DE RIO DE JANEIRO. XXV
A cette notice sommaire nous croyons opportun de joindre quelques documents qui compléteront notre pensée, et ne pourraient trouver place dans le corps de l'ouvrage.
Le premier est une notice sur la théorie astronomique de José Victorino dos Santos, professeur de physique et de mathématiques de notre École. Nous pensons que cette grande conception mérite d'être connue en Europe, et qu'elle sera vue avec plaisir par les amis de l'homéopathie, que la collaboration d'un homme de génie ne peut trouver indifférents.
Le deuxième est un article, publié à Rio, sur la conversion de Broussais à l'homéopathie. Il contient la lettre que Frappait nous a écrite sur ce sujet. Qu'il nous soit permis de reproduire avec un sentiment de fierté et d'attendrissement ce souvenir précieux d'un homme de bien, trop oublié aujourd'hui des homéopathistes auxquels il donnait l'exemple de la pratique la plus pure, et des magnétiseurs entrés en vainqueurs, sur ses pas et par la brèche ouverte par son courage, dans la place des réalités officielles.
Le troisième est une pièce de vers récitée le 10 août 1839 devant Hahnemann. C'est encore un souvenir, car elle a fait verser de douces larmes à ce grand homme. A ce prix, nous ne la changerions pas contre une Méditation de Lamartine ou une Orientale de Victor Hugo. Nous lui devons aussi l'adhésion enthousiaste de nos premiers collaborateurs à l'Institut homéopathique de Paris. Combien de milliers de malades ont été guéris dans ce pauvre dispensaire, qui subsiste encore après dix ans dans un coin enfumé du vieux collège d'Harcourt! Une larme du génie, des douleurs soulagées! quel poêle fut jamais si heureux, si richement récompensé que nous!
Le quatrième contient une ode et un discours prononcés au sujet de la mort de l'héritier présomptif du trône impérial du Brésil, victime de l'allopathie. Ceci n'est point non plus de l'art pour l'art, c'est une parole aiguisée en glaive pour frapper et punir. De grands coupables démasqués, le frémissement sympathique de tout un peuple, n'est-ce pas encore un prix royal pour de pauvres vers? Lecteur, sois indulgent pour eux; ce qui n'est pour toi qu'un son affaibli, c'est pour