Sensation de chaleur au dos
— Disposition triste de l'esprit; morosité , caractère chagrin. |
Abattémént du moral; on n'a point envie de is
— La moindre chose cause du souci.
— Grande disposition à s'occuper de minuties, à réfléchir sur des riens.
275. — Le sujet s'inquiète beaucoup de choses tout-à-fait insignifiantes et auxquelles il ne prénd aucun intérêt dans d’autres temps.
— Il a perdu toute confiance en soi-même.
— Il a de l'aversion pour les hommes. |
— Il va dans la rue sans que son extérieur offre rien de remarquable, et cependant il se fâche de ce qu’on s'arrête pour le rpgarder, et craint qu'on ne le juge mal, de sorte qu’il nose envisager Ps et qu'il est ot de sueur.
276 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
— Il est sujet à s’effrayer et à s'inquiéter : le moindre bruit dans la rue lui semble une alerte, il en prend frayeur, et devient tout tremblant.
280. — Irrésolution portée au plus haut degré. Il se propose de faire un petit voyage, et dès qu’il veut = prendre des dispositions pour cela, il change d'avis, et préfère rester.
— Longue hésitation entre des partis opposés (au bout de plusieurs jours).
— Dans le jour, il forme le projet de faire telle chose le soir: mais le soir, quand l'époqueest arrivée, il ne sait plus ce qu'il doit faire. F
— Tout à coup il lui vient à l'esprit un soupçon fàcheux, une idée attristante, relativement à quelque objet qui l’intéresse : par exemple, il craint qu'un ami, quila vu bien portant une heure auparavant, ne soit atteint d'une maladie mortelle (1).
— Incapacité de travailler, mauvaise humeur, caractere facheux.
285. + Susceptibilité extrême: disposition à s'emporter pour des riens (très-promptement).
— Accès subits de colère extrême, mais peu durable, allant souvent jusqu'à la fureur et aux voies de fait, même pour des motifs légers (au bout de plusieurs jours).
IIT. Carbonate de chaux (Calcarea ).
On brise une coquille d'huitre propre et un peu
épaisse, on eulève un grain de la substance blanche
° *(r) Neumann ( Krankheiten des Vorstellungs-V’ermægens , P 245 ; $ 310) dit de l’action de la baryte, qu'elle rend a «ttu, tisanthrope, pusillanime, craintif, qu’elle elève aux enfans le goût ae Lire et l'envie d'apprendre.
et friable contenue entre ses deux côtés interne et externe; on la porte au millionnième degré d’atténuaon pulvérulente en 11 broyant trois fois de suite, chaque fois pendant une heure, avec cent grains de sucre de lait; on dissout un grain de cette poudre dans cent gouttes d'alcool aqueux, et l’on étend la dissolution, en procédant comme je l'ai dit dans le chapitre consacré à la préparation des médicamens antipsoriques.
J'ai reconnu que la dilution au sextillionnième (VI) est celle dont on peut faire usage le plus souvent, mais que cependant on “doit en avoir aussi de plus fortes, et quisoient portées jusqu'au décillionnième, pour les personnes qui ont les nerfs très-délicats. Un ou deux glebules de sucre imbibés de Pune ou de lautre de ces liqueurs, suffisent ordinairement pour chaque dose. Cependant il s'est trouvé quelquefois des personnesrobustes, atteintes dernaladies chroniques, auxquelles je pouvais sans difficulté, et avec le plus grand succès, donner huit, dix ,douze de ces globules imbihés d’une dilution au sextillionnième.
‘On peut donc laisser de côté les dilutions plus faibles, celles au billionnième etau quadrillionnième, dont la première au moins, surtout quand on la prescrit à la dose de plusieurs globules, agit souvent avec beaucoup trop de violence, et qui, dans les cas même où le médicament est parfaitement homœopathique , si elle ne produit pas une impression allant jusqu’à nuire, retarde APE Ja réaction. salutaire de la fes vitale qu'on a pour but de provoquer. Il résulte de là que, dans les dix à quinze premiers Jours, on n'observe rien autre chose qu’une exaspération renouvelée de temps en temps des
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symptômes primitifs de la maladie (aggravement homæopathique ): phénomène qui peut souvent conduire un praticien peu expérimenté à douter du SUCcès, à croire que le médicament ne convient pas, à interrompre son action en donnant un antidote ou un autre reméde antipsorique, et à suspendre ainsi la cure d’une manière fâcheuse ; inconvénient auquel il faut souvent ensuite un laps de temps très long pour remédier (1).
