‹ Doctrine de l'Eglise catholique d'Irlande et de celle du Canada, sur la révolte [microforme]Chapitre 18 sur 23 · ON DE · texte numérisé non relu

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Donné à Québec sous notre seing, le sceau de nos armes et le contre-seing de notre secrétaire, le 22 mai 1775.

+ J. OL EvEQUE DE QUEBEC, ; Par Monseigneur, F. Perrault, Sec.

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CIRCULAIRE DE Mer. J. F. HuBerr, évêque de Québec, à MM. les curés du diocèse, en date du mois de novembre 1793.

Messieurs,

Des avis reçus de New-York depuis quelques semaises, donnent lieu de soupçonner qu’une flotte française partie des côtes des Etats-Unis d’ Amérique pourrait avoir dessein de faire quelque eutreprise H

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sur la Province du Bas-Canada ; cette circonstance nous a paru assez importante pour solliciter là-dessus votre attention ; et en cela notre devoir et notre inclination se trouvent d’accord avec le désir de son Excellence le très honorable lord Dorchester.

Ce n’est pas que nous ayons aucune inquiétude sur la conduite personnelle de qui que ce soit d’entre vous, dans le cas d’une entreprise de la part de la puissance française sur cette province. La loyauté à toute épreuve quele clergé de ce diocèse a montrée dans l'invasion de 1775 nous répond d'avance de votre zèle à défendre en toute occasion les intérêts du gouvernement, ceux de la religion dont nous sommes les ministres, et ceux du pays que nous ha. bitons, lesquels, par une disposition admirable de la providence, se trouvent si étroitemeni liés les uns aux autres.

Mais comme il est à craindre que les habitants de ce pays, surtout dans les campagnes, frappés du nom de français, ne sachent pas discerner la conduite qu’ils auraient à tenir dans une pareille circonstance ; il nous paraît tout-à-fait essentiel que vous leur proposiez les considérations suivantes.

1® Que par les capitulations de Québec en 1759 et de Montréal en 1760, et encore plus par le traité de paix de 1763, les liens qui les attachaient à la France ont été entièrement rompus, et que toute ia fidélité et l’obéissance qu’ils devaient précédemment au Roi de France, ils les doivent depuis ces époques à Sa Majesté Britannique.

2© Que le serment prêté par eux ou par leurs pères au Roi d'Angleterre, lors de la conquête de ce pays, les lie de telle manière, qu’ils ne sauraient le violer sans se rendre grièvement coupables envers Dieu lui-même ; nec enim habebit insontem Do:

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minus eum qui assumpsit nomen Domini Dei sui frustra. Exod: 20. 6.

3© Qu’indépendamment de l’obligation étroite ui résulte d’un tel serment, la conduite pleine ’humanité, de douceur, de bienfaisance, que le gouvernement Britanvuique a toujours gardée envers eux, suffirait pour les y attacher inviolablement. 4% Qu’en particulier la protection constante accordée à leur sainte religion par ce même gouvernement, doit leur faire désirer avec ardeur de ne jamais passer sous une autre domination.

5© Que l'esprit de religion, de subordination et d’attachement à son Roi, qui fesait autrefois la gloire du royaume de France, a fait place, dans ces dernières années, à un esprit d'irréligion, d’indépendance, d’anarchie, de parricide, qui, non content de la mort ou de l’exil de la saine partie des français, a conduit à l’échafaud leur vertueux souverain, et qui a justement excité l’indignation de toutes les PRIT OES de l’Europe; et que le plus grand maleur qui püt arriver au Canada, serait de tomber en la possession de ces révolutionnaires. | 6® Que dans la conjoncture présente, le gouvernement n’est pas seul intéressé à éloigner les fran-

Sais de cette province; mais que tout fidèle sujet,

tout vrai patriote, tout bon catholique qui désire conserver sa liberté, ses lois, sa morale, sa religion, y est particulièrement et personnellement intéressé.

