EN
Ange qu’attendait notre terre,
Par le ciel encore retenu,
Au sein de l’éternelle sphère
Ainsi tu flottais suspendu.
Prenant ton noble cœur pour guide, Tu pesas d’un coup d’œil rapide
Et tes instants et nos douleurs ;
Et tu choisis , âme vaillante,
Une œuvre imprévue et puissante !
A nous la joie, à toi les pleurs !
Ce siecle où tout se régénère,
Où tout renaît, où tont périt,
Ce siecle ouvre une nouvelle ère Pour la matière et pour l’esprit.
Ici naît un nouvel empire,
Ici la Science s'inspire ,
Au souflle du verbe sauveur.
Nouveau savoir, nouvelle terre :
Flots nouveaux , nouvel hémisphere, Où luit le signe rédempteur. |
Il faut des cœurs que rien n'arrête Pour féconder des sols nouveaux.
Penser provoque la tempête, Changer provoque les bourreaux :
Lasse à peine de tant de crimes, L’humanité veut des victimes
Pour marquer chacun de ses pas; La rédemption partielle | Ne s'effectue, à loi cruelle !
Que sur de nouveaux Golgothas,