautions qu'il convient de prendre dans le prélèvement de la prise d'essai ; nous décrirons seulement la marche qu'il fatit suivre pour déterminer approximativement l'or contenu dans un poids très^fort d'alluvions. Cet exemple suffira pour faire comprendre de quelle manière il faut opérer pour le quartss aurifère.
On fractionne la matière en lots pesant de 20 à 25 kilograinmes^ On les traite successivement dans de grandes terrines en grès.
On d^aye la matière dans l'eau, soit à la main, soit atec une npetule de bois; on le débarrasse par décantations de toutes les parties fines qui peuvent être mises et rester pendsmt quelques «oeondes en suspension dans Teau; on ne laisse dans la terrine qcM les sables et les galets. Les parties fines eidevées par les
décantations peuvent entraîner quelques petites paillettes d'or; il faut recueillir toutes les eaux décantées, et laisser déposer les matières en suspension.
On sépare à la main les galets un peu gros ; on passe ensuite au tamis les sàWes fins et les gros sables ; les ouvertures du tamis doivent avoir au plus O^jOOl de côté. Lorsqu'on a terminé le traitement de tous les lots, on réunit les produits semblables; on les fait sécher, et on les pèse. La matière se trouve ainsi divisée en quatre parties : les matières fines, les sables fins, les gros sables, les galets.
Matières fines, — On lave ces matières sur une toile inclinée, sous un courant d'eau très-lent. Nous ne pouvons citer aucun nombre pouf l'inclinaison et pour la longueur de la toile, pour le poids de la matière qu'il convient de prendre pour une lavée ^ pour la quantité d'eau. D faut avoir l'habitude du lavage sur une toile pour réussir l'opération, et on reconnaît alors immédiatemeni quelles conditions sont les plus favorables dans chaque cas particulier.
Le but qu'il s'agit d'atteindre est de faire entraîner par Teau vers la partie inférieure de la toile toutes les matières terreuses légères, et de retenir sûr le haut de la toile les grains les plus lourds de fer oxydé, de fer oxydulé, de fer titane, etc., et lés paillettes d'or.
Après chaque lavée^ on recueille lés matières qui ont été retenues en haut de la toile ; on les fait passer dans une capsule.
Lorsque le lavage est terminé, on fait sécher les matières dans la capsule ; on les pèse. On les fait fondre avec 2 parties de borax et 10 parties de litharge. A la fin de l'opération, on ajoute en plusieurs fois 60 grammes de litharge mélaûgée aveé 2 grammes de charbon. On produit ainsi un culot de plomb qui renferme tout l'or que les alluvions contiennent à l'état de paillettes assez fines pour être tenues en suspension dans Teaii.
Sables fins. — Les sables fins soiit lavés de la même manière sur ime toile ; le lavage est un peu plus long ; mais il offre moins de difficultés, parce que les grains d'or qu'il s'agit de retenir ont des dimensions appréciables et sont moins aisément entraînés par l'eau. Les grains de fet* oxydé, etc., restent avec l'or sur le haut de la toile. Après chaque lavée ^ on fait passer dans une cap^ suie les sables lourds qui ont été retenus.
996 MÉTAUX PROKIEMENT DITS.
Lorsque le lavage est terminé, on remet sur la toile les sables recueillis dans la capsule, et on procède à un second lavage; on cherche à enrichir la matière en faisant entraîner par Teaa une partie des grains de fer oxydé, de fer oxydulé, etc. Une faut pas pousser trop loin renrichissement, dans la crainte de laisser entraîner par l'eau les grains d'or les plus fins. On fait sécher les sables enrichis ; on enlève avec une pince les grains d'or visibles, et on les conserve. Tout le reste est pulvérisé et fondu avec du borax et de la litharge, comme nous l'avons indiqué pour les matières fines.
Le culot de plomb obtenu contient For des sables fins, ou du moins la portion de l'or qui n'a pas été enlevée à la pince après le lavage. Les grains d'or séparés à la pince doivent être réunis au culot de plomb pour la coupellation.