Nous vous flattons, messieurs, que l'esprit de Dieu, votre amour pour le salut des peuples confiés à vos soins, et votre fidélité au gouvernement sons lequel nous avons le bonheur de vivre, vous mettronten état de développer tant dans vos instructions publiques que dans vos conversations particulières, des principes que nous ne fesons qu’indiquer ici, Et dans le cas où vous jugeriez que la publi.

cation de notre présente lettre pût donner plus de force à vos paroles, nous vous autorisons a le lire au prône de vos messes paroïssiales, laissant à votre prudence de réitérer cette lecture autant de fois qu’elle vous paraîtra nécessaire.

Cependant nous vous exhortons à joindre vos prières aux nôtres, afin d'obtenir du ciel qu’il détourre de dessus ce diocèse les malheurs innombra- Lies dans lesquels pourraient le précipiter les nouveaux systêmes d’impiété, d'indépendance et de libertinage, s’ils venaient à y prendre racine.

Je suïs avec un sincère et parfait attachement,

Messieurs, votre etc.

N. B.—Quoique le mandement qui suit ne paraisse pas devoir, par sa nature, faire partie de la : présente série, il put être utile de le reproduire, ne fût-ce que pour inspirer à ceux qui le liront ce désir si douable de voir tous les cœurs canadiens tellement disposés à repousser un ennemi commun que, dans le cas d’une invasion, les chefs de la religion n’eussent d’autres devoirs à remplir auprès du troupeau confié à leurs soins que ceux bien conso- Jants de le féliciter sur le succès de ses armes et de conjurer de ciel de lui en accorder de nouveaux.

Il est bon de dire qu’il n’avait pas été possible à l’'Evêque de Québec d’adresser un mandement à son diocèse dès le moment de la déclaration de la guerre par les Américains, parce qu’alors il était éloigné de la capitale et occupé à visiter les missions da golphe Saint-Laurent. de :

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\ ne Josepx OcravEe PLessus, etc., etc. eto.

de fois Il y a plus de quatre mois que la guerre est décla-

rée, nos très-chers frères, et cependant il ne vous a

re vos pas été encore indiqué de prières publiques pour

il dé- détourner de dessus vous les suites malheureuses pmbra- auxquelles ce fléau expose d'ordinaire les pays qui >S HOU- en ont été désolés. J1 est vrai que, jusqu’à ce ‘ de li- jour, la guerre n’a servi que mettre en évidence no-

tre supériorité sur l’ennemi que nous avons en tête. ent, Les différentes actions dans lesquelles nos forces se

sont trouvées engagées, ont été autant de victoires pour nous, autant de leçons pour lui. Il a dû apprendre combien peu il gagnerait à attaquer cette province, puisque celle du Haut-Canada, avec une poignée de troupes et de milices, lu: a fait éprouver

ne pa- des revers auxquels il ne devait nullement s’atten- > de la : dre. Ce ne sont pas seulement les succès obtenus pduire, dans le mois d’août dernier, que nous prétendons ont ce vous rappeler ici, mais encore et principalement la ko te glorieuse victoire remportée le 13 du courant, entre mmun Niagara et le Fort Erié, où un détachement de l’ar-

mée Britannique, peu considérable, mais composé d’autant de héros que d'officiers et de soldats, vient de battre et détruire une division plus que double de son nombre, et de faire sur elle 900 prisonniers, laissant à peine à l’ennemi autant de monde qu’il lui en fallait pour enlever ses morts et ses mourants étendus sur le champ de bataille.

