Procès-verbal des séances du Conseil des Cing- Cents
Paris, an 4-an 8, 50 vol. in-80.
Voir aux séances du 21 messidor an 7 (9 juillet 1799), pétitions contre Reubell et réclamation du capitaine Reubell arrêté à Besançon; 27 messidor (15 juillet), première lecture de la dénonciation admise; 6 thermidor (24 juillet) dénonciation des citoyens Schwan et Francois contre Reubell; l’accusant d'avoir envoyé sa sœur en Allemagne pour y placer ses trésors; 8 thermidor (26 juillet), seconde lecture de la dénonciation admise (celle de Ruelle, ancien» agent diplomatique); 1" et 2 fructidor (18 et 19 août), rejet des résolutions de mise en accusation.
Sur ces dénonciations, voir le n° 305, t. III, p. 118 à 167.
438. — Corps législatif. Conseil des Anciens. Discours prononcé par Reubell. Séance du 94 messidor an 7. (12 juillet 1799).
Paris, messidor an 7, in-8°.
Discours relatif aux adresses demandant sa mise en accusation par le conseil des Anciens. Reubell se plaint des attaques des journaux, et ajoute : « heureusement que la permission de tout dire et de tout imprimer emporte avec soi le remède, c’est-à-dire la permission de ne rien croire. » Proteste contre la légende de ses millions. Lui et ses collègues sont surtout accusés par les gens qui ne leur pardonnent pas leur patriotisme. Des dilapidations leur ont été dénoncées, mais presque toujours d'une manière trop vague, et le Directoire n'a cessé de donner des ordres pour les faire réprimer. Si Rapinat est coupable, qu'il soit jugé et condamné, « mais justice, citoyens représentants, et non assassinat », et que l’on cesse d'être l'écho de diffamations suggérées par des fripons qui crient au voleur! » Sur l'expédition d'Egypte, Reubell déclare : « Sans la malheureuse catastrophe d’Aboukir, je serais peut-être resté le seul censeur de la brillante exnédition d'Egypte » ; le Directoire n’a pas exilé Bonaparte, il n’a que « cédé à l’ascendant du génie d’un héros couvert de gloire, qui répondait à toutes les objections, aplanissait toutes les difficultés, et sut vaincre tous les obstacles ». Rappelle la triste situation de la République au début du régime, et cependant Reubell et ses collègues n'ont pas désespéré d'elle, non plus qu'au 18 fructidor dont les royalistes poursuivent en eux les auteurs. Reubell termine en demandant que les adresses d'accusation soient mentionnées au procès-verbal, mais « soyons circonspects dans notre approbation pour celles qui, tout en vous félicitant, vous dictent des lois ».
439. — Observations de Reubell, membre du Conseil des Anciens, sur le rapport fait par Housset, au nom d'une commission spéciale, à la séance du conseil des Cing- Cents, le 19 thermidor an 7.
Paris, 20 thermidor an 9 (7 août 1779), in-8°.
Proteste contre un passage du rapport de Housset où il est cité comme ayant eu, par un prête-nom, un intérêt considérable dans un marché d'achat de chevaux pour l’armée. « Je ne redoute aucune accusation, mais je demande qu'elle soit précisée. Il me sera facile alors de confondre tous mes vils délateurs ».
Ces observations sont reproduites au Moniteur du 21 thermidor an 7.
440. — Corps législatif. Conseil des Anciens. Discours prononcé par Reubell, dans la séance du 14 fructidor
Etre
an 1,sur la résolution du 13 fructidor an 7, qui rapporte la loi du 18 fructidor an à, relative à l'entrée des troupes dans le rayon fixé par la Constitution.
Paris, an 7, in-8°. s
Contre la résolution votée la veille aux Cinq-Cents qui avait retiré au Directoire le droit d'appeler des troupes à Paris et aux environs. Insiste sur le danger d’une « chouannerie » dans le rayon constitutionnel. Reubell sait qu'il s'expose, en dénonçant ce danger, « à la diffamation et à la mort » de la part des héritiers de Billaud- Varenne et de Brotier. Ces tigres, altérés de sang républicain, commencent toujours par précipiter leurs victimes dans le bourbier infect de la calomnie, pour pouvoir les dévorer plus à leur aise. » Mais pourvu qu'il puisse être encore une fois utile à sa patrie, il mourra satisfait « sans regret comme sans remords ».
A41. — Colère du Diable contre un grenadier du Directoire, qui monte sa garde en cabriolet, et contre un pdlissier devenu archiviste du Directoire exécutif. Fureur d’'Astaroth contre tous les partisans de Paris, etc., etc.
[Paris], s. d. [1799], in-8°.
Pamphlet contre François-Xavier Reubell, second fils de l’exdirecteur, cavalier de la garde du Directoire «riche comme Crésus.…. qui n’est point caserné, prend l’étape et mange des poulets au nez et à la barbe de ses camarades », et contre l’archiviste du Directoire, Maas « juif de nation et pâtissier de son état ». On y reproche aussi à « la vieille Reubell, plus laide que nos harpyes d'enfer », d'avoir emporté du Luxembourg des ustensiles de cuisine appar-
tenant à l'Etat.