PRE
a he So a a
os ere se au
EE rt cui De
Renonrrance du très Rev. Dr Movzaw, évêque catholique romain de Cork, à son cher troupeau et eu particulier aux ordres inférieurs des catholiques romains habitants du dit diocèse.
Dans un temps comme celui-ci, que le gouvernement a déclaré sa détermination de supprimer, par les moyens les plus vigoureux et les plus prompts, l'esprit d’insurection et de déchaînement, qui s’est manifesté dans plusieurs parties de ce pays, je croirais manquer à ce que je vous dois, mes très-chers frères, sije n’avais pas soin de vous avertir du danger qui vous menace, et de vous prévenir de la nécessité de tenir une conduite telle que vous n’ayez rien à craindre de la sévérité de la loi à votre égard. Chargé comme je le suis, par le Tout-puissant, du soin de vos âmes, animé par l'intérêt le plus vif pour tout ce qui vous regarde, je suis obligé par mon devoir de m’opposer, autant qu’il est en mon pouvoir, à ces moyens qu’on emploie sans cesse pour vous tromper, et de vous avertir de tout ce qui peut mettre obstacle à votre bonheur éternel et temporel, à tout ce qui peut vous le procurer, Dans l’état actuel de crise où se trouve notre pays, dans la malheureuse agitation qui ne se fait que trop sentir dans les esprits de plusieurs particuliers, et menacé, comme je l’ai été, d’une violence sur ma personne, des précautions timides, effet ordinaire de considérations personnelles, pourraient me suggérer, et me recommander d’observer, dans le silence, des événements qui peuvent n'avoir qu’un temps; mais comme vous êtes, mes très-chers frères, le premier objet de ma sollicitude pastorale, et que vous m’êtes plus chers que la vie, rien ne pourrait me dissuader de vous adresser mes conseils, que la crainte qu’ils ne vous fussent pas aussi utiles, dans les troubles
actuels, que je pourrais l’espérer, et que le but que je me proposerais, vous fût mal présenté par ces ennemis de l’ordre et de la religion, qui, depuis peu, ont cherché avec tant d’adresse à s’insinuer dans votre confiance. Cependant, espérant dans le Seigneur, que vous recevrez cette adresse avec le même esprit dans lequel je vous l’écris (et Dieu sait que que c’est votre bien seul que j’ai en vue), je vou prie, mes très-chers frères, et je vous exhorte comme votre père spirituel et le plus sincère de vos amis, de bien peser et de bien considérer la situation dans laquelle vous vous trouvez. Ce n’est point sur une discussion politique, mais sur des réflexions religieuses que je prétends attirer votre attention, par conséqe j'éviterai de rechercher l’origine ou les causes
e l’état malheureux où notre pays se trouve dans ce moment-ci : la décision de cette question ne remplirait point mou objet à votre égard, fût-elle aussi claire qu’elle est compliquée. Mais les premiers principes de notre Ste. Religion que vous avez appris en Jésus-Christ, vous ont sûrement gravé dans vos cœurs et prescrit l’obéissance aux lois et le respect pour les autorités constituées. (Ces secrètes associations pour le renversement de l’ordre et de la paix de la société sont contraires aux lois criminelles, et le crime de ces conspirations devient d’autant plus grand que vous allez jusqu’à confirmer les engagements que vous y prenez par la sanction du serment. (Car le serment, mes très-chers frères, est un acte de religion, c’est un appel solennel que nous fesons à Dieu, comme témoin de la vérité que nous déclarons, ou comme vengeur du faux ou du mal qui en serait la suite. Quand nous prêtons un serment juste et légitime, proposé par ceux qui sont investis d’une autorité compétente, nous honorons Dieu, nous témoignons notre respect et notre véné-
A og. “<a
A A nr 21 a 7 Ras : ÉD RE e ver: net 7
ratio failli qui € song enga le pl faire de s0 hisor form face | res, jet, e n0S y vivor la cot par ci tifier.
