II
Chaleur pendant la nuit, sans soif, avec douleurs dans Thypogastre (la septième nuit).
La nuit, anxiété, avec chaleur, qui oblige de se découvrir (le cinquième jour).
1310. — La nuit, sonmieil inquiet, avec sueur. '
La nuit, grande anxiété, avec sueur, qui chasse du lit (le second jour).
Froid toute la journée.
Froid au corps et aux mains (sur-le-champ).
Froid aux mains et aux pieds (au bout de six heures). 4515. — Un sentiment de froid lui parcourt quelquefois le dos, avec sueur.
Froid au front, anxiété et frisson.
Froid dans le dos, la nuit, avec agitation.
Horripilations, le soir, dans le lit.
Frissonnements, avec soif; deux soirs de suite.
Frissonnements, même dans la matinée, avec grand froid aux mains. 1320. — Frisson, le soir dans le lit, avec tremblement et claquement de dents ; sans soif ni chaleur après; deux soirs de suite.
Grand froid, avec douleur vive, mais courte, dans les dents incisives du bas (le second jour).
Froid, le matin, pendant le sommeil, et ensuite sueur peu avant le réveil.
Frisson et sensation comme de chair de poule.
Frisson sans froid, étant assis.
1325. — Frisson et horripilations dans le dos, sans soif.
Frisson dans le dos, surtout en se tenant assis (les premiers jours).
Frisson, le soir, avec augmentation des douleurs, chaleur ensuite, surtout à la tête, et rougeur de la face.
Frisson, avec grande propension au sommeil, riiéme pendant la journée.
Fièvre peu après le dîner; d'abord accablement tel qu'il ne peut se tenir sur ses jambes; ensuite, dans le lit, froid très-intense ; puis, chaleur modérée, et sueur pendant quelques heures. 1330. — ^Fièvre, avec mal de tête, en s'éveillant, le soir, après un court sommeil; d'abord froid, puis chaleur.
Froid à la tête, dans le lit, avec grande faiblesse.
Grand froid, le soir : forte chaleur pendant la nuit, et durant laquelle survient un violent prurit.
NATRUM MURIATICUM- 99
Fièvre, Taprès-midi : froid, avec beaucoup de soif, sans chaleur
ensuite (au bout de^six heures).
Fièvre, le matin, à huit heures : d'abord, grand froid jusqu'à
midi, puis chaleur jusqu'au soir, sans sueur ni soif, avec grand
mal de tête (au bout de dix jours). 4335. — Chaleur après le sommeil de midi, et ensuite frisson jus-
qu au soir.
Chaleur le soir, avec frissons dans le dos, sans soif (le second jour) . Bouffées de chaleur par moments.
Chaleur passagère, et facilité de suer.
Chaleur, avec sueur sous les bras et à la plante des pieds. 1540. — Beaucoup de sueur pendant la journée. Forte sueur en se remuant, quoiqu'il sente du froid. Sueur continuelle, mais non pendant la nuit. Sueur générale (au bout de vingt-quatre heures). Forte sueuî\ plttsieurs nuits de suite, 1545. — Sueur avant minuit.
Elle s'éveille la nuit, baignée de sueur. Très-forte sueur, le matin; plusieurs jours de suite. Sueur, le matin, par tout le corps; plusieurs jours de suite. Sueur, le matin, d odeur aigre.
NITRI ACIDUM.
On prend du nitre en gros cristaux , on le dissout dans six parties d'eau chaude, et on laisse ensuite la liqueur cristalliser à un grand froid ; on pulvérise les cristaux, et on met la poudre, au moyen d'un entonnoir en verre, de forme recourbée, dans une petite cornue brasquée ; après quoi on introduit, par le même entonnoir, un gros d'acide phosphorique , de consistance oléagineuse ; on agite un peu, et on distille l'acide nitrique, à la flamme de la lampe, dans un petit récipient non luté. Ainsi obtenu, l'acide ne fume pas, et sa pesanteur spécifique est d'environ 1/200%
On mêle une goutte de cet acide avec cent gouttes d'eau distillée, et l'on secoue cinq fois le mélange, dont on mêle une goutte avec cent gouttes d'alcool aqueux, en imprimant cinq secousses au tout, ce qui porte l'acide au dix-neuvième degré de dynamisation (10000). On continue de môme pour les dynamisations VI, VIII et X, en donnant chaque fois cinq secousses. •
Ces trois dynamisations sont les seules dont le médecin homœopathiste se serve à titre d'antipsoriques. La dose est d'un à deux globules de sucre, qu'il en imbibe. Il n'employé que la dynamisation X chez les malades les plus faibles.
On remarque que ce médicament convient mieux aux personnes brunes, qui ont la fibre raide, qu'aux blondes, dont la fibre est sèche. Il convient aussi davantage aux sujets atteints de maladies chroniques qui ont habituel*
NITRI ACIDUH. 40!
lement des selles trop molles, et Ton peut rarement l'employer chez ceux qui ont de la tendance à la constipation.
