‹ Documents biographiques sur J.-F. ReubellChapitre 126 sur 153 · Lettre de Reubell à la Citoyenne Bonaparte · texte numérisé non relu

Lettre de Reubell à la Citoyenne Bonaparte

6 vendémiaire an 12 (29 septembre 1803). Minute autographe. Collection H.B., de Londres {trois exemplaires presque identiques).

Reubell se plaint à Joséphine que dans un ouvrage dédié à elle, l'Histoire du Consulat de Bonaparte, on trouve, à la page 17, le passage suivant : « Reubell était d’une cupidité si reconnue qu'elle avait été autrefois censurée même par l’ancien comité de Salut public ». La publication de cette calomnie « presque sous l'égide du gouvernement » le révolte. « Ma probité, Madame, n’est pas à moi seul, elle est à mes enfants, elle est à ma famille, elle est à tous les gens de bien de mes amis.» Sile gouvernement ne désavoue pas l'ouvrage, Reubell poursuivra l'auteur en justice. « Il est temps enfin que la vérité se fasse entendre, que l’on sache si Reubell a jamais manqué de délicatesse, et si ce sont ses ennemis ou lui qui nagent dans l’opulence. »

Le Journal des Débats du 11 vendémiaire (4 octobre) publia cette lettre, à laquelle Joséphine n'avait pas répondu. Le journaliste ajoutait quon ne saurait rendre M®° Bonaparte responsable « des démêlés entre l'histoire de France et M. Reubell ». Le recours des tribunaux lui est ouvert*s'il se croit calomnié, rien de plus. « La justice, du temps de M. Reubell, a pu suivre une autre marche, mais fort heureusement... ce temps-là n’est plus ».

Dans une lettre au rédacteur du Journal, reproduite au n° du 13 vendémiaire, Reubell proteste contre la publication, nullement autorisée par lui, de sa lettre à Mn° Bonaparte.

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