‹ Doctrine politique du christianismeChapitre 19 sur 32 · Le nom du troisième fleuve était · texte numérisé non relu

Le nom du troisième fleuve était

Hiddekel, qui.ito vers Asbour ; et le

quatrième fleuve étoit l’Houaphralb.

lit

SECONDE PARTIE

RéTélatioo orale à TAdam.

15. — Le Verbe-Dieu {Ihoah Ælohim) prit donc ce même Adam et le plaça dans renceinle, pour Télaborer et la surveiller.

16. — Et le Verbe-Dieu (/AboA Ælohim) prescrivant à cet Adam> lui déclara : tu peux t’alimenter de toute substance végétative de l’enceinte.

17. — Mais, tu ne consommeras pas de la substance de la connaissance du bien et du mal \ car le jour où tu en consommeras, tu mourras.

18. — Et le Verbe-Dieu [Ihoah Ælohim) dit aussi : il n’est pas bon que cet Adam soit seul : faisons lui une force auxiliaire , semblable à lui.

19. — Et le Verbe-Dieu [Ihoah Ælohim) avait formé du sein de l’élément adamique [min ha Adamah) toute vie de la nature terrestre, toute espèce de volatile des deux, et il les fit venir vers cet Adam, pour qu’il leur assignât leurs noms; et tout ce que cet Adam leur assigna de noms dans l'esprit de vie, ce fut leur propre nom.

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20. — Et cet Adam assigna des noms à toute l’espèce quadrupède, et à l'espèco volatile des cieux et à toute l’animalité de la nature terrestre; et pour cet Adam, il ne se trouva pas un être semblable à lui.

21 . — Et le Verbe-Dieu {Ihoah Ælohim) flt tomber un sommeil sur cet Adam qui dormit; et il rompit une des enveloppes de son corps, qu'il couvrit en la reformant comme elle était avant qu'il en eût enlevé une partie.

22. — Kt le Verbe-Dieu {Ihoah-Ælohim) forma la substance de l’enveloppe extérieure qu’il avait enlevée à cet Adam, pour constituer Aisha et il l’amena à cet Adam.

23. — Et cet Adam dit : Celle-ci est actuellement substance universelle de ma propre substance, et forme corporelle de ma propre forme. Et il lui assigna à elle-même le nom d’ Aisha {Aisha, texte hébraïque. — ' Femme intellectuelle. Fabre d'Olivet. — Virgo, traductions latines); à cause qu’elle avait été détachée elle -même de Aish {Aish, texte hébraïque. — L’homme inlellcc-

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tuel, Fabre d’Olivet. — Vir , traductions latines).

24. — C'est pourquoi le Aish (Homo, traductions latines) quittera son père et sa

' mère, et se réunira avec son Aisha. {Uxor, traductions latines) et ils seront , selon la forme extérieure : un.

25. — Et ils étaient tous les deux, Adam et son Aisha, entièrement découverts; et ils n'en avaient pas honte entr*eux.

Fin des deux derniers chapitres de la Genèse, ^ui précèdent immédiatement la chute d'Âdam.

Telle est la révélation primitive qui fut donnée à l’homme. Nous allons faire voir les rapports qui unissent les actes elles paroles du Verl)é-Dieu (Ihoah Ælohim), consécraleur et révélateur de l'Adam créé par Dieu, en lui imposant la loi divine comme un devoir; avec les actes et les paroles du Verbe incarné, prophète et sauveur, qui sous le nom de Jésus-Christ , replaça l’homme dans sa pureté primitive, à Faide des sacrements] qui Taffranchissaient

mSSIOX RTTMARfE. ISt

du passé par la mort du Christ; et le spiritualisaient par la communication du corps même de Jésus.

Le dogme catholique de la Trinité divine est, en effet, dans la Genèse et dans l’Évangile. Il en est de même de la morale de liberté, de responsabilité et de solidarité; ainsi que de la pratique du sacrifice jpar le travail qui transforme le monde et le conserve dans l’unité du plan divin.

VÆlohim-créateur est bien au pHncipe, la providence paternelle du dogme chrétien, lorsqu'il tire, de l’immense plan de l’univers qu'il a conçu, tous les infinis détails qui doivent servir à son exécution, lorsqu’il crée chacun d'eux avec la même puissance, par une pensée complète, qui fait en esprit, qui fait en acte et qui juge que cela est bon.

Il esi à la fois l’ujiité de la trinité, celte double puissance divine , que sa bonté met dans l’homme, créé à sa propre image, comme son agent sur la terre, pour dominer le monde et tout ce qu’il contient, afin d’achever l’œuvre du Père céleste , auquel il

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ressemble par sa liberté de pensée, d'action et de jugement?

Le Rouah-Ælohim, cet esprit-Dieu qui flotte sur les eaux fécondes, est cet agent de la volonté du Père, qui va mettre dans chaque créature la puissance de transformation qui les incitera à la réalisation du plan divin? Et n’est-ce pas ce même Saint- Esprit que Jésus-Christ, aussitôt après son ascension vers son père, envoie à ses disciples pour les transformer spirituellement en apôtres? On peut voir là la confirmation d'un des grands dogmes catholiques, qui dit que le Saint-Esprit procède du père et du fils. En effet, il apparaît à l'origine de l'œuvre créatrice du Père et au commencement de l’œuvre salvatrice du Fils, pour soutenir et propager le bien qu'ils mettent dans le monde.