Après un si brillant succès, que ne devez-vous pas espérer, nos très-chers frères, dans le cas où l’ennemi, poussant plus loin sa témérité, ôserait entreprendre l’invasion du Bas-Canada ? Que n’auraitil pas à craindre d’une armée, qui, par son organisation et sa discipline, fait l’admiration des officiers les plus expérimentés; d’un peuple entier brûlant

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du désir de se lever en masse pour donner des preuves de sa fidélité et de son courage ; d’un commandant eu chef dont l’activité infatigable fait le sujet continuel de vos conversations, dont la condescendance à gagné tous les cœurs, dont la sage expérience a prévu tous les dangers, dont l’impartialité fait comprendre à tous les sujets de Sa Majesté en ces Provinces, qu’ils n’ont qu’uii seul et même intérêt, celui de la défense commune ?

Peut-être, nos très-chers frères, qu’à nulle autre époque avant celle-ci, vous n’avez senti, comme vous le faites, combien la divine providence a été libérale envers vous, lors qu’elle a permis que vous devinssiez sujets d’un gouvernement protecteur de votre sûreté, de votre relision, de vos fortunes ; d’un gouvernement qui seul a su maintenir son honneur et sa gloire au milieu des débris de tous les autres; d’un gouvernement auprès duquel les peuples opprimés, les souverains détrônés, les victimes sans nombre de l'ambition et de la perfidie d’un conquérant insatiable, viennent chercher un asyle ou les moyens de recouvrer leur liberté ravie ou de défendre le peu qui leur en reste. C’est dans le sein de ce gouveruement paternel que vous vivez; c’est par son ordre que vous courez aux armes avec une ardeur presque sans égale; c’est de ses officiers que vous apprenez les exercices militaires ; c’est sous ses drapeaux que vous deviendrez invincibles. Quelle satisfaction pour vous, chers canadiens, lors qu’à la fin de cette guerre, vous vous rappellerez qu’elle a été en grande partie soutenue et heureusement terminée par vos efforts, par votre zèle, par votre esprit de subordination et d’obéissance à ceux qui en dirigent les opérations !

S'il vous fallait quelque motif ultérieur d’affection et de confiance au gouvernement Britannique,

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nous vous inviterions à jeter les yeux sur le Portugal et l'Espagne. Ces deux royaumes presqu’anéantis par une invasion perfide, ont appelé l’Angleterre à leur secours. Elle n’a épargné ni soins, ni troupes, ni flottes, ni argent pour leur délivrance. Elle a mis à la tête des forces combinées un des pe babiles généraux du monde, lequel, après avoir assé et harcelé pendant trois ans l’armée française, s’est dernièrement couvert de gloire dans la mémorable bataille de Salamanque, a mis l’ennemi dans une déroute complette et le poursuit encore, sans 2 l’on puisse calculer jusqu'où s’étendront les ruits prodigieux de cette victoire.

Qnelle ample matière d’actions de grâces pour vous, nos très chers frères, aui, dans tous ces avantages reconnaissez la mai. de Dieu relevant les faibles, abaïssant les superbes, récompensant la Grande-Bretagne de sa juste horreur pour les principes de la révolution française, suurce malheureuse d’où ont découlé tous les maux qui, depuis vingt-deux ans, désolent l’ancien et le nouveau monde et qui menacent enfin de s'étendre jusqu’à vous.

Car au milieu des succès qui couronnent les armes de notre très gracieux souverain, il ne faut pas, nos très chers frères, perdre de vue l’inconstance des choses humaines. Il n’est cause si juste, armée si formidable, mesures si bien prises, qui soient à l'abri de tous les revers. Dieu les permet quelquefois, ou pour éprouver ses serviteurs, ou pour punir son peuple de quelque infidélité. Ainsi les Machabées, armés pour la défense de leurs foyers et de leurs autels et animés du zèle le plus pur pour la loi sainte, éprouvent, néanmoins, des pertes et des défaites qui ne servent qu’à redoubler leur piété et leur courage. Ainsi Israël tout glorieux

de la prise miraculeuse de la ville de Jéricho, est repoussé avec perte devant celle de Haï en punition de la désobéissance et de l’avarice d’un seul homme.

