CHAPITRE niV
PALLADIUM. Prf=665,48.
Le palladium travaillé au marteau ou fondu est un peu plus blanc que le platine : il a un bel éclat métallique, qoi ne se ternit pas à l'air ; il est ductile et malléable. Il est fusible et notablement volatil à la température élevée qu*on peut produire avec le chalumeau à gaz oxygène et hydrogène. Au rouge blanc, il se laisse souder et travailler au marteau. La densité du métal fonda est de 11,30; la densité du palladium laminé est de 11,80.
Fortement chauffé au contact de l'air, et refroidi lentement, le palladium s'oxyde à la surface, et devient bleu ; le métal n'augmente pas sensiblement de poids, mais il est bien certain que la coloration bleue est due à une oxydation, car cette couleur disparaît quand on chauffe le métal dans l'hydrogène.
Le palladium très-divisé, à l'état de mousse ou i^éponge^ a des propriétés analogues à celles du platine. Il s'oxyde un peu plus facilement que le palladium travaillé^ lorsqu'on le porte au contact de l'air à un degré de chaleur convenable. Il est attaqué et dissous avec assez de facilité par l'acide azotique et par l'acide sulfurique concentrés, tandis que le palladium travaillé n'est que faiblement attaqué par ces acides.
L'acide chlorhydrique n'exerce qu'une action très-faible sur le palladium divisé; il n'attaque pas sensiblement le métal travaiUé. L'eau régale dissout rapidement le palladium ; la liqueur contient des composés différents, suivant les proportions des deux acides, suivant le degré de concentration et la température.
Les dissolutions alcalines sont sans action sur le palladium. Le chlore, gazeux ou en dissolution, attaque le palladium, rapidement lorsque le métal est très-divisé, lentement lorsque le métal est aggloméré. L'iode dissous dans l'alcool noircit le paUadium travaillé; il attaque plus rapidement le palladium en éponge.
Par voie sèche^ le palladium est faiblement attaqué par les