Enfin, le Ihoah- Ælohim, le Verbe- Dieu va se faire reconnaître pour être le même que le Fils de Dieu sauveur et révélateur.

Dans l’Ancien-Testament Ihoah^Ælohim, le Verbe-Dieu ne crée pas (hara) l’Adam

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aii(|uel U ,ya. révéler sa mission divine. 11 lui donne seulement la forme (Utzcr) belle, noble et grande, qui est le signe de l’élévation de rame 11 le consacre en le tirant des éléments les plus spiritualisés dans les créations d'Ælohm, Lui-les-Dieux. Il le tire de la substance même du premier Adam créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, son créateur, pour être le dominateur du monde; doué de Taura spiritQelle de la ' terre qu'y entretient le Saint-Espril.^ Enfin , i| lui inspire son propre souffle divin qui va lui donner la connaissance des mystères et la

parole du Verbe pour les exprimer.

Dans le Nouveau-Testament, Jésus-Christ Fils de Dieu, ne crée pas non plus le nouvel homme; il le rétablit dans son état primitif, mais il l’élève à lui-même par sa toute puissance du Dieu-Homme. Ainsi, il le rachète de sa faute en s'incarnant comme rédempteur et en souffrant pour son expiation; ët il satisfait à la justice de Dieu par sa mort comme homme et pour l’homme. Enfin il le relève dans son ame et dans son corps en ressuscitant comme Dieu-Sauveur.

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Mais il fait plus encore en rendant à l'homme sa liberté et sa pureté primitives, il l’associe à sa propre mission divine et à l’imitation de ses actes, en se donnant à lui par l’incartion eucharistique.

Alors il continue à refaire ce qu'il avait fait au principe des temps. Il avait placé l’Adam , qu’il avait formé et inspiré, dans une enceinte sacrée pour la transformer par son travail et la surveiller dans son développement progressif vers le but divin.

Ici, devenu Sauveur incarné , il place dans l’enceinte sacrée de ses apôtres les trois représentants de l’activité humaine qu’il a choisis comme témoins de sa propre vie, de bieii et d’homm'é. tlerrè est ' chargé de surveiller le dogme et de diriger ses frères; Jean est le prophète inspiré de l’amour pour la volonté dë t>ieù ; Jacques est le conseiller de la vie intime et pratique. Jésus enfin ordonne à ses apôtres de se répandre sur la terre pour transformer spiritüelleniëDt et y surveiller leurs frères de toutes les races, de toutes les castes et de tous les rangs. Ils étaient comme les ûeu-

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ves qui sortaient de Fenceinte sacrée : Eden des temps primitifs, pour aller féconder la terre. Ils sortaient de l'Église, inspirés par l’Esprit-Saint que le Fils de Dieu leur avait envoyé, ^pour aller porter à tous la parole révélée du Verbe, la chair et le sang du cruciûé, qui devaient les féconder spirituellement. , .

Les apôtres avaient reçu le don des lan^^ gués comme Adam avait reçu la parole pour nommer tous les êtres. Les apôtres s'étaient associés les femmes, dans , leur sainte mission, par le partagé de l'Eucharistie, comme Ihoah-Ælohtm avait uni spirituellement Atsh et Aüha ( Adam et Eve)

par une même chair et un même sang,; pour s’aider dans iëiir mission. Les apôtrès formaient ainsi la famille spirîtuelle en en choisissant les membrës à limitation de Jésus, qui avait choisi pour sa mère la vîergé Marie, et pour ses soeurs et scs amies, Madeleine et Marie : ces saintes représentantes de l’amour dé Dieu, dé Tamourde là douleur, et de l'aihoiir du travail.

En enseignant aux hommes la loi duhien

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et du mal, et ce qu'il t'allait faire ou ne pas faire, ainsi que Ihoah AElohim l’avait fait pour Adam y les apôtres transmettaient ù leurs frères la mission qu’ils avaient reçue du Sauveur, dans les dernières paroles qu'il leur avait dites en remontant au ciel : Toute puissance m'a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, et instruisez toutes lés nations; les baptisant au nom du Père, du Fils et de l’Esprit-Saint ; leur enseignant à garder toutes les choses dont je vous ai chargés. Et voilà que je serai avec vous, tous les jours jusqu’à la consommation des siècles. » (S. Matthieu , xxwiii, 18-20. )

, Certes , il est impossible de trouver une plus parfaite conformité entre deux lois données dans des temps différents , entre deux paroles révélées, imposant un travail dominateur et transformateur du monde, et conservateur de ce monde dans l’unité du plan divin du Créateur. Le dogme , la morale et la pratique sont donc exactement les mêmes, et cette doctrine est une , entière et complète , comme Test la parole même de Dieu.

MISSION HUMAINE

Maintenant, nous allons voir, par la tradition derbistoire humaine, comment ces deux révélations ont eu des formes et des destinées différentes , dans la lutte contre le mal et dans la progression du bien.

La première partie de cette tradition nous donnera la vie de l’humanité , depuis la chute d’Adam jusqu’à Jésu»-Ghrist ; la seconde partie de cette tradition nous donnera la même vie, depuis Jésus-Christ jusqu’à nous.

SECONDE PARTIE

B^allMllon de la mlMion liiunalne.

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