gneut pable bient( tôt o Ri de D endr ou de crime faux perso jusqu deu Te et des séme et Os ‘ deu
que S en”
peu, dans Seiême que prie, votre y bien uelle scuseuses onséauses dans rem aussi miers ez ap- : dans le rescrêtes : de la minelautant es enlu serss, est e nous e nous lu mal in seront innorons véné-
Lt RE a NRA 2 Eu à 5 É RPRAGE 2 S SÉR-2e-
RÉNALE Le Een ES
ES
Me sa dou: <a
ration pour sa divine Majesté, comme la vérité infaillible qui ne peut être trompée, et comme celui à qui est réservée la punition de l’injustice et du mensonge; mais un serment faux, ou prêté pour nous engager à faire quelque chose de mal, est l’affront le plus marqué et le plus direct que nous puissions faire à la Divinité : c’est une profanation sacrilège de son nom adorable,—c’est un crime de haute-trahison contre sa redoutable majesté—c’est un mépris formel de sa puissance—en un mot c’est insulter en face le Tout-puissant. Tels sont, mes très-chers frères, tous les serments qui ont des complots pour objet, et qui sont prêtés au préjudice de quelqu'un de nos voisins, ou des personnes avec lesquelles nous vivons, ou contre la tranquillité et le bon ordre de la communauté dans laquelle nous demeurons. Rien par conséquent ne peut les sanctionner, ou les justifier. Ils sont en abomination aux yeux du Seigneur, et si les malheureux qui se sont rendus coupables de ces profanatinns impies, ne se repentent bientôt, ils doivent infailliblement s'attendre à voir, tôt ou tard, tomber sur eux la vengeance du ciel,
Rien ne peut plus infailliblement attirer la colère de Dieu sur un pays, car c’est un fait que tous ces endroits où s'établit l’habitude de prêter de faux ou de mauvais serments, sont les repaires de tous les crimes, et toujours en proportion des progrès que ces faux serments font, plus ou moins, parmi certaines personnes, et qu'on s’y accontume plus facilement, Jusqu'à ce qu’enfin les conpables soient plongés dans le gouffre de la destruction.
Telles sont les conséquences nécessaires des faux et des mauvais serments; le Tout-Puissant l’a expressément déclaré par la bouche des Prophètes Jérémie et Osée : “à cause du jurement, la terre est dans le ““ deuil,” dit Jérémie, et le Prophète Osée le donne
pour cause principale de l’indignation du Seigneur contre son peuple choisi, les enfants d’srael. ‘‘ Le “ jurement, le mensonge, le meurtre et le vol se “sont répandus partout, et le sang a coulé; en “ conséquence, dit le Prophète, la terre sera dans le “ deuil, et tous ceux qui l’habitent languiront-? Combien ces terribles menaces du Tout-Puissant sont applicables ici, et combien n’ont-elles déjà été que trop accomplies dans ce malheureux pays!
Que ceux donc d’entre vous, mes très-chers Frères, qui, par les conseils de gens artificieux et méchants, ont eu le grand malheur d’être trompés au point d’avoir commis un crime aussi odieux, me permettent de les prier de suivre le conseil du Prophète Ezéchiel : “ convertissez-vous, et faites pénitence ‘ de toutes vos iniquités, et l’iniquité ne retournera “ point à votre ruine; rejettez loin de vous toutes ‘ les transgressions que vous avez commises, et ‘ faites-vous un cœur nouveau et un nouvel es- “ prit; et pourquoi seriez-vous punie, Ô maison 5 d'Israël ??
Ne vous associez point avec ces athées incendiaires qui voudraient éteindre cette horreur que tout homme doit sentir au fond de son cœur pour ces crimes exécrables de brigandage et de meurtre, par lesquels on a entrepris depuis peu de souiller le caractère national ; retournez à vos occupations ordinaires d'industrie et à vos travaux accoutumés ; et au lieu de vous laisser éblouir par des spéculations sur ce qui regarde le gouvernement, que vous ne pouvez comprendre, faites tous vos efforts pour réaliser pour vous-mêmes et pour vos familles, les consolations qu’une application patiente et infatigable à vos occupations respectives, ne manquera pas de vous procurer.
