‹ Documents biographiques sur J.-F. ReubellChapitre 9 sur 153 · LE DUREE · texte numérisé non relu

LE DUREE

terres qui en dépendaient, 42.000 francs en papierf. Le total de ses biens, y compris sa maison paternelle, ne semble pas avoir excédé 200 ou 250.000 francs au plus à l'époque du {8 brumaire an 8?. Il y a loin de là à la fortune de Barras ou de Talleyrand, et même au deux millions que Bonaparte avait rapportés d'Italie.

Reubell accueillit assez bien le coup d'Etat de Bonaparte. Son fils aîné y contribua même en qualité d'adjudant général au 21° chasseurs et reçut un sabre d'honneur pour ce fait, mais c’est tout le profit qu’ils en tirèrent l'un et l’autre. Jean-Jacques Reubell fut expédié aux Antilles avec Jérôme Bonaparte; et l’ex-Directeur tenu à l'écart par le Premier Consul, qui le laissa même diffamer par les journaux officieux. Reubell eut cependant, le 3 ventôse an 10 et le 6 frimaire an 12, deux entrevues avec lui, et parvint à dissiper chez Bonaparte la légende de ses millions. Lui-même a écrit le récit de ces conversations?, qui sont curieuses, la première surtout, parce qu'il y revient souvent sur le passé. Comme il était déjà fort gêné à ce moment, il fit entendre qu’il accepterait une place; mais il était trop fier pour la demander et Bonaparte ne voulait pas la lui offrir. C'est Joséphine, reconnaissante de l’amitié que Reubell lui avaittémoignée autrefois, qui s’entremit. Elle fit proposer à l’ancien Directeur la dignité de Sénateur du Haut-Rhin. Il la refusa pour ne pas supplanter un sien cousin, précédemment désigné, et quand en 1805 le maréchal Lefebvre le fit choisir comme candidat par le collège électoral de Sambre-et-Meuse, il ne fut pas admis. Cependant pour subvenir aux prodigalités de son fils aîné, il dut vendre peu à peu tous ses biens, même sa maison paternelle, et

1. N°s 471 et 472. 4. N° 463. ° 2. N°5 450, 454, 463 et 464, 495. 5. N°° 450 et 464. 3. N°° 449 et 498. 6. N° 453.

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