Deux choses vous sont donc nécessaises, Ô miliciens chargés, sur la frontière, de la défense de nos plus chers intérêts, et vous, commandants et officiers de ces corps estimables ! La première est de ne pas mettre votre confiance dans vos propres forces, comme feraient des infidèles. Hiin curribus, et hi in equis. Les brillants succès que nous attendons de votre ardeur militaire, reposent essentiellement sur la bénédiction que Dieu voudra bien donner à vos armes, ÜWVos autem in nomine Domini Dei nostri invocabimus. La seconde, est de fuir les vices qui, en vous rendant indignes de la protection du ciel, pourraient attirer sur votre patrie quelque fâcheux et humiliant revers. Que le saint nom de Dieu ne soit donc jamais blasphémé sous vos ten. tes ; que la piété, la justice, la charité, la prudence y règnent dans vos discours et dans toute votre conduite. Ah! que les ennemis du dehors sont peu redoutables au soldat chrétien qui a su mettre le Seigneur dans ses intérêts.

Et vous, nos très-chers frères, qui, éloignés du champ de bataille, prenez néanmoins une part si vive au sort de nos guerriers ; milice sédentaire, impatiente d’être appelée à partager leurs travaux ; femmes pieuses, qui, avec une émotion mêlée de confiance, vous attendez au départ &e vos époux comme vous avez consenti à celui de vos enfants ; prêtres dont le zèle ardent pour la cause publique, s’est communiqué si efficacement à vos ouailles par le ministère de la parole, ou qu’une charité ardente a conduits aux camps pour y encourager vos jeunes paroïissiens ; que nous reste-t-il à faire, sinon

de lever les mains vers le ciel comme Moyse, si

cho, est l’armée d’Israël en vient jamais aux prises avec les A puni- Amalécites ; remercier Dieu des avantages qu’ilt un seul a déjà accordés à nos armes ; le prier instammen

de continuer sa protection toute-puissante à ce

ô mili- vaste empire, spécialemet à la partie que nous en

de nos occupons, afin qu’à la présente guerre succède une officiers paix prompte, solide et honorable ; ce sont des det de ne voirs que nous impose cet esprit de religion, de s forces, loyanté et de patriotisme qui s’est manifesté dans is, et hi toutes les parties de notre immense troupeau avec tendons une consolation infinie pour le pasteur.

llement A ces causes; etc., etc., etc.

onner à

Donné à Québec sous notre seing,le sceau de

Det nos- armes, et le contre-seing de notre sécrétaire, le

À: Qu vingt-neuf octobre, mil-huit-cent douze.

pk u (Signé) + J. O. Ev. de Québec.

jesshe Et plas bas,

nom de

Par monseigneur,

vos ten P. F. TurGEon, tre. séc.

udence

re con- | DUÉ pou © JEAN JACQUES LARTIGUE.—PREMIER EVEQUE DE vitre le ÿ MONTREAL, ETC.

més du Au clergé et à tous les fidètes de Notre Diocèse, sapart si lut et bénédiction en Notre Seigneur.

ntaire, Depuis longtemps, nos très-chers frères, nouS VAUX ; n’entendons parler que d’agitation, de révolte même, slée de dans un pays toujours renommé jusqu’à présent par époux sa loyauté, son esprit de paix, et son amour pour la fants ; religion de ses pères. On voit partout les frères s’éblique, lever contre leurs frères, les amis contre leurs amis, les par les citoyens contre leurs concitoyens ; et la discorde, rdente d’an bout à l’autre de ce Diocèse, semble avoir brisé Ds jeu- les liens de la charité qui unissaient entre eux les sinon

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membres d’un mème corps, les eufants d'une mème érlise, du Catholicisme qui est une religion d’unité. Dans des conjonctures aussi graves, notre seul parti ne peut être sans doute que de nous en tenir, je ne dis pas à l’opivion que nous, et nos fidèles coopérateurs dans le Saint Ministère, aurions droit cepen-

dant d'émettre comme citoyens aussi bien que les.

