‹ Doctrine de l'Ecole de Rio de Janeiro et pathogénésie brésilienne contenant une exposition méthodique de homéopathie, la loi fondamentale du dynamisme vital, la théorie des doses et des maladies chroniques, etcChapitre 27 sur 313 · DE JO£È VICTORINO DOS SANTOS E SOUZA. XXXHII · texte numérisé non relu

DE JO£È VICTORINO DOS SANTOS E SOUZA. XXXHII

terre par des siphons renversés. Elles doivent avoir une autre

origine, et la voici en effet.

li est évident que l'enveloppe ou la coquille de notre globe, renflée ou déprimée en divers points de sa surface, doit présenter, à sa surface intérieure, des renflements correspondant à ces dépressions et des dépressions correspondant à ces renflements, de sorte que le lit de nos mers répond aux montagnes internes, et nos montagnes répondent aux océans de la terre intérieure. Ceci admis, nous conceyrons sans peine que les fonds de nos océans pressant leur base avec une force de 1,000 à 1,500 atmosphères, doivent s’insinuer dans les fissures qu'ils rencontrent, et jaillir sur le sommet des montagnes qui leur sont opposées. Ces jets d’eau se vaporisent aussitôt dans les gaz incandescents de l'intérieur du globe, dont ils augmentent la tension et remplissent les cavités. Ces vapeurs de leur côté s’insinuent dans les fissures de nos Alpes et de nos Cordilières, où elles se condo it en trouvant des couches de terrains moins brülants, et forment ces sources, qui souvent coulent encore chaudes au milieu des glaciers. Généralement ces sources parcourent de longs circuits sousl’épiderme terrestre, comme les vaisseaux sous notre tissu cutané, et elles nous arrivent refroidies à la température moyenne des lieux où elles surgissent. D'autres fois, elles jaillissent à la surface par des conduits plus directs et conservent leur chaleur. Lorsque ces conduits ou tubes sont larges et sans étranglement, les eaux nous arrivent presque pures. Quand, au contraire, ils sont étroits ou brusquement resserrés, l’effroyable friction que subissent les liquides pressés avec des forces de plusieurs centaines d’atmosphères, développe laction médicinale des minéraux qu'ils touchent en passant, et opère une dynamisation homéopathique à laquelle les procédés inventés par Habne- Mann, nimes machines ne peuvent espérer d'atteindre, et nous avons les eaux minérales de diverses natures qui abondent sur notre globe.

Lorsqu’au lieu de répondre au grand réservoir de vapeur de Pintérieur du globe, les fi$ures de la croûte terrestre répondent à une des mers souterraines, mers de métaux ou de ba-

XXXIY THÉORIE ASTRONOMIQUE

salte en fusion, les sources, au lieu d’eau, nous amènent ces effrayantes ondes de labîme et nous avons des éruptions volcaniques. Mais le poids énorme d’un semblable liquide permet bien rarement qu'il s'échappe au-dessus des bords du sou: pirail volcanique; souvent on voit monter et descendre les matières en fusion, sans qu’elles puissent s'épancher au dehors. Il n’en est pas moins certain que toute source est un volcan. Aussi, comme nous l'avons dit, voit-on souvent dans les anciéhs cratères un lac se former et s’entretenir sans recevoir aucun affluent du dehors. Dans ce cas il n’y a rien de changé, que la nature du liquide; maïs la communication avec lPintérieur du globe subsiste toujours.

Si l'amour de la vérité inspire à quelqu'un de mes lecteurs l'envie d'examiner une théorie quin’émane pas des Académies, je l’engage à tracer sur une feuille de papier les figures nécessaires à l'intelligence de AR de M. Dos Santos «et de ma géologie. Il le pourra fa nent en lisant ce texte avec attention, etil se rendra compte de la simplicité et de la généralité de nos solutions. |

Aucun siècle n’a été plus avide que le nôtre opinions toutes faites. Quand des découvertes comme celles de Hahnemann $ont encore contestées après cinquante ans, je n’espère guère que notre doctrine cosmogonique fasse beaucoup de partisans. Cependant il est encore quelques âmes d'élite qui dirnent à se déterminer par elles-mêmes : c’est à celles-là que je fais appel, pour perpétuer des idées qui seront utiles et grandiront le jour où l'intelligence humaine brisera le joug abrutissant des Universités et des Académies, pour aborder librement Pexamen des -questions discutées aujourd’hui seulement par les élus de ces Conseils vénitiens, qui monopolisent ef se transmettent le domaine de la science.

Îl me suffit ici de prendre date et de jeter un cri d'appel aux esprits supérieurs, plus malheureuxAlest vrai, mais plus nombreux et plus forts que dans les siècles passés; tellement puissants même qu'ils pourraient, s'ils savaient s'unir, conquérir enfin les droits que leur assure leur qualité de lieutehauts de Dieu sur Ja terre. Des signes non douteux annoncent

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