Gros sables. — Les grains des gros sables sont trop inégaux pour qu'on puisse les laver facilement. On les étale sur une feuille de papier verni ; on examine avec attention toutes les parties, afin d'enlever les grains d'or visibles.
Ce triage est très-long, car les gros sables constituent généralement la portion la plus grande des alluvions. Lorsqu'il est terminé, on pulvérise la matière, et on sépare par débourbage les parties fines et les sables fins. On lave séparément ces deux parties sur la toile ; on réunit les matières les plus lourdes qui ont été arrêtées en haut de la toile ; on les fond avec du borax et de la litharge, en ajoutant à la fin de la fusion 60 grammes de litharge mélangée avec 2 grammes de charbon.
Dans la coupellation du culot de plomb obtenu, on doit passer les grains d'or qui ont été séparés par le triage, afin d'obtenir réunie en un seul bouton la totalité de l'or contenu dans les gros sables.
Galets. — On concasse les galets et on les examine attentivement : lorsqu'on ne voit pas de paillettes d'or, ou peut admettre que les galets ne sont pas aurifères ; dans le cas contraire, on les pulvérise, et on les traite comme nous venons de l'indiquer pour les gros sables.
On coupelle séparément les quatre culots de plomb ; les poids des boutons, corrigés de l'argent contenu dans la liUiarge, donnent la teneur en or des diverses parties des alluvions, matières fines, sables fins, gros sables, galets. La somme des poids des boutons permet de calculer la teneur des alluvions.
n faut ensuite analyser les boutons et déterminer les proportions d'argent et d'or qu'ils contiennent.
Les opérations ainsi conduites sont très-longues, mais on ne doit pas chercher à les abréger en pulvérisant de suite les alluidons et en ne faisant qu'un seul lavage.
n est essentiel d'obtenir, outre la teneur en or, toutes les indications qui peuvent être utiles dans le traitement en grand. H importe surtout de constater à quel degré de finesse l'or se trouve réparti, à quelles pertes on s'expose en entraînant les matières fines par un courant d'eau trop rapide, ou en négligeant la pulvérisation des galets et des gros sables.
GOUPELLATIOV.
Les culots de plomb qui sont produits dans les opérations dont nous venons de parler ont presque toujours un poids considérable ; ils contiennent quelquefois des proportions notables de cuivre, d'antimoine, etc.
Us renferment en même temps l'or et l'argent des minerais, et l'argent de la litharge employée. On ne doit chercher à évaluer avec exactitude que l'or contenu.
On passe les culots à la coupelle ; on pèse les boutons d'argent et d'or ; on les attaque par l'acide azotique ou par l'eau régale ; on pèse l'or indissous par l'acide azotique, ou bien le chlorure d'argent : nous n'avons que peu de détails à présenter sur ces diverses opérations.
CouPELLATioK. — Ou couduit la coupellation comme nous l'avons indiqué dans le chapitre précédent pour le plomb argentifère ; il faut seulement faire passer Téclair à une température plus élevée, surtout lorsqu'on essaye un minerai riche en or et pauvre en argent.
La coupellation n'ofire pas de difficultés lorsque le culot de plomb est à peu près pur ; il n'en est pas de même quand le culot renferme de l'antimoine ou du cuivre : l'antimoine fait fendre la coupelle ; le cuivre reste quelquefois en quantité appréciable dans le bouton d'or et d'argent.
On ne reconnaît pas facilement la présence du cuivre dans un culot de plomb; mais on n'a pas à s'en préoccuper; si le bouton
9IW MÉTAUX PROÏÏIEMENT DITS.
doxmé par la coupellation renferme du cuivre, il n'a pas la forme régulièrement arrondie des boutons d'or et d'argent ; on le repasse dans une nouvelle coupelle avec quel({ues grammes de plomb pauvre.
