XCV.e LECTURE
Du Sacrement de Mariage.
IJonorabilc connubi m... magnum est hoc sacramentum ; eso autem dico in Chrislo et Ecckstâ.
ôiielc mariage soit trait, avec honneur... ce ?cn-rnent
Le Mariage a été institué dés le commencement du uïonde .lorsque Dieu donna a 1 h.mme pour compagne , la femme qu il avoit forcée
Lu barticuiière , il leur accorda la fécond té.
Pour rendre cette première .nsl.tu l.oii plus ;;inteencore,Jésus-Ghristraélevéealad1,:ute
de sacrement , y attachant une grâce spéciale pour affermir cette union indissoluble , l P m Lnctifier ceux qui la contactent ; . 1 a rendue
l'hua -e et le signe d'un grand mystère , de son
le mariage est devenu une source de béne 1 ctions spirituelles pour ceux qu, le reçoivent avec
la parole de Dieu , en ces termes : « Le Marwge dans la loi évangéiique , étant plus » «ceHent
que les mariages anciens , à cause de la g. ace cu'il confère par Jésus-Christ , C est avec ra -
son que les saints Pères , les conciles et la
Sacrhmi-n-. /1O7
tradition universelle de l'Eglise ont de tout temps enseigné qu'il doit êlre dûs au nombre (1 - sacremeus de la loi nouvelle. » Le Mariage esl donc un sacrement qui donne la grâce pour sanctifiei' la société légitime de l'homme et de la femme. C'est nue vérité certaine que «•cuv qui se marient après avoir consulté Dieu , et avec des vues chrétiennes, reçoivent . parla vertu de ce sacrement , des grâces pour ses uelîlier,en remplissant fidèlement les obligations de leur état. Avant de se décider à embrasser l'état du mariage, il faut donc adressera Dieu des prières ferventes , pour cennoîtrestl nous
•pelle. Sans cela, on contracterait témérairein ni et contre l'ordre de Dieu un engagement irrévocable qu'il ne béniroît pas , et l'on exposeroit son salut à un grand danger. Dieu ne manque jamais de faire connoitre sa v< lonlé a ceux qui l invoquent de tout leur cœur. Ou doit aussi prendre conseil de ses parens. Us désirent l'avantage de leurs enfans , et ils savent mieux qu'eux ce qui peut le leur procurer. On doit suivre leurs avis plutôt qu'une inclinalion aveugle dans une affaire si importante , et d'où dépend notre bonheur pour le temps et pour l'éternité. 11 y a trois principales dispositions pour recevoir Je sacrement de Mariage : la première est de le recevoir avec une conscience purifiée de tout péché mortel ; parce que le Mariage est un .sacrement des vivans , qui suppose la vie spirituelle do la grâce dans
\ qui le reçoivent. Le concile de Trente exhorte même les personnes qui veulent entrer dans cet état , à s'approcher do la sainte Eucharistie , pour attirer sur elles les béuédic-
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lions du ciel. La seconde disposition est de le recevoir dans l'intention de taire la volonté de Dieu , et de le servir dans cet état. C'est un principe que nous devons nous proposer ; de plaire à Dieu dans toutes nos actions , même les plus communes : combien plus devons-nous avoir celte intention dans un engagement qui dure toute la vie ! « Nous sommes les enfans » des Saints , disoit le jeune Tobie à Sara son » épouse ; et nous ne devons pas nous marier » comme les Païens , qui ne connoissent point » Dieu. » Souvenez-vous donc, mon cher Théophile, que celui qui se croit appelé à l'état du mariage , ne doit y entrer que dans la vue de s'y sanctifier , et d'en remplir toutes les obligations. La troisième disposition pour le sacrement de Mariage , est de le recevoir avec la modestie , la pudeur et les autres vertus convenables à la sainteté de ce sacrement , en évitant avec soin tout ce qui pourroit s'écarter des règles de la plus exacte bienséance. Recevoir la bénédiction nuptiale avec un extérieur contraire à la modestie , ce seroit offenser Dieu au pied même de ses autels , et profaner un sacrement dont on ne doit s'approcher qu'avec beaucoup de piété et de religion. Les personnes mariées ont quatre obligations à remplir : elles doivent vivre ensemble dans une sainte société et une parfaite union , se garder réciproquement la foi conjugale qu'elles se sont promise. à la face des autels , s'assister mutuellement dans leurs besoins , et enfin donner à leurs enfans une éducation chrétienne , en les accoutumant de bonne heure à prier Dieu . et .N. faire, avec piété les autres exercices de religion , en
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leur apprenant et leur répétant souvent les maximes (I»' l'Evangile , en leur donnant bon exemple en toutes choses , et en vrillant sur leur conduite, pour les éloigner de tout ce qui pourroil les porter au mal.
L'union oonjugale est sainte dans son origine , puisque vous en êtes l'auteur , o mon Dieu ! mais quel accroissement de sainteté ne reçoitelle pas de la grâce que vous ayez h ion voulu y attacher, en l'élevant à ladignité-de sacrement 1 Vous l'avez élevée à un ordre spirituel et divin , en la faisant 1»- symbole de votre union avec l'Eglise. \ ous avez honoré de votre présence les noces de Cana; vous avez même daigné y faire le premier de vos miracles , en laveur des deux époux : par là , vous avez sanctifié celte alliance établie dès le commencement du monde. Faites, Seigneur, que ceux qui sont appelés à cet état , se rendent dignes de la grâce que vous leur destinez ; qu'ils s'y préparent par une vie sainte et remplie de bonnes œuvres : qu'ils ne s'y proposent que des vues chrétiennes , en prenant un engagement si sérieux ; qu'ils n'y entrent que par votre esprit , et selon les règles de l'Eglise. Accordez-leur la grâce d'en remplir fidèlement tous les devoirs : que votre amour soit le principe de leur union , que votre gloire en soit la fin , et que leur salut en soit le fruit.
Pratique.
N'oubliez jamais que le mariage est un état saint ; que le bonheur de cette vie et de l'autre dépend de la manière dont on entre dans cet état.
/|io Doctrine Curétienne,