‹ Doctrine et traitement homoeopathique de maladies chroniquesChapitre 173 sur 278 · XIX. Cignë ( Coniutn maculatum · texte numérisé non relu

XIX. Cignë ( Coniutn maculatum

On prend la ciguë entière, au moment ou elle va fleurir, et on en exprime le suc, qu’on mêle avec parties; légales d’alcool. Procédant alors comme l’homœopathie le ! fait à l’égard des sucs de plantes rendus inaltérables par ce procédé , on en instille deux gouttes dans un petit flacon aux deux tiers rempli de cent gouttes d’alcool, on bouche le flacon et on lui imprime deux secousses du bras ; ensuite on porte successivement la liqueur jusqu’au décillidnnième degré (X) de dilution, en continuant toujours à opérer de la même manière.

D’après ce que Stœrck et ses nombreux imitateurs ont publié, dans une foule d’écrits, sur les propriétés

(i) Ces trois derniers symptômes sont un effet euratif.

de la ciguë, il est facile de juger que cette plante possède des vertus médicinales assez énergiques. Mais de quelque secours que son usage ait pu être contre les maladies les plus affreuses, du moins dans les commencemens, il ri’èa est pas moins vrai qù’aüssi souvent, plus fréquemment même, la ciguë, administrée â doses élevées et répétées, comme, c’était alors l’usage générai, produisait des maux irréparables, et causait la mort d’un assez grand nombre de malades.

Il était' réservé à rhomœopathie d’expliquer la surprenante énigme d’une substance produisant, au dire d’observateurs poür la plupart consciencieux , des efféts à la fois salutaires et si pernicieux. Elle seule pouvait démontrer que, pour tirer un parti avantageux des médieamens héroïques , et pour guérir avec leur secours, il ne faut pas, comme on Fa malheureusement fait jusqu’à ce jour, les prescrire à des doses souvent répétées et aussi fortes que possible, contre toute -maladie inconnue quelconque;; que, loin de là, il est nécessaire de commencer par étudier leur mode spécial d’action sur lés hommes qui jouissent d’une bonne santé, de n’y avoir ensuite recours qiie dans lesétats morbides dôntlès symptômes ressemblent beaucoup aux leurs, et de les administrer à très-petites doses, dans un grand état de dilution', après avoir développé convenablement leur puissance médicinale. ; ; ;;

Cette méthode contraste infiniment avec celle qui consisté à donner jusqu’à cent quarante grains 4’extrait, ou jusqu’à un verre de suc de ciguë , et à répéter ces doses effrayantes jusqu’à six fois dans le cours dé la journée ; mais, en la suivant , le médecin ho-

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mœopathiste ne s’expose à aucun mécompte, et ne craint pas desacrifier les malades par centaines, comme on le faisait autrefois , en prodiguant le médicament.

Il n’y a pas plus de trois ans que j’ai reconnu la ciguë pour un des plus, puissans antipsoriques; jus, que là, j’avais été détourné de l’employer par tant d’exemples qui étaient bien faits pour inspirer de la réserve. ..

Souvent il faut, pour qu’elle déploie ses effets bienfaisans, qu’on en ait fait précéder l’emploi de celui de quelques autres médicamens antipsdriques.

Le mieux est de donner deux globules de sucre imbibés de la dilution au décilliqnnième. Gette dose agit pendant trente à trente-cinq jours , un peu moins long-temps que lès autres remèdes antipsoriques.

On calme ses effets quand ils sont par trop violens, en faisant- respirer de l’esprit de nitre dulcifié, et parfois aussi en faisant prendre Un peu de café.,

. Les cas dans lesquels elle s’est montrée le plus efficace, quand il. existait autant d’analogie que possible entre ses. symptômes et les symptômes les plus ca ractéristiques de la maladie chronique, sont ceux principalement pù prédominaient les états suivans: yertige-enregârdantautour de soi, comme si le malade allait tomber de. opté ; mal de tête lancinant chronique ; accès de céphalalgie déchirante , qui oblige à se, coucher; pesanteur de tête y élancemens au sommet de la tête; points obscurs et bandelettes Colorées devan t les yeux , dans la chambre ; sensation de froid; dan s les yeux, en allant au grand air; prurit sotties ve ux , et. , quan d on les frotte , ardeur cuisante; myopie;, presbytie; aveuglement par la lumière du jour; chaleur à la face; éruption pruri-