La présence de l'antimoine dans le plomb offre un inconvénient plus grave, car l'essai est souvent manqué lorsque la coupelle se fend pendant l'opération. Toutes les fois que la sonorité du culot de plomb fait supposer qu'il contient une proportion notable d'antimoine, il faut ajouter du plomb pauvre en quantité telle, que l'acide antimonique puisse être entraîné par la Ûtharge dans la coupelle, sans que celle-ci se fende.
On ne doit pas craindre d'ajouter du plomb à un culot d'un poids déjà très-fort, ou de repasser à la coupelle un bouton cuivreux ; les pertes d'or sont très-faibles pendant la coupellation ; For ne se volatilise pas et n'est pas entraîné sensiblement par les vapeurs de plomb, il ne pénètre pas à l'état métallique dans les pores do la coupelle. La seule cause de perte est l'oxydation de l'or en présence des oxydes de cuivre et de plomb et de f acide antimonique ; cette cause de perte a peu d'importance ; on peut presque toujours la considérer comme pégligeable dans les essais des minerais.
àMALYUi pu BOOTOH D'OR ^ B*4MBIIT.
On doit traiter le bouton donné par la coupellation de manières très-différentes, suivant la richesse et la nature des minerais soumis à l'essai. Considérons quelques cas particuliers.
Galène faiblement aurifère, — Dans l'essai pour argent d'une galène contenant un peu d'or, on obtient un bouton d'argent aurifère pesant quelques milligrammes ; on cherche seulement à constater la présence de l'or dans le bouton. On traite le bouton par l'acide azotique pur, étendu de quatre fois environ son volume d'eau, en faisant chauffer à SO ou à 60 degrés. On opère dans un tube de verre de (y^fil de diamètre, fermé par un bout. L'argent est promptement dissous ; l'or reste insoluble sous forme de paillettes brunes très-lourdes.
On peut constater ainsi la présence d'ime quantité d'or extrêmement faible, de moins de 0*^',0001; mais il est bien difficile à*estimer]e poids de l'or qui reste indissous à 0^',001 près, L'esti-
mation ne peut pas servir h déterminer la teneur du minerai ; elle permet seulement de calculer quel poids de minerai il faudra prendre pour obtenir, dans Y essai pour or y un bouton contenant quelques centigrammes de ce métal.
Sulfure <f antimoine riche. — Dans l'essai d'un sulfure d'antimoine^ contenant une proportion d'or un peu 'notable, et en même temps riche en argent, on obtient un bouton pesant plusieurs centigrammes, dans lequel l'argent est ordinairement en proportion dominante. On lamine le bouton, afin de le réduire ea ruban très-mince; on l'introduit dans un tube de verre, de O^'yOlS environ de diamètre, fermé par un bout.
On fait agir sur le ruban, à une température de 78 à 80 degrés, d'abord de l'acide azotique un peu étendu , ensuite de( l'acide azotique concentré.
L'argent se dissout, l'or reste insoluble sous forme de petites paillettes brunes. On lave l'or par décantations, en ayant Tattention de laisser l'or se déposer entièrement avant chaque décantation. Lorsque le lavage est terminé, on fait passer l'or dans une capsule ; on le fait sécher à 120 ou à 130 degrés, et on le pèse sur une balance trébuchant au dix-milligramme.
Le lavage, la dessiccation et la pesée de l'or présentent de grandes difficultés en raison de l'état de division du métal : on est exposé à en perdre une petite quantité dans les décantations, et principalement lorsqu'on fait passer l'or du tube dans la capsule, et de la capsule sur le plateau de la balance.
Pyrites de fer pauvres en or. — Lorsqu'on essaye pour or une pyrite de fer d'une très-faible teneur, on obtient, même en opérant sur un poids très-fort , un bouton très-petit , pesant par exemple de 2 à 3 milligrammes ; il contient toujours un peu d'argent, provenant soit du minerai lui-même, soit de la lîtharge employée. Le poids du bouton ne donne pas directement la teneur on or du minerai, il faut évaluer l'argent contenu.
