‹ Docimasie. Traité d'analyse des substances minérales à l'usage des ingénieurs des mines et des directeurs de mines et d'usinesChapitre 23 sur 38 · MÉTÂLIiOnBS · texte numérisé non relu

MÉTÂLIiOnBS

fluorune n'%st pas wasi eoiU{ilétem6iit îjMohiUe que kt ittonne de calcium, obtenu dans les mêmes mipOÊègtauAes* Les sels de chaux sont donc encore fkréféraUeâ à Faiotate de plomb pmir la prédpitatim du fluor.

Azotaie doxydule de mercure. — Cette dissolution produit dans les fluorures alcalins un précipité jaune de fluorure de merenre, peu, soluble dans l'eau, mais entièirem«[^t soIuUe dans la dissor lution d'azotate d'os^ydule^

CARA€TÈa£s DisTiNCTiFs. — Les caractèras que nous venons d'esposer ne sont pas de nature à perinattre de Beconiiattre la pré* sence du flui»* dans des minéraux un peu camplexes : on na peut obtenir de certitude .qu'an produisant d^ l'acide flnorhydriqoe et en constatant sa production par Faction que cet acide exerce sur le verre. La manière àfifA il faut procéder dépend de la natusade la substance minérale proposée ; à cet égard il convient de distinguer deux cas principaux : substances ne contenant pas d'acide silicîque ou d'autpes aoides analogues, sur lesquels l'acide fluorhydnque exerce une action très-énergique ; snbstancei» renfermant du quartz, des silicatesy des borates^ etc.

Premier cas. — La matière proposée est placée dans une capsule de platine, et traitée par l'acide sulfurique conaentré : la capsule est couverte, et presque hennétiquement fermée, par une plaque de verre, sur laquelle est étendue une couche très-mince de cire, ou mieux de vernis des graveurs, qiû.fond moins {acile* ment. On enlève la cire ou le vernis en quelques endroits, de telle manière que les. parties libres de la surface du verre fopnan^ des caractères ou des signes faciles à reconnaître . La capsule est placée sous une cheminée tirant bien, précaution indispensable, à cause de l'action délétèi^e que l'acide fluorhydrique exeroesor l'organisaiiaB»

En chaufEant doucement, on détermine la décomposition com^ plète des fluorures par l'acide sulfmique ; l'acide fluorhjrdrîqiie, qui en résulte, agit sur le v^rre aux points que le vernis ne garantit pas, et grave à la surface les caractères ou les ai|pes tracés dans toute répaisseur du vernis : après avoir fait chauffer pédant quelques minutes, on retire, avec une pince, la plaque de venre qui recouvre la capsule, on fait fondre la cire ou le vernis, on nettoie la surface du verre et on observe si les caractères sont visibles. Quand le verre n'a pas été attaqué, on peut affirmer que la ma-

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tière proposée ne contient pas même des traces de fluor : l'existence des fluorures est aussi parfaitement démontrée quand oa distingue à la surface du verre les caractèresprofondément gravés. Mais on peut être dans quelque incertitude quand ces caractères ne sont que très^légbrement marqués, et paraissent à peine sous rhaleine. On doit craindre, dans ce cas, que Faction extrêmement faible, indiquée par le verre, ne provienne de l'acide sulfùrique employé ^ ; il faut essayer cet acide tout seul, en opérant tout à fait de la même manière.

n n*est pas toujours indispensable de se servir d'une capsule de platine et d'une plaque de verre enduite de cire ; on peut opérer dans* un tube de verre fermé par un bout, ou même dans un verre de montre : la surface du verre est dépolie très-sensiblement quand on chaufle progressivement dans ces vases une substance contenant des flyorures, après l'avoir imprégnée d'acide sulfùrique concentré. Il est peut-être un peu moins facile de distinguer l'effet produit par l'acide fluorhydrique sur le verre; mais, avec un peu d'babitude, on arrive à reconnaître le plus léger dépoli, et à constater dans des minéraux de simples traces de fluor.

Second cas. — On peut encore employer le même procédé avec les substances qui contiennent de l'acide silicique libre ou combiné, des borates, de l'acide titanique, etc., mais alors le résultat n'est concluant que dans le cas- où le verre est attaqué; dans le cas contraire, on peut craindre que l'action corrosive de l'acide fluorhydrique, produit par l'acide sulfùrique, n'ait été entièrement absorbée par l'acide silicique , par l'acide borique, ou par les autres acides analogues que renferme la substance proposée. On ne parvient alors à- constater sûrement la présence ou l'absence du fluor que par une série d'opérations assez délicates : nous allons indiquer la marche à suivre, en prenant pour exemple un silicate contenant diverses bases, alumine, oxyde de fer, chaux, etc.

Le silicate, porphyrisé avec le même soin que s'il s'agissait d'une analyse quantitative, est mélangé avec six fois son poids de carbonate de soude pur : le mélange est chauffé jusqu'au rouge,

* Quelques chimistes ODt signalé la présence de trës-peiites quanti lés d'acide fluorhy^ drique dans certains acides sulAiriques du commerce; on a aussi recommandé de remplacer le verre par le cristal de roche, parce que certains terres seraient attaqués par l'aeide sulfùrique seul.

