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Si néanmoins une semblable démonstration

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était {K>ssibie dans notre système (dont la justesse en soi demeurera problématique jusqu’à l’achèvement de la science de la connaissance), elle ne pourrait être déduite que de la proposition A —A.

3. — Mais cette démonstration est impossible. Supposons en elTet que la proposition énoncée soit complètement identique à la proposition — A = — A. — A est donc égal à un Y quelconque posé dans le moi, et cette proposition ne signifie pas autre chose que ceci : si le contraire de A est posé, il est posé : le rapport d’égalité (= X) serait donné absolument comme plus haut; la proposition ne serait pas dérivée de la proposition A -= A et démontrée par elle : ce serait cette proposition elle-même.... La forme de celte proposition se trouve donc aussi réelle, en tant qu’elle n’est qu’une simple proposition logique, sous la forme la plus élevée , la forme par excellence, l’unité de la conscience.

4. — > La question : La forme de la simple action est donc, et soiis quelle condition est-elle jiosée le contraire de A? demeure donc entièrement intacte. C’est cette condition qu’il fallait déduire de la pro()osition A A , si la proposition ci-dessus exjwsée devait ellemême être déduite. Mais elle ne peut fournir une condition de ce genre; puisque, loin d’être contenue dans la forme de l’acte de poser, la forme de l’acte à' opposer lui est plutôt contraire. Le contraire de A est donc opposé sans aucune condition et absolument. — A est posé comme tel, absolument parce ^«’il est posé.

Nous rencontrons ainsi parmi les actions du moi un acte d’opposer , aussi certainement que la proposition :

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— A, n’ëgale pas A se rencontre parmi les faits de la conscience empirique ; cet acte d’opposer , d’après sa simple forme , est une action absolument possible , in* dépendante de toute condition et sans fondement plus éloigné.

— La forme logique de la proposition (si la proposition est énoncée : — A A) dépend de la condition

de l’identité du sujet avec le prédicat (c’est-à dire du moi représentant et du moi représenté , comme représentant. Mais la possibilité de l’acte d’opposer en soi suppose l’identité de la conscience; voici la marche du moi agissant dans cette fonction : A ( ce qui est posé absolument) — A(sur lequel on réfléchit); à cet A, --objet de la réflexion , est opposé par une action absolue

— A ; et à l’égard de celui-ci , on juge qu’il est également opposé à TA posé absolument, parce que le premier est égal au dernier ; égalité (§1) qui se fonde sur l’égalité du moi posant et du moi réfléchissant. — Il est supposé de plus que le moi agissant dans les deux actions et jugeant sur les deux est le même. S’il pouvait être opposé à lui-même dans les deux actions, — A serait = A. Par conséquent le passage de l’acte de poser à celui d’opposer n’est possible que par l’identité du moi.

5. — Or, par cette action absolue, et absolument par elle, l’opposé en tant qti’il est posé à l’encontre, est posé (comme simple contraire en général). Tout contraire, comme contraire, est absolument, en vertu d’une action du moi , et n’a pas d’autre principe. L’état d’ètrc opposé en général , est posé absolument par le moi.

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