On aplatit le bouton, et on le fait chauffer dans l'acide azotique concentré : l'or indissous retient peut-être un peu d'argent; mais on est obligé de négliger cette petite portion de l'argent :
1 Nous rappelons ici que pour un pareil tnlnerai on doit toujours faire deux essais : l'un pour argent, par le procédé mixte, l'autre pour or. Dans le premier^ l'or est perdu : on ne pesé que l'argent ; dans le second^ on obtient dans un bouton la totalité de l'or et seulement la majeure partie de l'argent.
iOOO • MÉTAUX PROPREMENT DITS.
on cherche seulement à évaluer le métal qui est en dissolution dans l'acide azotique. On ne peut obtenir une évaluation approximative qu'en se servant d'une liqueur titrée de chlorure de sodium très-étendue d'eau.
On prépare une dissolution de chlorure alcalin étendue à un point tel que 1 centimètre cube puisse précipiter 1/2 milligramme d'argent. La liqueur titrée est contenue dans une burette graduée ; on verso la liqueur par petites fractions dans la dissolution azotique, en ayant soin d'agiter chaque fois jusqu'à ce que le chlorure d'argent soit nettement rassemblé ; on cherche à saisir le moment oti l'addition de la liqueur titrée ne produit plus de trouble dans la dissolution azotique.
On calcule alors, d'après le volume employé, le poids de l'argent qui a été précipité. On peut obtenir, bien que difficilement, une approximation de 1/2 milligramme.
L'or est calculé par différence.
L'erreur commise sur ce métal pouvant s'élever à 1/2 milligramme, tandis que le poids de Tor est souvent de 1 ou 2 milligrammes seulement, on n'obtient pas pour la teneur en or du minerai une approximation suffisante.
Pyrites de fer riches en or. — En opérant sur un poids convenable de minerai, on obtient un bouton d'or peu argentifère, pesant plus de O^'jlOO. L'argent qu'il contient provient en partie du minerai, et en partie de la litharge ; la proportion de l'argent dépasse rarement quelques centièmes du poids du bouton.
On peut suivre deux procédés pour déterminer la teneur du minerai : chercher à déterminer exactement l'argent pour évaluer l'or par différence ; ou bien procéder par inquartation afin de pouvoir peser directement Tor. Le second procédé donne seul un résultat exact.
Dosage On ne doit peser l'argent à l'état de chlorure que dans le cas »rgen . ^^ ^^ bouton est notablement argentifère. On passe le bouton au laminoir, on attaque par Teau régale, on étend de beaucoup d'eau ; on lave le chlorure d'argent par décantations, on pèse le chlorure d'argent avec les précautions indiquées dans le chapitre précédent. On calcule l'argent d'après le poids du chlorure.
Le degré d'exactitude qu'il est permis d'espérer est variable avec le poids du chlorure d'argent. Lorsque ce poids est seulement de 0«%020 à 0«',030, on n'obtient qu'une approximation très-
douteuse. Quand le poids du chlorure est plus fort, on détermine plus exactement l'argent; cependant l'incertitude est toujours de plusieurs milligrammes, et cette erreur est entièrement reportée sur l'or, qui est évalué par différence.
On obtient une évaluation plus exacte de l'argent en se servant d'une dissolution titrée de chlorure de sodium qu'on fait agir sur une liqueur azotique ; mais, pour procéder ainsi, il faut transformer le chlorure d'argent en azotate, «et la transformation ne peut pas se faire sans perte appréciable.
On voit, d'après ces courtes observations, que l'évaluation de l'or par difTérence ne peut donner que bien rarement la teneur en or du minerai avec une approximation suffisante.
On arrive à peser l'or à l'état métallique par les opérations sui- Pesée vantes : méulliqae.
' Après avoir pesé le bouton d'or argentifère, on le passe à la coupelle avec trois fois son poids d'argent fin, et de 2 à 3 grammes de plomb. On lamine le nouveau bouton, on enroule le ruban en cornet, et on le traite par l'acide azotique. On pèse l'or indissous, en prenant les précautions précédemment indiquées.
