‹ Documents biographiques sur J.-F. ReubellChapitre 8 sur 153 · N° 449; 514"et 515. 3. N°: 421 à · texte numérisé non relu

N° 449; 514"et 515. 3. N°: 421 à

fabuleuses dans les endroits les plus divers. Rapinat et l’exministre Schérer, que l'on croyait parent de Reubell, furent enveloppés dans ces accusations, ainsi que Merlin et La Revellière!. Reubell se défendit hautement, et demanda toujours en vain qu'on précisât les concussions qui lui étaient reprochées. Les dénonciations furent admises par le Conseil des Cinq-Cents. Reubell ne put obtenir du Directoire la communication des pièces diplomatiques dont il comptait appuyer sa défense?; il plaida sa cause en termes généraux, et la mise en accusation fut rejetée, le 2 fructidor an 7.

Ces attaques relatives-à la probité de l’ancien Directeur étaient sans fondement. Il paraît seulement certain qu'il avait un penchant assez marqué à la lésinerie ; quand il quitta le Luxembourg, on remarqua que des pièces en porcelaine appartenant -au garde-meuble avaient été emportées; Reubell les restitua et s'excusa sur une inadvertance en effet possible”. Les témoignages concordants de Barras et de La Revellière lui imputent, il est vrai, un fait plus grave. Les Directeurs avaient fait entre eux une sorte de caisse commune, alimentée par un prélèvement sur les appointements qu'ils récevaient, el destinée à indemniser le membre sortant à chaque tirage annuel. Reubell réclama cette sorte d'aumône, et accepta même, paraîtil, qu'elle fût portée à 100.000 francs au préjudice du trésor 6. Il avait cependant fait quelques économies pendant ses quatre années de Directorat, achelé notamment une belle maison de éampagne à Arcueil?, un immeuble à Paris, dont on ne connait pas l'importance, à Colmar la commanderie de Saint-Jean, payée en l'an 4, avec des

1. Ne 437, 441 à 449, 455 à 462. 398, 450, 451 et 452, 454, 465 à 493. 2. Ne 461 et 462. 5. N° 444 et 442.

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