Ce n’est que dans le tombeau que vous pouvez
RE rm TE mnt 2
vou fran
qi
ie vie cen nou:
tem) sous tifs, bon abar de c mall Trè:
la re fert faut afflic les €
eur ‘ Le )l se s en 18 le nt’? sant déjà ays!
hers ix et és au perhète ence nera putes >s, et l esaison
ncenr que pour drtre, ler le tions més ; tions is ne pour s, les atisaa pas
)JUvVEZ
Re 6 le ma ET md
PRE ma
à r ; î î et Ë Ë ] VE !
À ra Ë ;
vous attendre à être entièrement exempts de souffrances. Il n’est point d'état, de condition, de raug, ui n’ait ses peines, ses croix et ses tribulations, et ieu l’a voulu ainsi; et pourquoi? Parce que cette vie est un état d'épreuves. Nous ne sommes dans ce monde que pour arriver à un meilleur. Bi nous nous conduisons bien dans cetté vie, pour le peu de temps que nous avons à y rester; si nous remplissous comme il faut les devoirs de nos états respectifs, nous avons la certitude de jouir un jour d’an bonheur ineffable et éternel. Au lieu donc de vous abandonner à des murmures iuutiles et indécents, ou de chercher par des méthodes illicites à adoucir les malheurs de votre condition, consolez-vous, Mes Très-Chers Frères, dans l'assurance que vous donne la religion, que pour tout ce que vous aurez souffert dans ce monde, vous serez, si ce n’est pas votre faute, amplement récompensés dans l’autre ; que les afllictions passagères de cette vie fugitive, si vous les endurez patiemment, doivent vous procurer un poids éternel de gloire. Que ce motif est puissant pour nous consoler, quand nous gémissons sous les châtiments du ciel ou les misères de la terre!
Mais tandis que je vous exhorte, Mes Très-Chers Frères, à supporter patiemment cette portion de maux que la providence, dans sa distribution générale, a destiné devoir être votre partage, je ne voudrais point vous voir méconnaître les bénédiétions dont vous jouissez, et oublier les faveurs que vous avez reçues. À l’exception de quelques priviléges, vous êtes en possession des avantages de la constitution. Les lois pénales, sous lesquelles vos pères ont gémi, ont été presque toutes révoquées. : Vous avez la consolation d'exercer votre sainte religion sans inquiétude, et nous devons à la bonté du gouvernement, à la libéralité et à la sagesse du parle-
ment, l’établissement et la dotation d’un collége catholique romain sur un plan fait pour procurer à notre jeunesse la meilleure éducation, et pour fournirun clergé à notre église, quand la génération présente aure terminé sa carrière. Ce sont des faveurs qui devraient exciter et rappeler notre reconnaissance ; et cette reconnaissance nous devrions la faire voir par un ferme attachement à notre constitation, et une fidélité inébranlable à notre Gracieux Souverain—un Souverain qui a plus fait pour Île ‘orps des catholiques romains, et pour ce royaume en général, qu'aucun de ses prédécesseurs. Je sais, Mes Très-Chers Frères, que de gens mal intentionnés ont fait tous leurs efforts pour affaiblir votre attachement à la constitution de votre pays, et votre tidélité au meilleur des Rois, en faisant circuler des écrits impies et séditieux, et en vous encourageant à vous livrer à toutes sortes de violences et d’excès, Mais au nom de Dieu, pourriez-vous être les dupes et les instruments de ces misérables incendiaires ? Ce n’est sûrement point votre bien qu’ils ont à cœur ! En tramant des plans séditieux, et excitant le désordre dans tout le pays, vous ne pouvez que faire retomber sur vous et sur vos familles la ruine et la destruction, en devenant l’objet de la vengeance des lois que vous aurez insultées. L’épée de la justice menace encore vos têtes ; voyez combien de gens séduits et trompés en ont déjà été frappés, et sur combien de têtes séparées de leurs amis par des barrières impénétrables, elle reste encore suspendue ! Ah! qui rendra à tant de veuves et d’orphelins, leurs maris et leurs pères ainsi enlevés à Ja fleur de leur âge ! Que pourront faire les misérables qui les ont entraînés dans les sentiers de l’infamie et de la ruine, pour dédommager et consoler leurs amis, occupés à pleurer leur mort, des calamités terribles
PE NE pres Laine di ler ART D AE
b CAdr à pur.
tion s fa.