L'or ainsi obtenu retient presque toujours un peu d'argent, mais la quantité de ce métal est très-faible quand les opérations ont été conduites avec les soins convenables ; elle ne compense même pas les pertes qui ont été faites dans l'essai.
C'est toujours ainsi qu'il faut procéder lorsqu'il est important de déterminer la teneur d'un minerai riche en or et pauvre en argent.
€«itpellatloii filpeete fies alllai^es. — On peut passer directement à la coupelle un certain nombre de matières aurifères ; nous considérerons seulement les alliages de cuivre et d'or, de cuivre, d'or et de platine.
Or et cuivre. — On obtient l'or à peu près pur en coupellant l'alliage avec du plomb. L'affinité de l'or pour le cuivre est encore plus grande que celle de l'argent ; il faut employer une proportion de plomb beaucoup plus forte que dans le cas d'un alliage d'argent et de cuivre, pour obtenir l'oxydation presque totale du cuivre, et un bouton d'or assez pur pour que son ptoids puisse servir à la détermination exacte du titre de l'aUiage.
Pour les monnaies qui contiennent 100 millièmes, et pour les
bijoux qui renferment au plus 250 miUiëmes de cuivre^ il tant de 140 à 160 parties de plomb pour 1 partie de cuivre.
En terminant la coupellation à une température très-élevée, on parvient à ne laisser dans le bouton d'or qu'une proportion extrêmement faible de cuivre, de 2 à 3 millièmes ; mais on n'arrive pas à un bouton d'or rigoureusement exempt de cuivre, alors même qu'on emploie une quantité de plomb beaucoup plus forte que celle ^indiquée précédemment, ou bien en repassant à la coupelle avec du plomb le bouton obtenu dans une première opération. Les dernières traces de cuivre ne peuvent pas être enlevées à For par la coupellation avec du plomba
On réussit plus facilement h faire passeront le cuivre dans la coupelle en ajoutant de l'argent à l'alliage d'or et de cuivre. Après avoir fait fondre le plomb dans la coupelle, on ajoute l'alliage proposé, et un poids d'argent fin égal à trois fois la quantité d'or que doit renfermer l'alliage d'après son titre présumé.
On emploie seulement de 00 à 100 parties de plomb pour 1 partie de cuivre. Lie bouton obtenu ne contie^t ordinairement que des traces tout à fait négligeables de cuivre. Le poids du bouton i^e peut pas donner la teneur en or de l'alliage proposé ; il y a perte notable d'argent pendant la coupellation ; le bouton ne contient pas la totalité de l'argent fin qui a été employé ; il faut peser l'or à l'état métallique.
On lamine le bouton ; on dissout l'argent par l'acide azotique ; on pèse le cornet d'or indissous par l'acide. L'or ainsi obtenu retenant un peu d'argent, on est encore exposé à trouver pour l'alliage une teneur un peu trop élevée.
Or, platine et cuivre. — Les alliages d'or, de platine et de cuivre ne peuvent pas être coupelles avec du plomb seul : si forte que soit la proportion du plomb, le bouton d'or et de platine retient une quantité très-notable de cuivre.
Il faut «û(>uter à l'alliage de 3 à 4 parties d'argent fin pour 1 partie d'or et de platine : en employant 100 parties de j^omb pour 1 partie de cuivre, on parvient à faire passer tout le cuivre dans la coupelle, et à obtenir un bouton d'argent, d'or et de platine ne renfermant qu'une quantité de cuivre tout à fait négligeable.
L'analyse du bouton est faite de la manière suivante :
On lamine le bouton en un ruban très-miucc ; on le contourne
en cornet, et on le traite par l'acide azotique ; l'or seul reste insoluble, le platine et l'argent sont dissous par l'acide.
La pesée de l'or peut être faite avec une exactitude suffisante. H serait très-difficile de déterminer directement le platine : il faut doser l'argent contenu dans la liqueur acide, et calculer le platine par différence.