autres, mais à l'obligation stricte que nous impose l’Apôtre des nations lorsqu'il disait: Malheur à moi si je ne prêche pas l’Evangile ; car la nécessité m’y oblige, necessitas enim miht incumbit. (1). Non, N. T. C. F,, aucun de vous n’ignore que les devoirs des divers membres du corps social, aussi bien que ceux de la famille, appartiennent essentiellement à la Morale Chrétienne ; que cette morale Divine fait partie du dépôt sacré de la Foi qui nous a été transmis par le canal très-pur de l’écriture et.de la tradition ; et que nous sommes tenus de vous le transmettre aussi fidèlement en notre qualité de successeur des apôtres.

Nous ne saurions d’ailleurs vous être suspect sous aucun rapport; comme chez vous, le sang Canadien coule dans nos veines ; nous avons souvent donné des preuves de l’amour que nous avons pour notre chère et commune patrie; et ainsi que l’apôtre, nous pourrions prendre Dieu à témoin que nous vous chérissons tous dans les entrailles de Jésus-Christ; (2) vous savez enfin que nous n’avons jamais rien reçu du gouvernement civil, comme nous n’en attendons rien, que la justice dûe à tous sujets Britanniques ; et nous rendons témoignage à la vérité, quand nous attestous solennellement que nous vous parlous ici de notre propre mouvement, saus

(1) 1 Cor. 9, 16.

(2) Philip. 1, 8.

e même d'unité.

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que les.

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ue nous nf, saus

auoune impulsion étrangère, mais seulement par un motif de conscience.

Encore une fois, N, T. C. F,, nous ne vous donnerons pas notre sentiment, comme citoyen, sur cette question purement politique, “ qui a droit ou “ tort entre les diverses branches du Pouvoir souve- “ rain ; (ce sont de ces choses que Dieu a laissées “ aux disputes des hommes,) mundum tradidit dis- “ putationi eorum : (3) mais la question morale, sa- “ voir, quels sont les devoirs d’un Catholique à l’éde La de la puissance civile établie et constituée “ dans chaque état,” cette question religieuse, di:je, étant de notre ressort et de notre compétence, c’est à votre Evêque à vous donner sans doute l’instruction nécessaire sur cette matière, et à yous de l'écouter : car, dit le célèbre Lamennais, “ le me “ ques étant chargés par l'Esprit Saint de gouver “ ner, sous la conduite du Souverain Pontife, l’E- ‘“ glise de Dieu, nous faisons profession de croire “ qu’en tout ce qui tient à l'administration spiri- “ tuel'e de chaque Diocèse, Prêtres et Laïcs doivent “ fidèlement obéir aux Ordres de l’Evêque institué “ pur le Pape. (4) (5) (6).

oici donc ce que nous enseignent là-dessus les divines Ecritures. “ Que tout le moude, dit Saint- “ Paul aux Romains, soit soumis aux puissances “ supérieures : car il n’y a point de puissance qui ne “ vienne de Dieu; et c’est lui qui a établi toutes “ celles qui existent. Celui donc qui s’oppose aux ‘ puissances, résiste à l’ordre de Dieu; et ceux qui ‘y résistent, acquièrent pour eux-mêmes la damna-

(3) Eccles. % 11e (4) Act. 20, 28.

(5) Déclaration présentée au St-Siége par les rédacteurs de l'Avenir, journal de l’ Avenir du 6 février 1831, (6) Rom: 15, 1, 2, 4, 5.

