‹ Doctrine de l'Ecole de Rio de Janeiro et pathogénésie brésilienne contenant une exposition méthodique de homéopathie, la loi fondamentale du dynamisme vital, la théorie des doses et des maladies chroniques, etcChapitre 8 sur 313 · XII NOTICE SUR L'ÉCOLE HOMÉOPATHIQUE · texte numérisé non relu

XII NOTICE SUR L'ÉCOLE HOMÉOPATHIQUE

davres embaumés par la méthode Tranchina, que nous avons importée au Brésil et qui nous donne, dans un climat aussi ardent, des facilités sans lesquelles tout travail sérieux serait impossible.

L'existence de l’École n'a été qu’un long combat. Tout n’est pas rose, comme le croient quelques homéopathistes européens, dans le mêtier de propagateur au Brésil. Les menaces, les promesses, les persécutions ont tour à tour été employées contre les élèves de l’école. Deux d’entre eux ont été mis en prison à la suite d'accusation d’empoisonnement. Le dernier, J. H. de Proença est resté quatorze jours au secret, dans un cachot où ses pieds baignaient dans l’eau, sans que rien püt altérer sa fermeté et sa constance. De guerre lasse, on le relâächa comme on l'avait arrêté, sans explications et sans conditions.

Les questions légales les plus complexes se rattachent à la pratique de notre enseignement. La majorité du public regarde l’homéopathie comme une science complétement nouvelle, non réglementée par les lois et dont l’exercice est facultatif à tout le monde. Chacun, dit-on, peut préparer des globules et des teintures hahnemannienes, puisque les pharmaciens n’en tiennent pas en vente et n’ont pas appris à les manipuler. Également tout le monde peut les appliquer, puisque les médecins n’ont point étudié leur emploi dans les Facultés et ne croient pas même à leur action. Si l’homéopathie ainsi comprise offre quelque inconvénient, que l’on régularise son étude et son exercice ; mais qu’on mette fin à l'anarchie par une bonne loi et non par l'arbitraire.

Les médecins, au contraire, prétendent établir une confusion entre l’ancien et le nouvel art. Ils veulent interdire l'exercice de l’homéopathie non-seulement au public, mais même aux élèves de notre École, qui seuls au Brésil ont étudié régulièrement l’homéopathie. Ils prétendent que leur diplôme leur donne un droit absolu d'exercer tout art de guérir, passé, présent et futur, même sans l'avoir étudié. En un mot, ils font de Ja santé publique un fief inaliénable et Hbratssinte seulement par ordre de la Faculté,

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