‘Ons la stieux r le ume Sais, ion- » atotre des eant cês.
apes res ?
it à tant que uine an ce jusn de S, et des penpheà Ja bles le et mis, bles
nc e EE Da D 2 na vd LAS M Ein Sox
FA Ê è $
qu'ils ont attirées sur eux ? Hélas! ils n’ont plus de consolation ni de dédommagement à espérer. Ainsi donc ne vous laissez pas plus long-temps tromper ; que le sort de ces victimes de la justice publique vous serve d'avertissement; que Île vif regret et le repentir sincère qu’ils ont exprimés à l’article de la mort, d’avoir violé les lois et troublé la paix de leur pays, fassent sur vos esprits une impression durable. Réfléchissez aux mesures vigoureuses qui vont encore être renforcées contre les perturbateurs de la paix et du bon ordre. Ce pays vient d’être dénoncé—la loi martiale vient d’être établie, D’après l'humanité connue du commandant-en-chef, et celle du commandant immédiat de notre district, nous ne devons point appréhender qu’ils emploient une rigueur inutile pour remplir leur devoir, et vous deveZ bénir le ciel de ce que de tels commandants vous ont été dounés dans une crise comme celle où nous “ous trouvons : leurs cœurs sensibles et bienfaisants sont portés à avoir de l’indulgence pour des erreurs qui proviennent d’un paturel sans éducation ; ; ils savent distinguer entre le paysan trompé, et l’incendiaire artificieux qui profite, pour le séduire, de son ignorance et de sa crédulité. Mais si vous persévérez dans le désordre et l’insubordiuation, si vous continuez de commettre les crimes abominables de brigandage et de violence, si vous n’obéissez ni ne respectez les lois, alors tout en déplorant la dure nécessité que vos supérieurs seront forcés d’employer, nous ne serons point surpris de les voir déployer les pouvoirs formidables dont ils sont investis pour protéger l’innocent, et punir le malfaiteur obstiné,
J’exhorte donc, mes très-chers frères, tous ceux d’entre vous qui ont été séduits par des agitateurs ambitieux, de rentrer promptement dans leur devoir,
FA
Lo Fa
ts
De LV à
de revenir à cette observance des lois de la communauté dans laquelle ils ont toujours trouvé un appui au besoin.—Renoncez à ces associations criminelles formées pour la subversion de l’ordre social et de la paix de votre pays; en vous conformant aux avertissements publiés par le commandant en chef, vous évis terez les malheurs terribles, dont le mépris que vous en feriez serait immanquablemet suivi. Comme membres de la société, comportez-vous en conséquence des devoirs que cet état vous impose ; aimez et chérissez vos voisins, vos compagnons, quels qu’ils soient ; considérez-les comme vos frères, et traitezles avec cette bonté, qu’un tel sentiment inspire. Faites-leur, à tous égards, ce que vous voudriez qui vous füt fait. C’est ce que notre divin législateur nous recommande, et ce n’est qu’en obéissant à ce commaudement, que vous pouvez espérer le salut éternel. Je crains que mon intention, en m’adressant à vous, mes très-chers frères, soit mal interprétée par les incendiaires sans principes, qui cherchent à pervertir et à enflammer vos esprits. Ils vous assureront, comme ils l’ont déja fait, que je suis mis en action et payé par le gouvernement ; calomnie que j’ai toujours méprisée, et que j'aurais toujours continué de regarder comme indigne de mon attention, si je n’avois entendu parler de l'impression qu’une pareille fausseté, ainsi que d’autres semblables, ont faite sur les esprits de quelques personnes des ordres inférieurs du mon troupeau.
Comme dans la place que je remplis, je crois me devoir au sage et à l’insensé, “‘ je déclare donc très- “ solennellement, en présence de Dieu qui nous ju- ‘< gera tous un jour, que je n’ai jamais reçu de pen- ‘ sion ni d’émoluments directement ou indirecte- ‘ ment de la part du gouvernement, qu’il ne m’a ja- “ mais été rien offert, ni promis, que n’ai jamais rien
ae
ba nr sé