“ tion, Le prince est le ministre de Dieu pour pro- ‘“ curer le bien ; et comme ce n’est pas en vain qu il ‘ porte le glaive, il est aussi son ministre pour pupirle mal, Il vous est donc nécessaire de lui être ‘ soumis, non seulement par crainte du châtiment, ‘ mais aussi par un devoir de conscience. Soyez ‘“ donc soumis, ajoute Saint-Pierre, le chef des ‘ des apôtres, à toutes sortes de personnes par rap- ‘ port à Dieu, soit au Roi, comme étant au-dessus “ des autres, soit aux Chefs qui vous envoie pour punir les méchants et louer les bons ; car telle est ‘“ ja volonté de Dieu. Etant libres, ne vous servez ‘ pas de cette liberté comme d’un voile pour cou- vrir de mauvaises actions ; mais (agissez) comme ‘ des serviteurs de Dieu. Reudez honneur à tous, ” ain vos frères, craignez Dieu, honorez le Roi.

Sefviteurs, soyez soumis et respectueux envers “ vos maîtres, non seulement à l’égard de ceux qui ‘“ sont bons et doux, mais aussi envers ceux qui sont bizarres et fâcheux ; car c’est un effet de la grâce, “ si, en vue de Dieu, l’on souffre avec patience d’in- ‘4 justes traitements.” (7).

Voilà, N. T. C. F. les oracles de l’Esprit-Saint, tels que nous les trouvons dans la Sainte Bible ; voilà la doctrine de Jésus-Christ, telle que les apôtres Pierre et Paul lavaient apprise de la propre bouche de leur divin Maître. Mais quelque claires que soient par elles-mêmes ces paroles de vérité, un chrétien n’interprète jamais la parole de Dieu par sou esprit privé : (8) il sait que c’est un dogme fondamental de sa foi que, comme l’assure Saint Pierre, les Saintes Ecritures ne doivent pas être entendues selon le sens particulier de chacun : et qu’il n’ap-

(7) 1 Petr, 2, 15, 14, 15, 16, 17, 18, D9.

(8) 2 Petr. 1. 20,

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our proain qu il our pului être âtiment, Soyez hef des par rapu-dessus die pour telle est s servez ur çcou- | comme r à tous, le Roi.

envers Jeux qui qui sont la grâce, ice d’in-

t-Saint, le ; voiapôtres bouche es que ité, un ieu par me fon- Pierre, tendues T n’ap-

partient qu’à l'église catholique, notre mère, de nous en donneur l'intelligence, selon cette sentence de J.-C. dans l'Evangile : Celui qni n’écoute pas l'E: glise, regardez-le comme un Payen et un Publicain, sit tibi sicut Ethnicus et Pubhcanus. (9) Or, le Pape actuel, Grégoire XVI, du hant de sa Chaire Pontificale, s’est expliqué sur ces textes de l’écriture : il a interprété, à la suite des Saints Pères, et d’après la tradiction perpétuelle de l’église depuis son établissement jusqu’à nos jours, ces passages des livres saints que nous vous avons cités ; et il en a dicté le vrai sens à lamivers chrétien, dans son mc du 15 août 1832, qu'il adressa aux Evêques du monde entier au commencement de son pontificat. Pas un seul évêque depuis cette époque n’a réclamé contre la doctrine de cette lettre, en sorte qu’elle a reçu l’assentiment, du moins tacite, de toute l’église enseignaute, et qu’on doit la regarder cotnéquémmiont comme une décision dogmatique.

Comme nous avons appris, dit le Saint-Père, “ (car ici, ce n’est pas notre parole que vous allez “ entendre ; c’est celle du Vicaire de J.-C.) comme “ nous avons appris que des écrits semés parmi le ‘ peuple proclament certaines doctrines qui ébran- ‘ Jent la fidélité et la soumission dûes aux Princes, “et qui allument partout les flambeaux de la ré- “ volte, il faudra empêcher avec soin que les peu- ‘€ ples'ainsi trompés ne soïent entraînés hors de la “ ligne de leurs devoirs. Que tous considèrent que, “ suivant l’avis de lApôtre, i7 n’y a point de puis. “ sance qui ne vienne de Dieu. Ainsi, celui qui résts- ‘€ e à la puissance résiste à l’ordre de Dieu ; et

(9) Math, 18, 17.

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