Le mieux est donc de n’employer, à titre d’antipsorique , que la dilution au sextiilionnième (VI), à l'octillionnième (VIII), ou au décillionnièine (X).
Je n’ai pas besoin d'excuser là préférence que jaccorde à cette dilition du carbonate calcaire sur celle de l’acétate de chaux. Ce dernier sel ne se prête pas à une préparation aussi précise, et ne donne pas un remède dont les doses soient aussi faciles à comparer. |
Cependant comme les symptômes produits chez l'homme bien portant par la dissolution acétique
ressemblent presque parfaitement à ceux qui résultent de l’action du carbonate calcaire, j'ai cru devoir, pour être complet, les rapporter conjointement avec ces derniers, et les distinguer par le signe—. * La chaux portée à ce degré de dilution est un des remedes antipsoriques les plus efficaces, surtout dans les cas où prédominent les états suivans: vertiges en montant un escalier; vertige quand on monte haut,
(1) Tout ce que je dis ici de doses plus fortes qu’il n’est nécessaire s’applique également à tous les médicamens, antipsoriques et autres , qui jouissent d’une grande énergie. Celui qui ne veut pas se conformer à mes préceptes, fait mal à plaisir.
par exemple sur un toit; la tête habituellement entreprise, comme si elle était pressée en devant par une planche; tremblemens avant le déjeuner; céphalalgies comme si on recevait des coups de marteau dans la tête, après avoir marché au grand air, assez forte pour obliger à se coucher; douleur térébrante au front, comme si la tête allait s'ouvrir; mal de tête, battement au milieu du cerveau ; mal de tête et bourdonnement” dans la tête, avec chaleur des joues; mal de tête causé par la lecture et l'écriture ; mal de tête en levant à faux un corps pesant; froid glacial dans le côté droit de la tête ; sueurs le soir à la tête; chute des cheveux; des plumes voltigeant devant les yeux, et trouble de la vue; presbytie, impossibilité de lire sans lunettes à verres convexes; obscurcissement de la vue en lisant; obscurcissement de la vue après avoir mangé, pression dans les yeux; gerçures et ardeur aux paupiéres; prurit dés yeux; suppuration des yeux; ardeur et douleur déchirante dans les yeux en lisant à la lumiere; douleur déchirante dans les paupières; élancemens dans les yeux ; larmoiement des yeux au grand air; prurit et éruption à la face (taches de rouss seur); battement dans les oreilles; bourdonnemient d'oreilles; tintement d'oreilles; bruit dans lesoreilles; craquement dans l’oreille en avalant; dureté de l’ouie; obstruction du nez par du pus jaune et fétide; sécheresse fatigante du nez; douleur dans la glande sousmaxillaire; goitre volumineux ; dentition difficiles gonflement d: gencives; mal de dents après l'usage de toute boisson froide; élancemens dans les dents, jour et nuit, renouvelés par le froid et le chaud; le fhatin, en s'éveillant, sécheresse de la langue; acoumulation de mucus dans la gorge; rapports après avoir
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mangé; rapports amers; le matin, goût amer dans la bouche; répugnance pour la pipe dontona l'habitude ; défaut d’appétit; soif continuelle, avec défaut d’appétit; faim en sortant de table, ou peu de temps après; faim dévorante le matin; le malade ne peut pas se rassasier; estomac faible, digestion languissante ; pression à l'estomac; pression avec élancemens à l’estomac, aprés avoir mangé; pression à l'estomac en toussant; spasme d'estomac; pression la nuit à la région précordiale; chaleur après avoir mangé; dureté du bas-ventre; gonflement à la région précordiale, avec pression douloureuse; borborygmes; coliques dans la partie supérieure du ventre; mal