DE S. A. 1. LE PRINCE D, ALPHONSE
Pour qu’à ton corps l’âme s’unisse, Brésil , il faut un sacrifice
Plus efficace et'plus touchant !
Il faut qu'Alphonse se dévoue
Et que, par sa mort, il dénoue
Le nœud qui t'enserre, à Géant !
VIIT.
Toujours révolté dans sa chute Contre ce fait prédestiné,
En vain Satan s’indigne et lutte :
Son bras coupable est enchainé.
Alphonse nait, et d’un nuage, Comme un infaillible présage, Un aigle sort, et dans la nuit Fai briller un éclair immense, Annonçant, un instant d'avance , Le coup de foudre qui le suit.
hf.
Satan foudroyé, qui retombe
Au sein ténébreux du chaos , Ressort bientôt de cette tombe Armé pour des combats nouveaux.
Un monstre enfanté par la rage, La Phthisie à l’affreux visage, Pour accomplir le grand forfait, Aborde Alphonse, et, digne fille De Lucifer , elle distille
Un venin mortel dans son lait.
Un instant on l’écarte à peine.
L'esprit de mort toujours présent Rôde, aiguillonné par la haine, Et médite un trépas plus lent.
Au nom de la Science ancienne, Sibylle menteuse et païenne,