‹ Documents biographiques sur J.-F. ReubellChapitre 120 sur 153 · V. les numéros 503-505 et · texte numérisé non relu

V. les numéros 503-505 et

442. — La marmite, la pelle et la pincette du Directoire enlevées par Reubell. Grande discussion avec son épouse et le concierge du Luxembourg, qui voulait s'oppo- . ser à les laisser sortir. Prise des porcelaines, chevaux, harnais, couvertures de lits appartenant à la nation. Ordre donné par le Ïs] Directeur!s] au ministre de l’intérieur pour faire restituer à Reubell ces effets et d'autres plus essentiels. Réponse curieuse faite par lui à cette demande.

S. 1. n. d. [1799j, in-8e.

Relatif au même incident que le numéro précédent. Sur cette affaire, v. Aulard, Paris. sous le Directoire, V, 583, 589, 591; Vandal, l'Avènement de Bonaparte, I, 10.

443. — La grande joie de Polichinel sur la mise en jugement des vendeurs de la République, Merlin, La Revellière-Lépeaux, Rewbell et Treilhard, par Bouveror.

S. L. n. d. [messidor an 7}, in-8e.

Au sujet de la dénonciation admise par les Cinq-Cents le 7 messidor.

AAA. — Premier interrogatoire de Schérer, précédé des pièces à conviction... Plan de voyage de Reubell dans le Nord... en cas d'échec.

S. I. n. d. [prairial an 7}, in-8°.

Réponse aux protestations de Reubell à la séance du 7 prairial : au Conseil des Anciens.

445. — Voici! voilà! La grande lanterne magique où l’on voit la bravoure de l'ex-ministre et général Schérer… lv de ReUD es) etc: |

S. L. n. d. [prairial'an 7}, in-8°.

Même sujet que le n° précédent.

446. — Jugement rendu en comité général tenu aux enfers. contre Schérer…., Rapinat, Reubell, Talleyrand- Périgord et encore les dilapidateurs de la fortune publique, par Rousser.

S. L. n. d. [fructidor an 7}, in-40.

Condamnation burlesque, parodie de la résolution des Cinq-Cents du 2? fructidor.

447. — Trente-six chandelles et le nez dessus, vous n'y voyez goutte, ou les comptes rendus par Reubell et Merlin, par LeBsau.

SALAM AINSS0:

Parodie du n° 440 et de la brochure intitulée Ph.-Ant. Merlin, membre de l'Institut national, au Conseil des Cing-Cents.

MAC AA4S. — Testament de Rewbell.

Colmar, s. d. [1799], in-8°.

Anonyme et apocryphe. Reubell est censé y retracer sa carrière : insuccès au barreau, « folies » à la Constituante, conduite révolutionnaire en Alsace, « vols scandaleux » en Hollande, dont le produit assure l'élection au Directoire, partage « des pots de vin et des épingles » avec « toute une colonie d'Alsace », hostilité contre les généraux Bonaparte ét Championnet; Reubell meurt « au milieu des tourments de l'enfer ». Legs supposés, sur une fortune de «40 millions en or, cinq terres rapportant 200.000 livres de rentes, et un mobilier immense » : 45 millions aux hôpitaux, pour nourrir les rentiers ; 2 millions 1/2 pour acheter des jambes de bois aux conscrits mutilés ; 500.000 francs aux Directoires italien et helvétique ; autant aux veuves Roberjot et Bonnier, aux habitants d’Arcueil, de Plombières et de Colmar... 250.000 francs aux journalistes déportés, 200.000 « aux honnêtes avocats de Paris »... 100.000 au bourreau « qui est chargé de me couper la tête; 100.000 à ma pauvre femme », etc. Les 20 millions restant seront placés pour payer les législateurs, à 1.250 francs par tête, ou versés à Pitt et Thugut pour avoir la paix. Plus l’argenterie au général Brune, la garde-robe à Cadet de Vaux, la cave à Treilhard, le singe et le perroquet à La Revellière, les culottes à Jean Debry, le Traité du mépris des richesses de Sénèque à Rapinat, le bonnet de nuit à Alquier, les lunettes vertes à Trouvé, etc. Signé : « Jean Rewbell sur son lit de: mort, assisté d’un prêtre constitutionnel et d’un notaire patenté ».