de ventre, comme si l'on y éprouvait de la compression, des pincemens, sans diarrhée; mal de ventre, avec sentiment de compression et élancemens, sans diarrhée; ventre fréquemment ou toujours relâché, deux selles par jour; constipation; ascarides dans le rectum; sortie des boutons hémorrhoïdaires, en allant à la selle, avec douleur brülante; après les selles, sentiment comme de détente et de brisement; ardeur dans l’urêtre; «sortie trop fréquente des urines; saignement par l’urètre; pissement de sang; kémorrhagie par la matrice (suppression des règles); pendant les règles, douleurs déchirantes dans le bas-ventre, et sensation pénible au sacrum; fueurs blanches avant les règles; flueurs blanches, comme du lait; flueurs blanches accompagnées de prurit et d’ardeur; prurit au pudendum pendant l'écoulement des flueurs* blanches ; éternuemens fréquens; coryza sec; flux catarrhal tardant à s'établir par le nez; coryza fréquens; raucité de la voix; toux sèche; toux le soir, dans le 1 ; toux la nuit, en dormant; expectoration jaune et fé-
tide ; dérangement de la respiration en ployant le corps; ardeur sur la poitrine; élancemens dans le côté de la poitrine pendant le.mouvement; élancemens dans le côté gauche , en se penchant de ce côté; douleurs la nuit dans le dos et dans les bras; douleur dans le dos, comme s’il y avait dislocation; raideur à la nuque; üraillemens et déchiremens la nuit, dans les bras; lassitude subite des bras, qui sont comme paralysés; les mains paraissent mortes quand onsaisit un objet ; gonflement des mains; stupeur et engourdissement des doigts, même au chaud; nœuds de goutte aux ar Éotilations de la main et Fa doigts ; fourmillement semblable à celui de l'engourdissement dans les doigts; fréquente paralysie des doigts; élancemens dans la cuisse en montant; pesanteur des jambes ;
raideur des jambes; crampes dans les jambes ; tuméfaction du genou; taches rouges aux jambes; ulcères aux extrémités inférieures ; gonflement des plantes des pieds; sueurs des hiédes ardeur aux plantes des pieds; sensibilité douloureuse des gros orteils ; douleürs de cors; les pieds sont comme morts, le soir; frissonnement visible de la peau, depuis les pieds jusqu’à la tête, état après lequel ‘le sujet est comme étonné; engourdissement des membres; peau du corps räpeuse, comme couverte d'une éruption miliaire; grande diposition à se donner des tours de reins, ce qui rend la nuque raide, avec mal de tête; grande sensibilité au froid ; grande disposiion à se refroidir; sueurs abondantes quoiqu’on n'ait fait que des mouvemens' modérés; grande lassitude à la suite d’une marche modérée au grand air; déchiremens dans les membres, les bras et les jambes; verrues; embonpoint extrême chez les jeunes
202 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
gens; défaut de forces, lassitude; après la moindre marche, grande lassitude; l’action de parler cause une fatigue extrême; somnolence dans la journée; envies de dormir. le soir, de bonne heure; réveils fréquens la nuit; songes qui troublent l'esprit; désordre de l'imagination pendant la nuit; inquiétude le soir, au crépuscule; chaleur et anxiété lanuit; asthme pendant la nuit; la nuit, le malade ne fait que se retourner dans son lit; la nuit, pression à la région précordiale, qui remonte de là au larynx et à la tête; soif pendant la nuit; syeurs nocturnes; fièvre tierce paraissant le soir, d’abord de la chaleur à la face, et ensuite du froid; anxiété en suant; susceptibilité nerveuse extrême; grande disposition à s’effrayer ; caractère pleureur ; inquiétude de l'esprit, avec pesanteur des jambes; accès de désespoir causé par la perte de la santé.
