AU PEUPLE BRÉSILIEN
Quelle que soit l'abondance des métaux précieux renfermés dans les profondeurs du sol brésilien ; quel que soit l’éclat des pierreries que les fleuves y roulent dans leurs flots; quelle que soit la richesse des récoltes qui récompensent les soins de l’agriculteur, il est dans cet empire des trésors d’une valeur plus élevée, d’une importance plus grande pour le bonheur de l’homme. Ce sont les armes puissantes que la nature y à déposées et que l’art peut utiliser pour combattre les douleurs et les maladies de l'humanité. Quelle que soit, en effet, l’effrayante multiplicité des affections que le génie du mal répandues sur notre globe déchu, on peut dire que le Brésil renferme des agents curatifs plus variés encore, et propres à combattre sans exception les hideuses manifestations du mal physique.
Avant les découvertes de Hahnemann, la science ne possédait aucun moyen de préciser lemploi de ces agents salutaires. Leur existence était certaine, leur application douteuse, et l'expérience populaire, plus heureuse que la science des écoles, glanait seule quelques épis dans cette abondante moisson qui gisait abandonnée, faute de moyens convenables d'exploration. La Providence, qui semble avoir marqué la terre de Santa-Cruz pour inaugurer les grands et heureux changements pour lesquels l'humanité est mûre, a permis enfin que les disciples de Hahnemann pussent commencer des recherches qui doivent sécher tant de larmes, et au lieu d’un soulagement passager appliquer aux souffrances de l’homme un reméde efficace et définitif. L'homéopathie, en effet, en s’attaquant à la cause des maladies, purifie l'espèce humaine des miasmes chro-