449. — Mémoires du général Bigarré, aide de camp du roi Joseph (1775-1823).

Paris, s. d. [1893], in-8°.

V.p. 133-534 et 143-45. Bigarré avait épousé la fille de Rapinat (v. le n° 5145) et connut beaucoup Reubell. Il raconte que le fils aîné de l’ex-Directeur avait été recherché par Joséphine Bonaparte comme fiancé possible de sa fille Hortense. Il résume également une entrevue de Bonaparte avec Reubell au moment de l’arrestation de Moreau ; ce qu'il en dit (protestations de Reubell contre la légende de sa fortune, offre de Bonaparte de placer Reubell avantageusement) se rapporte assez exactement à ce que Reubell en a raconté lui-même. V. le n° 464 ci-dessous. Bigarré ajoute qu'on lui aurait même offert un ministère, mais que Reubell n'aurait pas voulu être collègue de Talleyrand et Fouché. Son fils Jean-Jacques aurait été persécuté par Bonaparte pour avoir servi de témoin au mariage de Jérôme à Baltimore et avoir porté au premier Consul le

portrait de M1 Paterson. Le second fils aurait « toutes les qualités et les vertus de son père ».

A50. — Conversation de Reubell avec le Premier Consul le 3 ventôse an 10 (22 février 180%).

Nouvelle Revue rétrospective, 10 juin 1904, pp. 361-413.

Cette pièce est publiée par M. Paul Cottin, d’après un manuscrit autographe de Reubell, à lui cenfié par M. Frédéric Masson, et qui appartenait à Victorien Sardou. Une tradition conservée dans la famille de l'ex-Directeur veut qu'il ait composé des mémoires, détruits plus tard, en 1815 probablement, par son second fils. Il est possible que le présent document ait été établi en vue de mémoires futurs, de même que la pièce intitulée Souvenirs qui est mentionnée au n° 464. C’est le récit, très détaillé et rédigé un peu plus d'un mois après l'événement (il est daté du 14 germinal an 10, avec un appendice du 17 messidor), d’une entrevue entre Reubell et Bonaparte aux Tuileries. L'ancien Directeur demandait la réintégration dans les cadres de l’activité, de son fils Jean-Jacques, chef de brigade en disponibilité. Mais la conversation, assez longue, glisse rapidement à d’autres sujets, etil y est question d’abord de Kléber, puis de la fortune de Reubell sur laquelle Bonaparte l'interroge, et

qu'il déclare se monter tout au plus, meubles et cr éances compris, à 250.000 francs. Vient ensuite une série d'observations et d’anecdotes sur le 18 brumaire, l’organisation royaliste, les tribunaux spéciaux, Carnot, le 18 fructidor, l'expédition d'Egypte, Schérer, Jourdan, le gouvernement consulaire : Reubell fait suivre son récit de la conversation, qui est en style direct, de réflexions sur la paix d'Amiens et sur Bonaparte, et d’un appendice intitulé Anecdotes, relatif à Carnot et à son propre rôle à la Convention le 9 thermidor an 2.

Tout ce témoignage est de grande importance, non seulement pour la biographie de Reubell, mais aussi pour l’histoire du Directoire et du Consulat. La publication est faite sans notes et avec un certain nombre de fautes de lecture.

- 451. — Félix Cnaurrour. Recueil de Souvenirs sur Colmar.

Colmar, 1869, in-8°.

V. p. 121-122 un résumé de la carrière de Reubell et une note indiquant que sa maison paternelle, située rue des Clés à Colmar, fut vendue pour 24.500 francs à Fieglé, huissier, le 20 germinal an 11 (9 avril 1803). Elle avait été achetée par Reubell à la famille

Reiset vers 17175. (D'après une lettre du comte de Reiset du 7 avril 1861, tirée d’une collection particulière.)

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