Aprésavoir administré la dose prescrite de la dilution de chaux, on la laisse agir aussi long-temps que les symptômes de la maladie s’'améliorent, quoiqu'il n’y en ait sur la fin qu'un très-petit nombre qu’elle amende; et de cette manière on reconnait que, quand le remède a été choisi parfaitement homoæopathique, une dose modérée exige quarante, cinquante jours, et quelquefois même davantage’, pour épuiser son action et faire tout le bien qu’elle peut produire. Administrer un autre remède antipsorique avant cette époque, ce serait troubler le traitement,
Quelque efficacité que le carbonate calcaire ainsi étendu déploie, d’après mon expérience, dans les épilepsies entre autres, qui toutes procèdent de la gale, il ne faut cependant pas se flatter jamais de guérir ces graves maladies avec son secours seule-
ment,siln'est point homoœæopathique en même temps aux autres affections qui peuvent exister encore chez le malade; il faut que celles-ci soient éteintes, pour qu'on puisse dire la gale gûérie dans l’intérieur du corps; mais une fois qu’elles ont disparu, il n’y a -plus non plus d’épilepsie, et l’on est sûr qu’elle ne reviendra pas. Cependant le carbonate calcaire suffit souvent seul pour remplir toutes ces indications; ce qui a lieu surtout quand 4e malade n’a point été traité auparavant par des remèdes inäippropriés à son état.
Si, malgré tous les soins qu'on aurait pu y apporter, la dose était trop forte, ou le remède lui-même non homæopathique, on soulagerait.le malade en lui faisant flairer une dissolution de camphre, et plus fréquemment encore de lesprit de nitre dulcifié.
Le soir, en marchant au grand air, démarche vacillante, Qui fait chanceler à droite et à gauche (au bout de treize jours).
—- Vertige en marchant au grand air (même au bout de vingt-six jours ). |
— Vertige en marchant au grand air; le sujet est sur le point de tomber sur le côté droit (au bout de deux heures). | 1
Vertige allant presque jusqu'à faire tomber, acpre de lassitude.
5. Après la marche, en “restant debout et répare. dant autour de soi, vertige, comme si tous les dsl tournaient en même temps que ie sujet. +
— Vertige, comme si le corps n’était pas posé solidement. ns Lesentimentd’unegrandepesanteuràl’occiput, dans la poitrine et les bras, ne permet pas de monter un escalier, sans se tenir à la rampe {au bout de dix heures).
28/4 DOCTRINE HOMOEOPATHIQUE.
— Vertige léger et passager Qans la tête (au bout d'un quart d'heure).
— Accès de vertige stupéfiant ; la tête se penche en avant, sur le côté gauche, dans le repos et le mouvement (au bout de trois quarts d'heure ).
10. Mal de tête le matin, en se levant; tout tourne dans la tête; le sujet éprouve beaucoup de vertige en marchant et se tenant debout; en même temps il wessent comme des coups d’épingle dans le côté gauche de la tête et du froid. |
Vertige violent, en se courbant; puis nausées et mal de tête. mt
Le matin, après le lever, la tête est tout étonnée, avec nausées, bourdonnemens d'oreilles, et sentiment semblable à celui qu’on éprouverait si l'on allait tomber sans connaissance (au bout de vingt-deux jours). +
— Le matin, avant de manger, le sujet tombe tout à Coup sans connaissance en se retournant pendant son travail; il a les bras étendus (comme dans l'épilepsie); quand il revient à lui, au bout de quelques momens, il éprouve de la chaleur et des sueurs (au bout de neuf jours).
En se courbant et remuant la tête, il lui semble ne pas savoir où il est.
15. Vertige et étourdissement , comme après avoir tourné en rond. |
— Mat de tête, comme après avoir long-temps tourné en rond, avec sentiment d'engourdissement dans la tête, depuis trois heures du matin jusqu'à quatre heures du soir ( au bout de vingt-cinq jours).
Pression au sommet de la tête, comme si l'on avait
rapidement tourné en rond ( au bout de vingt-quatre jours ).
— Douleur compressive et stupéfiante au front, comme dans le vertige, pendant le repos et le mouvement ( au bout d’une heure et un quart).
On 5e réveille tous les matins avec mal à la tête, et parfois aussi avec des vertiges. ; 20. Chaque matin, en sortant du lit, la tête est comme étourdie, pendant une heure et demie.
On a la tête comme embrouillée.
Après le sommeil de midi, on a la tête très-entreprise (au bout de cinq jours).
La téte est continuellement et sourdement entr'eprise.
La tête est si douloureusement entreprise qu’on ne peut saisir le sens ni des lectures ni de la conversation (au bout de deux jours).