‹ Doctrine de l'Ecole de Rio de Janeiro et pathogénésie brésilienne contenant une exposition méthodique de homéopathie, la loi fondamentale du dynamisme vital, la théorie des doses et des maladies chroniques, etcChapitre 44 sur 313 · LYI DISCOURS POUR CÉLÉBRER LA MÉMOIRE, ETC · texte numérisé non relu

LYI DISCOURS POUR CÉLÉBRER LA MÉMOIRE, ETC

dernière heure, et montrer au Brésil entier les eux effets de son application malfaisante.

« Rien ne prévaut contre les desseins d'en haut : le prince don Alphonse devait périr, et nous, nous devions porter témoignage de celte mort afin qu’elle fût plus utile au monde que ne l’a été la vie des plus grands monarques.

«Il me reste cependant à révéler un fait encore plus merveilleux et plus concluant que ceux queje vous ai cités. Comme on aurait pu douter que la source de la maladie du prince eût été reconnue et signalée par les disciples de Hahnemann, Dieu voulut que le lait empoisonné qu'il avait reçu produisit chez la fille de sa nourrice les mêmes effets que chez lui. La sœur de lait du prince don Alphonse est morte avec les mêmes symptômes que Son Altesse Impériale a présentés.

« Que nous reste-t-il donc à faire, sinon à reconnaître enfin le doigt de Dieu, lorsque Dieu lui-même le montre si visiblement, lorsque pour la confusion des méchants il intervient si visiblement dans les affaires de l'humanité?

«Le prince don Alphonse a rempli, à nos yeux, une mission toute providentielle. Je me plais à croire, que hors des liens du corps soumis aux faiblesses de l’enfance, son âme immortelle a librement accepté les angoisses de son ineffable sacrifice, et que sa spontanéité a sanctifié une expiation rendue si poignante par la douleur de tout un peuple et les larmes d’une mère.

«C’est ce que j'ai cherché à exprimer dans l’Ode suivante, que j'ai déjà publiée, mais que je vous demande la permission de lire et de joindre à ce discours, parce qu’elle ne renferme pas pour moi une fiction poétique, mais une pensée profonde et réelle, et donne le sens véritable du triste et touchant événement que l’Institut a voulu consacrer par cette réunion. »

ODE EN MÉMOIRE DE S. À. I. LE PRINCE D. ALPHONSE. LVil

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La douleur est la loi suprème

De l'être ici-bas égaré ;

C’est la voix d’un Dieu qui nous aime, Le mal primitif réparé.

C’est dans la douleur qu’on espère Au verbe infaillible du père,

Malgré des coups inattendus ;

C’est par la douleur qu’on remonte,

A travers le mal et la honte,

À la source des biens perdus.

. Quoique le sort sourit propice, Céleste enfant, à ton matin, Tu préféras le sacrifice Qui devait borner ton destin.

Toute vie adopte un symbole ; L'ange est un homme qui s’immole, Et Ja terre, immense Sion , Se couvre du bois salutaire.

Il est un sens à tout calvaire, Un mot à chaque passion.

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