XIV NOTICE SUR L'ÉCOLE HOMÉOPATHIQUE
pleuraient revivait pour nous. Vivre pour le génie, n'est-ce pas s'incarner et vaincre ?
Voici le procès-verbal de cette séance solennelle. Qu'on nous permette de le reproduire textuellement, tel qu'il fut écrit le lendemain, par la main émue de J. V. Martins, le héros et l'historien de cette journée bénie.
IXe procès-verbal de la réunion solennelle de l'Institut homéopathique, tenue le 4e anniversaire de la mort de Hahnemann.
Le 2 juillet 1847, à cinq heures de l'après-midi, se sont réunis à Rio de Janeiro, rue de Saint-Joseph, n° 59, cinquante-quatre membres de l'Institut homéopathique du Brésil , dans une salle tendue de damas ponceau relevé de galons et ornements d'or et d'argent et parsemé de festons de fleurs naturelles et artificielles, et resplendissante de lumières. Au-dessus de la place d'honneur se trouvait placé le portrait de S. M. Impériale Don Pedro second, ayant à sa droite le portrait de Hahnemann et à sa gauche celui de Jacotot; dans un panneau à droite, le portrait de son Altesse Impériale don Alphonse, enlevé récemment, par un crime de l'allopathie, à l'amour des Brésiliens; en face duquel se trouvait placé celui de Son Excellence M. A. P. Limpo de Abreu, ex-ministre et secrétaire d'Etat du département de la justice. Sur les fauteuils qui occupaient une estrade élevée, au-dessous du portrait de S. M. I., prirent place MM. le docteur Mure, président de l'Institut; le chirurgien M. Duarte Moreira, vice-président et directeur de l'École homéopathique; J. V. Martins, premier secrétaire; F. Alvcs de Moura, second secrétaire; le docteurB. J.Pereirade Figueiredo; le docteur M. A. de Lemos, et les chirurgiens J. Alves Pinto Guedes, ctL. A. Vieira. Après que ces messieurs eurent salué les sociétaires qui avaient pris place sur les gradins et banquettes placés devant l'estrade et sur les côtés de la salle, le président (le docteur Mure) déclara la session ouverte, et le second secrétaire (F. A. Moura) lut le procès-verbal de la dernière séance, qui fut approuvé. Et le docteur Mure, prenant la parole, prononça un discours dans lequel il disait que le temps était venu de former des professeurs d'homéopathie pure ; que la