‹ Doctrine de l'Ecole de Rio de Janeiro et pathogénésie brésilienne contenant une exposition méthodique de homéopathie, la loi fondamentale du dynamisme vital, la théorie des doses et des maladies chroniques, etcChapitre 43 sur 313 · DE S. A. I. LE PRINCE D, ALPHONSE. LV · texte numérisé non relu

DE S. A. I. LE PRINCE D, ALPHONSE. LV

rien sur l'homme, I faut encore une victime, un dévouement inattendu pour vaincre lindifférence du vulgaire, qui demande que l’on crucificle Sauveur etque l'on délivre Barab bas. Dieu a voulu que cette victime expiatoire naquit sur les degrés du trône. Dieu a voulu que tout un peuple, que tout un monde ait les yeux sur elle, pour que le bruit de cette mort inattendue apprenne à tous que l'humanité allait faire un nouveau pas.

« Le Brésil, choisi par Dieu pour être le premier théâtre de la rédemption physique de l'humanité, le Brésil dont l'avenir social ef politique dépesd del’homéopathie, languissait encore enchaîné sous les liens de la science ancienne et respectait encore les vieux dogmes de la doctrine officielle, Les novateurs, après d'innombrables combats, sentaient fléchir leur courage ; la calomnie empoisonneuse accompagnait tous leurs pas, la perséeution éclaircissait leurs rangs, lorsque Dieu se leva et par un coup imprévu témoigna encore une fois de sa volonté de sauver les hommes sans eux, et l’on peut dire malgré eux.

« Un coup de tonnerre, vous le savez, messieurs, signala la naissance de lPélu de Dieu pour cette grande mission, et trois jours du soleil le plus pur fétèrent son retour vers la céleste patrie. La nature, qui sait prendre le deuil pour les maux de l'humanité, salua par toutes ses splendeurs une mort en apparence si déplorable, et cependant aussi salutaire ici-bas que précieuse aux yeux de Dieu.

«Que vous dirai-je de plus? vous conterai-je comment le poison qui devait faire périr cette tendre fleur lui fut versé dans le lait d'une phthisique qui présentait les signes les plus évidents de sa maladie; comment ce fatal instrument d’une si cruelle épreuve vint apporter à l'homéopathie la certitude qui lui était nécessaire ; comment l’aveuglement des médecins les empêcha de prendre aucune précaution et d'accepter les préservatifs que nous leur offrions ?

«I semble que ce n’est que par l’excès du mal.que l’homme puisse revenir au bien. Pour que l'humanité renonçât au culte des faux dieux, il n’a pas fallu moins qu’un péicne. Cest par un RÉGicIpE que l’allopathie devait, elle-même, marquer sa

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