Les circonstances dans lesquelles il s'est montré le plus efficace sont celles où existaient les états morbides suivants :
Tristesse ; humeur chagrine ; inquiétudes sur Tissue de la maladie, avec crainte de la mort; irritabilité excessive; fTopension à se dépiter et caprices ; éloignement pour le travail ; vertige en s'asseyant et en marchant ; vertige qui oblige à se coucher; mal de tête nauséeux; déchirements au front, au vertex et à l'occiput; mal de tête pulsatif ; afflux du sang vers la tête ; prurit au cuir chevelu ; chute des cheveux ; paralysie de la paupière supérieure ; près-sion dans les yeudl^; élancements dans les yeux; suppuration des yeux; dilatation difficile des pupilles; points noirs qui voltigent devant les yeuœ ; élancements dans l'oreille ; gonflement du lobule de l'oreille gauche ; écoulement par l'oreille ; obstruction de l'oreille; dureté de Voûte; bourdonnements dans les oreilles ; battement dans V oreille ; craquement dans l'oreille ; croûtes dans la narine droite ; saignement de nez ; odeur désagréable en respirant par le nez; puanteur du nez; boutons à la^ace; pâleur de la face; gerçures aux lèvres; ulcération à la partie rouge des lèvres ; branlement des dents ; saignement de la gencive ; ardeur dans la gorge ; douleur cuisante dans la gorge; goût amer dans la bouche, même après avoir mangé; goût douceâtre dans la bouche ; soif, dans la phthisie pulmonaire ; dégoût des aliments tirés du règne animal ; inaptitude à digérer le lait ; nausées après avoir mangé des choses grasses ; sueur pendant et après le repas ; sentiment de plénitude dans l'estomac après avoir mangé ; lassitude après le dîner; rapports acides; envie de vomir; hauts de corps après avoir bu vite ; élancementis au creux
de Testomac ; douleur tensive au<-dessous des fausses cô* tes; pincements fréquents dans le ventre; tranchées; élancements dans le ventre, en y touchant ; douleur cuîsanle dans Thypogastre ; gonflement des glandes inguinales ; hamie inguinale chez les enfants ; accumuUuion de vents dans le ventre ; déplacement de ventSy matin et soir ; gargouillements dans le ventre ; borborygmes dans le ventre; constipation ; efforts pour aller à la selle; selles îrrégulières et difficiles; selles trop fréquentes; selles sèches ; prurit à Tanus ; hémorrhoïdes anciennes; émission de Turine difficile ; incontinence d'urine : odeur fétide de t narine ; excoriation au gland ; fics; flaccidité du scrotum; défaut d'appétit vénérien; défaut d'érections ; pollutions fréquentes ; flueurs blanches.
Eternuments incomplets ; obstruction des narines ; sécheresse du nez ; coryza; enchifrènement; enrouement; phthisie laryngée; toux pendant la journée ; toux, le soir, en se couchant; toux k vomir; asthme; toux en travaillant ; induration noueuse du sein ; atrophie des seins ; mal de reins ; mal dans le dos ; raideur de la nuque; gonflement des glandes du cou ; élancements dans les épaules ; douleur pressive à Tarticulation du bras ; rudesse de la peau des mains ; dartres entre les doigts ; engourdissement des doigts ; taches blanches sur les ongles des doigts ; prurit aux cuisses ; inquiétudes dans les jantes, le soir ; froid aux jambes ; douleur dans les cuisses en se levant de sa chaise ; faiblesse des genoux ; crampe et raideur dans les mollets^ enmarchant^ après avoir été assis ; tressaillement dans les mollets ; élancement dans le talon en appuyant le pied par terre ; sueur fétide aux pieds ; doûleurs déchirantes dans les membres supérieurs et inférieurs ; promptitude à se refroidir, d'où des pincements et des tranchées dans le ventre ; douleurs dans les anciennes cicatrices, lors des changements de temps; tannes noires;
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onglée par un froid léger ; éruption orticée pruriteuse, au grand air, même à la face ; dartres pruriteuses ; taches d'un brun rougeâtre sur la peau ; verrues ; douleuf dans les cors et les engelures ; faiblesse ; lassitude le matin ; lassitude à trembler ; lassitude chronique et pesanteur des pieds; difficulté de s'éveiller le matin; réveil fréquent; agitation pendant la nuit; réveil en sursaut; sommeil plein de rêves ; rêves inquiétants ; rêves lascifs ; douleurs pendant le sommeil; froid continuel; fièvre, Taprès-midi, froid et chaleur ; sécheresse de la peau ; sueur nocturne ; sueurs fétides pendant la nuit.
Morosité, sans douleurs proprement dites.
Abattement, et concentration en soi-même.
Tristesse*
11 ne peut se débarrasser de ses idées tristes. 5. — Mélancolie.
Abattement, sans envie de pleurer.
Grande envie de pleurer, sans cause.
Un rien Fémeut et le pousse à pleurer.
A la moindre remontrance, T.enfant se met à pleurer. 10. — Mélancolie des plu$ profondes et anxiété.
Mélancolie et anxiété, le soir.
Un événement désagréable, passé depuis longtemps, lui revient à Tesprit, sans qu'elle puisse s'en détadier ; de temps en temps, elle sort de cet état en sursaut, mais elle y retombe de suite, sans pouvoir, malgré ses efforts, penser à autre chose.
Anxiété toute la journée. -
Anxiété, avec battements de cœur qui coupent la respiration, io. — Anxiété, avec élancements au cœur, froid au corps, et propension à se précipiter.
Anxiété, comme s'il avait tm procès inquiétant.
Accès de pensées tourmentantes, sans cause.
Le soir, il éprouve beaucoup d'anxiété, et ne peut rester assis.
Les orages lui inspirent plus de crainte qu'à l'ordinaire (au bout de quinze jours).