teuse à la face; prurit à la face; élancemens dans l’oreille en allant au grand air; déchiremens et élancemens dans les oreilles et autour; bourdonnement et tintement d’oreilles: élancemens tiraillans dans les oreilles, de dedans enclehors; bruissement dans l’oreille; accumulation de cérumen; induration des glandes parotides; obstruction du nez, le matin ; obstruction des deux narines; obstruction du nez pendant des années; sentiment pénible de sécheresse dans le nez; écoulement dé pus par le nez; lèvres sèches , écailleuses ; douleur tiraillante dans les bonnes dents, en allant au grand air; douleur lancinante dans les dents; déglutition involontaire; grattement dans la gorge ; frçquens rapports à vide , toute la journée; rapports bruvans; rapports ayant de goût des alimens; soda qui remonte jusqu’à la gorge ; plénitude dans la fossette du cou , avec sensation de rapports qui vont survenir, sans qu’il en paraisse; le pain ne veut pas descendre, et ne plaît point; nausées chez les femmes enceintes; boulimie; après avoir mangé , ardeur qui remonte dans le pharynx; pesanteur d’estomac après avoir mangé; constriction douloureuse à l’estomac ; spasme d'estomac ; déplacemens de vents; borborygmes et gargouillemens dans le ventre; resserrement du bas-ventre; sensation de cuisson dans le bas-ventre, en marchant sur le pavé; le matin, en s’éveillant, plénitude danslè bas-ventre; tournoyement et remuement dans la région ombilicale ; coliques lorsque des vents veulent sortir; selles tachées de sang; selle dure , tous les deux jours seulement; diarrhée; constipation , avec vains efforts pour aller à la selle ; déchirement dans T urètre en urinant; pression sur la vessie, comme si

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l’urine voulait sortir de suite; en urinant, l’urine s’ar. rête tout-à-coup , et ne coule plus de nouveau qu’au bout de quelques instans ; urine épaisse , troublée en blanc ; impuissance et défaut d’érections; érections qui durent trop peu de temps; défaut d’énergie dans l’acte vénérien ; spasmes hystériques ; pression vers le bas et élancement dans le vagin ; élancemens dans les grandes lèvres; spasmes hystériques, qui débutent par un remuement au-dessus du pudendum , puis le ventre entier se gonfle, la sensation remonte dans la poitrine, et des élancemens se font sentir dans le côté gauche; prurit aux parties génitales , en dedans ; pression vers le bas, et douleur tiraillante dans la cuisse, pendant les règles ; règles trop peu abondantes; toux chez les sujets scrofuleux; asthme le matin, en s’ér veillant; asthme le matin ; respiration courte en marchant ; élancemens dans le sternum ; secousses dans la poitrine ; pression et compression au-dessus des hanches ; tension dans la nuque ; douleur cuisante dans les vertèbres cervicales inférieures ; cuisson dans les aisselles; sueur à la paume des mains; douleur tiraillante dans les hanches; lassitude dans les genoux; .disposition des pieds à se refroidir; froid aux pieds; éruption ortiée-à la suite d’un grand exercice; fréquentes taches rouges et pruriteuses sur le corps; dartres anciennes humides ; taches brunes au corps ; paroxysmes d’hystérie et d’hypocondrie; accès, élançemens qui partent de l’estomac , sous les côtes gauches, et s’étendent jusque dans le dos; lassitude par tout le corps, surtout dans les jambes; accablement subit en marchant ; somnolence dans la journée ; som- • nolence le soir, avec occlusion des paupières; le sujet s’endort tard, le soir, dans son lit; sommeil avee rê-

yasseries; beaucoup de rêves pendant la nuit; disposition à s’effrayer; dégoût pour le travail ,* bypocondre ; découragement ; disposition au chagrin , au découragement; à l’hypocondre; irritabilité.

Vertige dans lequel tout tourne en rond ; quand on se lève de dessus sa chaise.

Vertige, après s’être baissé, quand ori se redresse, comme si la tête allait éclater.

Vertige, surtout étant couché, comme si le lit tournait en rond.

Le matin, en se levant du lit, vertige (au bout de treize heures).

5. Vertige en descendant un escalier; lé sujet fut obligé de se tenir au mur, et resta quelque temps sans savoir où il était.

Vertige, qui entreprend la tête.

Vertige, tel que tout semble tourner en rond

Démarche chancelante.

Ivresse.

io. Défaut de mémoire.

Perte de la mémoire.

Défaut de mémoire en s’éveillant après avoir dorini à midi. y

En parlant , les expressions propres ne se présentent pas.

La fête est entreprise (au bout d’une heure).

i5. Hébétude : la tête est entreprise; on comprend avec peine ce qu’on lit .

Stupeur; on a de la peine à comprendre ce qu’on lit.

Après avoir bu, sensation d’hébétude dans la tête.

Après un sommeil profond, en s’éveillant, tête lourde et entreprise.

448 DOCTRINE HÛMOEOP ATHIQUE .

Le sujet est deux jours étourdi; tout tourne au. tour de lui.

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