402 Métalloïdes.

dans un creuset de platine, et maintenu en fusion bien liquide pendant au moins une demi-heure. La matière, détachée du crai»set et pulvérisée, est mise en contact avec une grande quantité d'eau ; la partie insoluble, contenant une portion de l'alumine et de l'acide silicique, le peroxyde de fer, le carbonate de chaux, etc., est lavée àl'eaubouillante. .

La dissolution renferme du carbonate de soude en excès , de l'aluminate et du silicate de soude , et la totalité du fluor à l'état de fluorure alcalin. Elle est traitée par l'acide aeotique, ajouté peu à peu jusqu'au moment où la liqueur commence à faire passer au rouge vif le papier bleu de tournesol : il faut chercha à employer l'acide azotique en quantité strictement suffisante pour décomposer le carbonate, le silicate et l'aluminate alcalins. Par un repos longtemps prolongé l'acide carbonique se dégage, la silice et même une partie de l'alumine se déposent, on les sépare par filtrali(m«

La liqueur filtrée contient encore un peu de silice et d'alumine avec l'azotate de soude et le fluorure alcalin : le fluorure n'a pas été décomposé si on a eu soin de ne pas mettre trop d'acide azotique, et de ne pas produire d'élévation de température en versant trop rapidement l'acide. On verse dans la dissolution très-étendue un peu de carbonate d'ammoniaque : on laisse en rep<>s pendant un jour ou deux. : ce réactif produit ordinairement un léger pré* cipité, il est utile de le séparer, parce qu'il contient de la silice, dont la présence n'est pas sans inconvénient pour les opérations ultérieures.

On verse dans la liqueur un sel neutre de .chaux, qui produit un volumineux précipité de carbonate de chaux et de fluorure de calcium : on le laisse se rassembler, puis on le late par décanta^ tion, en employant d'abord de l'eau froide et ensuite de l'eau chaude. En prenant toutes ces précautions, on arrive à empêcher toute précipitation de la silioe, que renferme encore la liqutur dans laquelle on verse le sel de chaux.

Le précipité bien lavé est séché à 100 degrés, et traité par l'aeide acétique étendu et froid, qui dissout le oariionate de chws& ; la partie insoluble est enfin essayée par l'acide sulfùriqne, comme dans le premier cas, considéré ci-dessus.

Ces opérations étant précisément celles qui doivent être faites pour le dosage du fluor, il est utile de peser le silicate mia en expérience, ainsi que le fluorure de calcium obtenu avant de la traiter

par Facide sulfuriquo : de ces deux pesées on peut déduire, dans bien des cas,' une évaluation suffisamment approchée du fluor.

§ t. — Dosage da laop.

Le fluor se présente assez fréquemment dans les analyses des silicates naturels, et nous aurons à donner sur son dosage des explications détaillées : nous réservons pour le chapitre xv Tex- ^ posé des principales difficultés que présente lanalyse de ces silicates complexes. Nous insisterons sur les cas suivants : la détermination de l'acide fluorhydrique en dissolution dans Feau ; le dosage du fluor dans les fluorures soluhles et dans les fluorures insolubles dans F eau; Fexamen du spath-fluor, qui sert à la préparation de Facide fluorhydrique ; et enfin la séparation et le dosage du fluor et de Facide phosphorique.

AciDS FLUORHYDRIQUE EN DISSOLUTION . — Doux procédés peuveut être employés pour doser le fluor dans une dissolution d'acide fluorhydrique : on peut suivre la marche générale indiquée pour la détermination de Feau dans les acides; on peut précipiter et doser le fluor à F état de fluorure de calcium.

La dissolution proposée est pesée dans un creuset de platine Premier taré d'avance; on ajoute un poids connu, A, de litharge récemment P™«*<1*' fondue et porphyrisée ; on laisse Facide agir sur Foxyde métallique, en favorisant Faction par une agitation répétée : Foxyde de plomb doit d'ailleurs être en quantité plus que suffisante pour saturer la totahté de l'acide.

Apres une digestion prolongée pendant douze heures, on peut admettre que tout Facide a passé à Fétat de fluorure de plomb; on évapore lentement Feau, et on chauffé progressivement jusqu'au rouge sombre. On pèse le creuset dès qu'il est refroidi. On retranche la tare du creuset, et on obtient ainsi le poids P du fluorure de* plomb et de Foxyde de plomb en excès. La différence (P — A) ne donne pas directement le poids oherohé du fluor, car il faut tenir compte de l'oxygène o de l'oxyde de plomb, qui a formé de Feau en ae combinant avec l'hydrogène h de l'acide fluorhydrique.

i(H Métalloïdes.

Désignons par X la quantité d'acide fluorhydrique contenno dans la dissolution proposée,

Les deux inconnues auxiliaires h, o peuvent être déterminées par les deux équations :

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